Maison d'architecte, dite Ty Nevez Croguen, dite a
Hôtel particulier construit sur une parcelle étroite de forme losangée, élevé, au-dessus d'un rez-de-chaussée surélevé sur caves, de 2 étages et d'un grenier, les 2 niveaux supérieurs étant aménagés sous combles. Le plan, comprenant 3 pièces par niveau et distribuées à partir d'un escalier central, est caractérisé par le rachat des angles aigus du terrain grâce à l'aménagement de placards d'angle entraînant un décalage des pièces par rapport aux travées de la façade sur rue. Celle-ci, construite en tufeau, présente, en s'inspirant de l'architecture de la Renaissance ligérienne, un grand raffinement de son élévation (équilibre des masses, quadrillage des travées, décor sculpté). Sur le jardin, le jeu de matériaux polychromes (moellons de schiste, briques rouges, calcaire) remplace les références savantes ; un corps de bâtiment ancien, remanié, est placé perpendiculairement à l'édifice et devait abriter le logement des domestiques. A l'intérieur, le décor des cages d'escalier et de la salle à manger sont particulièrement bien conservés.La "nouvelle maison de la coquille" fut construite par l'architecte Frédéric Jobbé-Duval pour lui-même entre 1879 et 1880 (Inscription : F. JOBBE DUVAL MAESTR AN EUFFR. ER BLOAZ 1880). Un avant-projet, datant vraisemblablement de 1878 est conservé tandis qu'une demande d'alignement fut déposée à la mairie de Rennes le 2 mars 1879. Il semble, d'après les actes notariés, que la maison fut rapidement revendue par son auteur. Légèrement endommagée pendant la guerre, elle a néanmoins conservé la plupart de ces dispositions et aménagements d'origine.
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle ; Lauranceau Elise
Par : L'inventaire du patrimoine