Ferme
Deux portes plein cintre avec moulure et décor de demi-boules sur le chanfrein de celle de droite.Fenêtre centrale grillée : linteau mouluré en accolade, piédroits et appui moulurés.Fenêtre de l'étage : piédroits et appui moulurés.Porte et fenêtre (à droite de la façade) avec chanfrein sur linteau et piédroits, fenêtre grillée.Souche de cheminée sculptée.Sur le linteau en granite de la porte de gauche inscription : 1654 / F : ROQUET.Construite en 1654, la ferme de la Boutreuille est composée de deux logis et a l'allure d'un petit manoir. Le logis le plus haut, dont une partie du toit fut redressée, présente une façade ajourée de baies rectangulaires à moulures et une souche de cheminée en calcaire sculptée. Il se compose d'un logis-étable a deux portes jumelées en plein cintre, à deux rouleaux : la plus grande, moulurée, est celle du logis ; la plus petite, chanfreinée, celle de l'étable. Près de la première se trouve une grande fenêtre rectangulaire à moulures, à linteau orné d'une accolade, à appui saillant décoré de boules, elle éclaire la salle. De l'autre côté de la salle, on trouve une pièce sans feu surmontée d'une chambre à l'étage éclairée par une baie décorée de colonnettes et d'un appui saillant. Cette chambre a pu servir de maison de retenue. A l'origine, cet ensemble n'était sans doute pas le logis d'une ferme, les nombreux éléments sculptés attestent de l'aisance du propriétaire qui était peut-être un tisserand ou un riche marchand. Les fenêtres et les cheminées semblent d'ailleurs plus anciens que la date portée, ils font penser à la fin du 16e siècle. Soit la date fut ajoutée postérieurement à la construction, soit il s'agit d'un archaïsme de l'architecture. Accolé à l'étable, un second logis composé d'une seule pièce à feu est éclairée par une fenêtre grillée et est construit en partie en terre. Ce logis date du 17e siècle. Devenu ferme, un bâtiment en retour formant un L abrite une grange et un fournil. Il y avait également une soue à cochons.
Auteur(s) du descriptif : Ménard Stéphanie ; Dalibard Sabrina
Par : L'inventaire du patrimoine