Enclos paroissial et église Notre-Dame et Saint-Tu
Eglise : porche sud hors-oeuvre flanqué de contreforts latéraux à niches surmontés d'amortissement en forme de clochetons, niche du pignon surmontée d'un cadran solaire inséré dans le gros-oeuvre, intérieur couvert d'une voûte d'arêtes avec traces de polychromie, murs latéraux occupés par des niches abritant les statues des apôtres reposant sur des supports figurés. Nef basse et aveugle de six travées éclairée par les baies des bas-côtés nord et sud, édifice couvert d'un lambris de couvrement. Sacristie sud de plan hexagonal couverte d'un lambris de couvrement. Massif occidental surmontée d'une tour avec plateforme acessible par un escalier en vis placé dans une tourelle hors-oeuvre ; plateforme délimitée par une balustrade ajourée et quatre fausses gargouilles ; chambre des cloches ajourée surmontée d'une flèche en maçonnerie octogonale flanquée de gâbles et d'amortissements. Ossuaire (chapelle des morts) : pignons découverts à crossettes sculptées représentant respectivement un ange et l'Ankou (mort), phylactères portant des inscriptions (érodées) en rapport avec la mort et la résurrection, bénitier d'angle. Inscription pignon nord : JE VOUS TUE TOUS. Inscription pignon sud : REVEILLEZ VOUS/OS AR E (?).La paroisse est attestée au moins dès le 11e siècle. L´enclos paroissial englobait jusqu´à la fin du 19e siècle le cimetière entouré de murs, l´ossuaire à usage de chapelle des défunts, un second ossuaire plus petit (disparu), un calvaire (voir dossier individuel) et une croix (disparue) dans la partie est. La construction de l´église remonte, pour l´essentiel, à trois périodes. Au 16e siècle sont bâtis le le choeur (avant 1543), le massif occidental (1551), la nef flanquée de bas-côtés et le porche (1589) qui abrite une série de statues dont une porte la date de 1592. Le chantier est initié par la fabrique et la famille La Marche. Le choeur d´origine conservait une maîtresse-vitre réalisée vers 1543 qui a été remontée dans la baie nord du nouveau choeur achevé en 1724. Au 1er quart du 17e siècle sont construits ou reconstruits le bras nord du transept (1623) et la sacristie nord (1648). Au 17e siècle fut également réalisée une grande partie du mobilier monumental remarquable (statues, retables, tableaux). Le choeur a été reconstruit en 1724 (date portée sur le pan sud-est), entraînant la réfection du transept avec, au sud, remploi d´éléments provenant de l´édifice ancien (contreforts, porte ouest du bras sud) ; la sacristie sud qui semble également dater de cette époque, conserve des boiseries en partie contemporaines. Détruite par la foudre en 1816 selon certains auteurs, la flèche, dessinée par l´architecte Joseph Bigot en 1868, a été reconstruite au 19e siècle. Les baies des bas-côtés ont été agrandies au 19e siècle, probablement lors de la réfection totale de la charpente et du lambris de couvrement. L´ossuaire à usage de chapelle des morts, bâti au 16e siècle, a été restauré en 1715. La statue de saint Apolline en kersantite, placée devantla façade sud, pourrait être contemporaine des apôtres du porche (fin 16e siècle).
Auteur(s) du descriptif : Douard Christel
Par : L'inventaire du patrimoine