Maison, 9 rue de Cariel, le Ranquin (Séné)
La maison se distingue tout d´abord par une petite tour de plain-pied en pierre apparente et toit en ardoise. Cet élément est l´une des trois parties de la maison : à l´est cette tour, au centre dans l´alignement de la tour une construction récente d´un étage sous combles à la façade crépie très épurée, donnant directement sur la rue et par où se fait l´entrée, et à l´ouest une construction de deux étages dont un sous combles, en retrait de la rue, avec une façade principale en pierres apparentes. L´architecture de la construction à l´ouest est classique, avec un toit en pavillon en ardoise, un oeil-de-boeuf pour éclairer les combles et quatre larges ouvertures en arc bombé (l´une des ouvertures du rez-de-chaussée, sans barre d´appui, était peut-être une porte, aujourd´hui transformée). Enfin, sur une large souche de cheminée couverte d´ardoise émergeant du toit, se dessine en relief le symbole d´une hermine.Cette habitation se trouvait, à l´origine, entre le village de Cadouarn et le lieu-dit du Ranquin qui ne s´est développé qu´au 19e siècle. Ici ne se trouvaient que des terres et des pâtures. Une tour est néanmoins signalée au crayon de bois sur le plan cadastral de 1845. En 1881, Jean-Louis Tréhondat devient propriétaire d´une maison en achetant cette parcelle : le cadastre n´indique pas de date de construction, que ce soit par le précédent propriétaire, Patern Mallery, cultivateur à l´île de Boëde, ou par Jean-Louis Tréhondat, maître au cabotage. À partir de 1881, la maison devient un bien de la famille Tréhondat, dont les membres sont maîtres au cabotage jusqu´au moins le milieu du 20e siècle.
Auteur(s) du descriptif : Vincent Johan
Par : L'inventaire du patrimoine