Promenade de la Garenne
Etabli sur le plateau de la Garenne, le jardin dominant les remparts est de la Ville descend en pente prononcée vers les douves des remparts. Il forme la rive est de l'ancienne rivière de Vannes, navigable sous l'Antiquité. Il est dotée d'allées parallèles à la pente, et sur le plat d'une place centrale circulaire d'où partent des allées en étoile.Le jardin de la Garenne est à l'origine une propriété du prieuré Saint-Guen nommée "la garenne de l'Hermine" que le Duc Jean IV avait acheté en 1387 pour y établir le parc d'agrément du Château de l'Hermine ainsi qu'une ferme modèle. Selon Leguay, "l'ensemble renferme en 1455, les installations d'une ferme, un manoir Benoist, une bois de haute futaie, une garenne, des prés et des terres cultivées". Il s'étend jusqu'à l'étang au Duc.Sous l'impulsion du syndic de Vannes Henry Daviers, un premier projet pour y créer une promenade publique est décidé en 1678. Le plan présenté au comte de Lannion gouverneur de Vannes est jugé fort beau, mais est différé et en 1736, seules les plantations d'arbres sont effectuées. Le jardin est achevé en 1752 sur les plans de l'architecte Tanguy : il est visible sur un plan de l'Intendance du milieu ou de la 2e moitié du 18e siècle.Brunet-Debaines, architecte de la ville, établit en 1811 un projet de réaménagement. En 1870, le guide Joanne signale "les allées mal entretenues" du jardin. Le 3 juillet 1920 est établi un devis de l´architecte Rousseau pour la remise en état du jardin de la Garenne. C'est sans doute à la même époque que le monument aux morts y est érigé. Le mur est a été supprimé vers 1995 lors de l'élargissement de la rue de Saint-Tropez.En 1795 ont été fusillés dans ce jardin les nobles émigrés du débarquement de Quiberon, dont Mgr de Hercé, évêque de Dol.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine