C'est Noël

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Le Temple du Créhac (Plédran)
Le village du Créac’h est situé à deux kilomètres au nord-ouest du bourg de Plédran, de la période hospitalière, il ne reste que la chapelle Saint-Jean-Baptiste. C’est un édifice fortement remanié au XVIIe et XXe siècles dont l’élévation n’offre pas un grand intérêt. La chapelle présente un plan en tau, soit une nef unique flanquée d’une chapelle au sud formant bras de transept. Le portail occidental est à voussures en arc brisé moulurées simplement d’un tore, le gable du pignon est coiffé d’un clocheton à une chambre de cloche ornés de volutes et posé simplement sur une dalle de granite. Le gouttereau méridional de la nef et le gouttereau occidental du bras de transept sont tous deux percés d’une simple porte en plein-cintre. Le mur pignon du transept sud est percé d’une baie au remplage fleurdelisé et ses rampants sont terminés par des crossettes moulurées en congé. À l’angle nord-est du transept, on peut distinguer une dalle funéraire gravée d’une croix sur un piédestal à trois degrés ainsi qu’un linteau chanfreiné, réemployés en assises angulaires du parement extérieur. Le chevet est plat et percé d’une baie moderne.À l’intérieur, la nef est entièrement aveugle et le bénitier à l’angle nord-ouest réemploie un chapiteau sculpté. Le pavement est constitué presqu’entièrement de dalles funéraires que l’on peut dater entre le XVe et XVIIe siècles. Elles portent des gravures d’épées, de croix (pattées, recroisetées, …), d’outils (ciseaux, compas) ou encore des écus armoriés du Vicomte de Plédran, des Beaumanoir ou encore d’un écu féminin contre le chœur. À noter que la disposition actuelle des dalles funéraires diffère du relevé de Henri Frottier de La Messelière dressé le 5 juillet 1917. À l’entrée de la chapelle sud, la sablière est frappée de armes pleines des Rouzault qui ont été reproduites sur les vitraux contemporains de la baie du transept accompagné du même mi-parti des Craffault et en supériorité, les armes de la vicomté de Plédran. Une des pierres formant l’appui de la baie du chœur est gravée d’un visage probablement féminin et peut être une dalle funéraire figurée en réemploi.Dans la charte de confirmation de Conan IV, les Templiers se voient confirmer une aumône à Plédran au lieu-dit de Crihirac. Le 22 mai 1313, lors de la dévolution des biens templiers aux Hospitaliers, frère Jean de Châlons, commandeur de La Feuillée, est mis en possession des domum et capellam de Creheac, in possessione Templariorum quondam existentem, in diocesi Bryocensi. Ainsi, le Temple du Créhac est une ancienne fondation templière établie en une seigneurie et constituée d’une chapelle. Dans la déclaration de La Guerche datée de 1681, le membre de Crehac étend sa juridiction dans des fiefs et domaines des paroisses de Plédran, Plémy et Plaintel. La justice de la commanderie s’exerce au bourg de Plédran, mais la chapelle est située au village du Crehac. Elle est fondée de Saint-Jean-Baptiste à laquelle il ya assemblée led. jour (de la Saint-Jean-Baptiste) avec les droits de préminences. Dans le Mémoire des tenues de la commanderie du Crehac, le commandeur perçoit des revenus du marquis de La Rivière, en Plaintel, le moulin tenu par Noël et Charles Tainguy, la tenue de la Ville David, la tenue de la Carganchais et la tenue des Portes.
Auteur(s) du descriptif : Lemaître Stéven

Par : L'inventaire du patrimoine

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Fête foraine à Robien
Emplacement des baraques de forains sur la place de Robien

Par : Archives municipales de Sa

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Viaduc de Caroual ou de Cavé (Erquy)
Viaduc à grand arc central construit en grès, poudingue et béton armé. D'une longueur de 109, 25 mètres et d'une hauteur de 17, 50 mètres, il est constitué de 7 travées d'arc comprenant : 4 arcs en maçonnerie de 5 mètres de portée chacun, deux arcs en béton armé de 12 mètres de portée et un arc central en béton armé de 45 mètres de portée. Le tablier, construit en béton armé, est couronné de garde-corps en croix de Saint-André.Viaduc construit de 1914 à août 1916 sous la direction de l'ingénieur en chef départemental des Ponts et Chaussées Louis Harel de La Noë.La mise en service de la ligne en 1922 est précédée de travaux de renforcement du tablier. A cette époque le successeur de Louis Harel de la Noë fait appel à une commission d'expert qui préconise alors un renforcement sous forme de deux longerons supplémentaires en béton armé et d'un hourdis de 18 cm d'épaisseur recevant directement l'appui de la voie ferrée posée sur traverses.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

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Ciboire 3
Ciboire réalisé par l'orfèvre parisien Charles Denis Noël Martin dont le poinçon est insculpé en 1826 et biffé en 1837 avant de s'associer à Dejean. Les médaillons sont faits par Montagny, médailler souvent associé à l'atelier Martin-Dejean.
Auteur(s) du descriptif : L'Haridon Erwana

Par : L'inventaire du patrimoine

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Etude de chênes
Sujet représenté : paysage (chêne ; champ ; Finistère d) - N° d'inventaire : 194

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Voici la Noël : Haute-Bretagne
Collection : Le chant populaire ; 1642;Cotage : M.S. & Cie 1642

Par : Gallica

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Crèche de Noël

Par : L'inventaire du patrimoine

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Hiver 1965
Petit enfant effrayé par les jeunes oisons. Intérieurs. Noël et les premiers Légo.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Bannieloù Lambaol

Par : Dastum

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Nedeleg ha Kalanna e ti Per Jakez Helias [Rencontr
Bodet en deus Pêr-Jakez Helias en e di skipailh Breiz o veva : Charlez ha Chanig ar Gall, Fañch Broudic ha Visant Seite, evit gouelioù dibenn ar bloaz. Un digarez evit eskemm o envorennoù diwar-benn pezh a oa Nedeleg ha Kalanna da vare o bugaleaj. [L'équipe de Breiz o veva se retrouve chez Pêr-Jakez Hélias pour les fêtes de fin d'année. C'est l'occasion d'échanger leurs souvenirs d'enfance de Noël et du jour de l'an. ]

Par : INA

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Robe blanche et cravate rouge
Extrait du film de Victoria Llanso et Jean Barral. La communion solennelle de Noella Gouriou est l'occasion de partager la vie quotidienne d'une famille ouvrière du Sud-Finistère, entre les communes de Trégunc et Concarneau.

Par : INA

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SAINT-GERMAIN-EN-COGLES (I.-et-V.) Environs de Mar
Vue d'ensemble de l'amas rocheux. Honoré de Balzac a situé une partie de son roman,"Les Chouans"dans la Vallée des Couardes. - Un abbé Gudin dit la messe entouré des soldats royalistes sur le rocher formant table situé tout au faite. - D'après une légende, à la minuit de Noël ce rocher descendait au fond de la Vallée dans le ruisseau qui coule au pied des Couardes et remontait de soi-même à sa place.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Red aux Rencontres Trans Musicales de Rennes (2002
S'il s'est récemment illustré par ses brillantes adaptations de chansons de Leonard Cohen ( Songs From A Room), Red a signé une poignée d'albums à intervalles irréguliers depuis 1993, en solo ou avec son frère d'armes, Noël Akchoté. Entre-temps, ce Lillois a roulé sa bosse entre Rennes et Villeurbanne, armé d'une guitare désaccordée et d'un PC. La musique issue de cet attirail insolite résulte ainsi à la fois de l'électronique et du blues, une pointe de bricolage et d'improvisation venant agrémenter le tout. Le rouge restant bien sûr l'ingrédient mystère de cette préparation qu'il faudra absolument goûter.

Par : Association Trans Musicale

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Le Mag d’U de Janvier 2003
Le quatrième épisode de la troisième saison du Mag d’U, le magazine d’Université qui a pour vocation de parler des étudiants, qui représentent un tiers de la population rennaise, dispersés dans les différents campus et établissements d’études supérieurs de la ville de Rennes. Au sommaire : Un numéro consacré à la politique. Les conseils de Mr d’U pour réussir ces examens. Rencontre avec le président de l’UNEF au lendemain des élections étudiantes. Le court-métrage du mois : « Noël 95 ». Reportage : la mobilisation de M.I.S.E. : le collectif des surveillants qui se bat pour défendre la place des pions dans les collèges et lycées. CinUma, Cinéma devient une émission de cuisine suite au manque d’audience. Reportage : Le mouvement des jeunes socialistes en Ille et Vilaine. Les EntendUs : Live de Loon.

Par : L'aire d'u

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Massive Attack aux Rencontres Trans Musicales de R
Tous ceux qui, il y a trois ans, découvrirent « Blue Lines » eurent du mal à s’en remettre. L’air de rien, 3-D, Mushroom et Daddy G, épaulés par quelques compagnons, se jouaient des règles élémentaires de la pop, de la dance, du dub ou du rap pour présenter un univers résolument nouveau. Sans ce disque,Björk n’aurait peut-être jamais pensé à faire son « Debut », Portishead n’aurait peut-être jamais osé enregistrer « Dummy ». Après trois ans d’absence, les trois sorciers viennent de célébrer leur grand retour avec « Protection », deuxième album feutré et accueillant. Pour célébrer cet évènement, les Trans invitent ces surdoués qui, flattés, décident de marquer le coup. De minuit à 6 heures du matin, ils vont investir l’Espace : 3-D exposera ses toiles, des amis DJ animeront une partie de la soirée et Massive Attack avec ses interprètes – Tracey Horn, Tricky, Horace Handy ou Nicolette – montera sur scène pour un concert de plus d’une heure. Noël avant l’heure, si vous préférez.

Par : Association Trans Musicale

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Été à Saint-Malo (L')
Sur la plage Bon Secours de Saint-Malo en 1951-52. Pique-nique en forêt le 15 août 1953. Bord de mer à Billiers (couleur). Premières brasses de Françoise et de Jean-Pierre à Saint-Malo. Promenade sur le Sillon. Jeux des enfants dans le jardin rue de l'Alma. Scènes de plage et concours de tricots à Saint-Malo. La foule sur une promenade de bord de mer (Dinard ?) regardant la houle et le ressac. Promenade en campagne sur les bords de Vilaine, à Bourg-des-Comptes. Un Noël dans la maison de Rennes. Promenade dans la lande de Monterfil. Plage à Billiers (couleur). Improvisation d'un canoë avec une planche de bois. Défilé d'un bagad à Sarzeau (NB). Port de Saint-Jacques à Sarzeau. Scènes de plage à Saint Malo : les enfants sautent dans l'eau. Visite de l'intramuros (couleur). Promenade au Thabor et plage (couleur).

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Moulin à vent de la Guérinais
Situé sur un tertre, l'édifice comprend un ancien moulin à vent de type moulin-tour à l'arrière duquel est greffé un important bâtiment légèrement plus bas, dont la partie haute est agrémentée d'un faux pan de bois (style anglo-normand). L'annexe, construite en partie sur le modèle d'un moulin-tour, est située de l'autre côté de la route. Elle comprend deux étages carrés.L'ancien moulin à vent, primitif, dit de l'Isle, situé à l'emplacement du moulin de la Guérinais (1721), au point culminant de la presqu'île, était un moulin du type médiéval, posé sur une structure en bois pivotante. Cette première construction fut remplacée au 15ème siècle par une autre en maçonnerie, plus résistante, avec un toit tournant posé sur des galets. Ce moulin est cité dans l'ouvrage de Dom Noel Mars, qui raconte l' accident mortel survenu au meunier le 3 janvier 1648 en raison de la foudre qui était entrée dans le moulin. Ce moulin fut lui même remplacé par l'actuel moulin, appelé moulin de la Guérinais, construit en 1721 et figurant sur la carte de cassini. En 1899, il a perdu ses ailes et deviendra le "Vieux moulin". Entre ce moulin et l'abbaye, s'étendait au 19ème siècle, la ferme de la Guérinais. Le moulin a fonctionné jusqu'en 1914, son dernier propriétaire meunier ayant été tué à la guerre. Racheté en 1919 par deux ressortissantes anglaises pour en faire un salon de thé, il fut ensuite transformé en hôtel-restaurant par M° Gendron puis acquis en 1926 par le ménage Larère avant d'être revendu en 1956 par les époux Papin et de devenir aujourd'hui une résidence privée.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Eric Le Vergé en résidence d'artiste dans les Mont
Nous accompagnons durant une journée du mois de janvier 2019, l'artiste Éric Le Vergé alias Yuri Cardinal invité en résidence de septembre 2018 à juin 2019 par l'écomusée des Monts d'Arrée. Soutenu par la DRAC et la Région Bretagne avec l'appui des Moyens du Bord de Morlaix, l'écomusée invite Yuri Cardinal en résidence dans les Monts d'Arrée afin d'y développer un projet en lien avec les habitants du territoire. Sa directrice, Catherine Sparta, y déploie sa programmation en trois volets : en 2017 le territoire géographique, en 2018 l'exploitation du territoire, en 2019 habiter le territoire. Ainsi l'artiste est-il invité à questionner la relation de l'intime et du territoire et donc à penser le politique ; des sujets d'actualité. Durant la matinée de cette journée, Éric Le Vergé expérimente artistiquement, sous le pseudonyme de Yuri Cardinal, au sein du contexte internet donné par le réseau social Twitter. Abonné à environ 1800 comptes Twitter, Éric Le Vergé insère, dans ce flux mondial, ses récoltes photographiques de paysages des Monts d'Arrée ou mémoires des rencontres avec ses habitants ; il donne ainsi une forme numérique à la résidence. Des phrases, des mots prélevés des entretiens avec les habitants donneront lieu à diverses créations présentées sous différentes formes et médiums. Des (auto)portraits en images seront également présentés au format "Decaux" dans les abribus des communes des Monts d'Arrée. L'histoire affleure autant sur les chemins de campagne que dans des sites spectaculaires. Un tag marque ce paysage ; quelque chose a eu lieu. Son attention aux potentiels de fiction dans le réel, telle une guirlande accrochée dans un arbre, à Noël, sur une place du village, l'amène à envisager une installation lumineuse au sein d'architectures construites en 1702 dont l'étage sera consacré à une installation en jaune fluo réalisée à partir de la collecte des doléances effectuée auprès des Mairies des Monts d'Arrée. Enfin, cette invitation l'intéresse particulièrement parce qu'elle questionne nos politiques culturelles : «comment imaginer à partir du patrimoine l'avenir d'un territoire et de ses habitants». L'ensemble est exposé à la Maison Cornec (maison d'accueil de moines de passage qui venaient pour prélever des fermages) et dans quelques autres bâtiments du site de Saint-Rivoal du 17 mai au 22 septembre 2019 Twitter : https://twitter.com/YuriCardinal ---- Site miroir : http://yuricardinal.blogspot.fr

Par : TV Trégor

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Réservoir à poissons : pêcheries des Piettes
Les trois pêcheries des Piettes forment un double parc entre la perche de balisage "La Loge" au nord (perche sud) et la perche la "Roche aux Grands" au sud (perche ouest), avec un empierrement annexe pour rabattre les eaux de marée descendante. Les alignements en pierre de ces pêcheries forment un "V", dont la pointe est dirigée vers le large et le jusant. Les bras (encore appelés "pannes" ou "ailes" de ces parcs mesurent environ entre 100 et 150 mètres pour la Petite et la Grande Piette. La hauteur visible aujourd'hui de ces pêcheries est certainement moindre qu'à l'origine (environ 0, 50 m aujourd'hui pour 1, 20 à 1, 80 m à leur construction). La 1ère pêcherie à l'Ouest a un plan en V et celle à l'opposé un plan trapézoïdal. Une visite au sol effectuée par Loïc Langouet en 1988 (UMR 6566, "Civilisations atlantiques et Archéosciences", UHB Rnnes 1), a permit de constater que les bras ou pannes de la 2ème pêcherie étaient, à l'origine, faits de pieux en bois et de pierres. Les pierres utilisées pour la mise en oeuvre du parc sont des pierres de la grève non maçonnées, mais disposées et échafaudées les unes contre ou dessus les autres. Les implantations post-médiévales de ces pêcheries, selon Loïc Langouët, se situent majoritairement à 5 +- 2 m au-desssus du zéro des cartes marines. Mais quel était le niveau de la grève lorsque ces bouchots étaient opérationnels ? La datation de ces pêcheries, à la vue du niveau actuel de la grève, est certaienemnt antérieure à 1544, soit pratiquement au cous du Haut Moyen-Age.La double pêcherie des Piettes ("La Petite Piette" et "La Grande Piette") et la 3ème (sans nom) ont été repérées et étudiées au nord de la presqu'île de St-Jacut, devant la pointe du Chevet, entre Grande Roche, Fouérouse et les Juméliaux. Elles étaient appelées par Le Masson du Parc, écluses de l'Abbaye, dont elles dépendaient depuis le 14ème siècle. L'aveu de Louis Saint-Méloir, abbé de St-Jagu de l'Isle en 1574, mentionne le droit des moines sur les poissons royaux pêchés en mer. L'ouvrage"Histoire du Royal Monastère", publié en 1649 par Dom Noël Mars, cite ceux qui ont des pescheries en la rivière de l'Arguenon et de Landscieu les tiennent de l'Abbaye de Saint Jagu (comme estans entre ses fiefs) comme aussi ceux qui mettent des trésures sur la grève pour prendre poissons ou d'autres filets. 'L'Arrest du Conseil du Roy concernant les Parcs et Pêcheries qui sont sur les grèves du ressort de l'Amirauté de Saint-Malo' (AD 35, C 1960, 19 p.) cite ces pêcheries en 1732. L'arrêt de réformation du 16 mars 1743, statue sur les droits du monastère et précise Droit d'avoir deux parcs de pierre nommés grande et petites piattes, entre les roches des Ebihens et de la Colombière.Les écluses : la pêcherie des Piettes (ou "piattes"), ultime pêcherie jaguine :Les pêcheries en pierre ont des formes plus évasées que les pêcheries en bois (bouchots), en demi-cercle ou encore en rectangle, avec une hauteur variable. Elles sont encore visibles au sud des Ebihens (les Piettes) et dans la baie de Lancieux. Ces pêcheries, dont la plus ancienne serait celle des Piattes ou Piettes, construite entre 1390 et 1404, sous l'abbé Olivier Péan de la maison de Pontfily en Pleurtuit, ont pu avoir des antécédents au temps des gaulois ('les parcs gaulois').En 1726, Le Masson du Parc détaille le nom des 30 propriétaires de pêcherie à Saint-Jacut, dont 27 en bois et 3 en pierre. Il dénombre 10 bateaux de pêche à Saint-Jacut (qui ont doublé en 20 ans) et fait état des 76 pêcheurs jaguens "de mer et de pied" (appelés encore "pêcheurs-laboureurs", constate l'épuisement des deux baies de Beaussais et des Quatre Vaux. En 1732, toutes devaient être détruites sur ordre du Roi sauf celle en pierre des Piettes, détenue par les moines de l'Abbaye de Saint-Jacut. Vers 1743, la pêcherie des Piattes subsiste encore, réglementée par les commissaires royaux, qui en édictent le mode de construction en rangées de pierre en forme de demi-cercle et élevées de 4 pieds au plus, sans chaux ni ciment, ni maçonnerie, qu'ils auront dans le fond du côté de la mer une ouverture de deux pieds de large, laquelle ouverture ne sera fermée que d'une grille en bois ayant des trous en forme de mailles d'un pouce au moins, le tout sous peine d'une amende de 100 livres. Doutons que les Piattes aient été initialement bâties selon ces normes.En 1789, elles existent toujours, l'abbaye les loue à un Jaguen, Julien Morvan, avec un bail de 9 ans. Elles disparaissent ensuite des rapports de 1854 et suivants. Elles auraient été abandonnées après la Révolution. En 1832, Habasque recensait cinq pêcheries en bois, constituées de fascines en saule et en bouleau, entre les Ebihens et Lancieux, Quelques pieux de bois subsistent au milieu des empierrements et semblent correspondre à une vue (carte postale) du début du 20ème siècle, qui tendrait à prouver qu'un bouchot a pu remplacer la vieille pêcherie en pierre. Cependant, le décret napoléonien du 4 juillet 1853 met fin officiellement aux pêcheries jaguines, qui n'avaient jamais suivi la réglementation et étaient toujours restées en infraction.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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