Ferme, Kerdonnerc'h (Belz)
La maison est bâtie au sud du village, le long et à l'angle d'un chemin desservant d'anciens communs proche du ruisseau.Elle comprend deux corps de bâtiments indépendants mais mitoyens : le logis à l'est et une dépendance en retrait mais accolée au pignon ouest du logis.Les maçonneries des deux bâtiments sont en moellons, sans trace d'enduit. Chaînes d'angle, entourages des baies, rampants des pignons découverts de la maison sont en pierre de taille, mais pas les souches de cheminées. A l'égout de toit des deux bâtiments règne une corniche plate.La maison de plan rectangulaire est à l'origine un logis étable, à une seule porte sous comble à surcroît. La pièce à vivre est à l'ouest ; l'étable, à l'est, est séparée du volume principal par une cloison de bois. Dans l'axe de la porte un escalier tournant à retour dans une cage de bois, distribue le grenier. Une fenêtre aménagée dans le pignon ouest permet un second accès de chargement du grenier.A l'intérieur, la salle conserve une cheminée boisée contre le pignon ouest. La disposition du mobilier dans les années 1920 était la suivante : une grande armoire contre le mur nord séparait deux lits clos disposés en alignement et dans chacun des angles nord de la pièce. Côté sud une autre armoire et un vaisselier étaient disposés de part et d'autre de la fenêtre. La table se trouvait vers le centre de la pièce et une machine à coudre pouvait être installée devant la fenêtre.La dépendance adossé à l'ouest qui servait d´étable, est légèrement en retrait de la maison. Son plan pas exactement rectangulaire est adapté à la parcelle tronquée par le virage du chemin. Le toit est à pignon couvert.Maison qui n'apparaît pas sur le plan cadastral de 1811, ni sur celui de 1845. Elle date de la fin du 19e siècle, comme l'indique la forme des souches de cheminées, de 1897 d'après la tradition orale. C'était la maison d'un paysan-sabotier.La dépendance à l'ouest fut construite quelques années après la maison elle-même.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie
Par : L'inventaire du patrimoine