Nos documents sur le beurre

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Détail de la façade d'un Hôtel du XVIe siècle, rue
Détails de la façade de la première maison des Doublet, rue Saint-Jacques (hôtel du 16ème siècle), statuettes en bois

Par : Archives municipales de Sa

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Le bon Beurre de Bretagne - Sa fabrication à Scaër
Scaër.- La fabrication du beurre. Trois jeunes filles posent dans un intérieur reconstitué. L'une tourne la baratte, la seconde porte un panier, la troisième façonne une motte de beurre.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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ROSPORDEN - La Place au Beurre
Rosporden.- La place au Beurre. Un petit groupe d'habitants pose au premier plan. Magasin Gloanec, perruquier. Sur un pignon de maison, affichage public et affiches publicitaires pour Vichy Célestins, Picon, Bitter Secrestat, Ripolin.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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10 soldats debout dont un est joueur de tambour de

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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9 soldats debout dont un est joueur de tambour dev

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Quatrième épisode – K’Actus 2004
K’Actus, le journal quotidien du festival K-Barré – Forum des arts 2003. Au sommaire de cette émission : Du rock, la bamba, une interview, du jonglage, de la pelouse, le western spaghetti, de la confiture, du muscadet, du beurre et des beignets, un photomaton, des pièces de théâtre, la grande histoire des indiens (avec du ketchup), Pain Beurre et Cinéma, Odyssé, Kazou, du modelage avec Triepot, Amanda Altaï et l’Agenda karaoke – Starring : Billy DOM, Billy DAM, Wendy (as the boss), Cindy and Beasty Billy Boob.

Par : L'aire d'u

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La Place au beurre : [carte postale]
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Propos sur le beurre et le lard vendus aux enchère

Par : Dastum

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SAINT-HERBOT - Le Jubé
Plonévez-du-Faou.- Vue de face sur la clôture à balustres du choeur, intérieur de la chapelle Saint-Herbot. Deux petits autels de pierre, situés devant la clôture, recevaient autrefois l'un le beurre, l'autre les queues de vache, offerts à Saint-Herbot le jour du pardon.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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SAINT-HERBOT.- Le Jubé et la Rosace (environs d'Hu
Plonévez-du-Faou.- Vue de face sur la clôture à balustres du choeur, intérieur de la chapelle Saint-Herbot. Deux petits autels de pierre, situés devant la clôture, recevaient autrefois l'un le beurre, l'autre les queues de vache, offerts à Saint-Herbot le jour du pardon.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Quimper, fonds de cartes postales : places et rues
Ce recueil numérique comprend 56 cartes postales représentant différentes rues et places de Quimper : place Maubert, place Saint-Corentin, place au Beurre et place Terre-au-Duc ; avenue de la Gare, boulevard de l'Odet et boulevard de Kerguélen ; rue Sainte-Catherine, rue du Parc, rue Kerhéon, rue Royale (actuelle rue Elie Fréron), rue du Lycée, rue du Guéodet, rue du chapeau-Rouge et rue Saint-Mathieu ; les Halles.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Le loup et le renard

La bonne femme fait une chaudronnée de caillebottes, puis part vendre son beurre au marché. Le renard a vu ça, va voir  une perdrix, lui propose de l'attirer pour qu'elle pose son panier : lui le renard prendra le panier et ils partageront. Le renard prend le beurre, laisse le panier et va voir le loup à qui il a proposé d'aller manger les caillebotes. Il n'y a qu'un petit trou pour entrer. Ils y vont et mangent tout. Le renard ressort, mais le loup est trop gros pour ressortir. Le renard lui dit de se coucher derrière la porte et de sortir dès que la bonne femme entrera. 

Pendant ce temps, la bonne femme arrive au marché de Mâchecoul, soulève la serviette du panier et trouve des cailloux au lieu du beurre. Elle rentre chez elle. Le renard va au-devant d'elle et la prévient que le loup a mangé ses caillebottes. Il lui suggère de lui mettre le feu au derrière. Elle rentre en empêchant le loup de sortir. Elle allume un feu avec un chaudron dessus. Quand l'au bout, elle met son balai dans l'eau bouillante et poursuit le loup avec. Le loup monte par la cheminée mais il retombe dans l'eau bouillante. Il est tout "épiaulé". Il rentre chez lui, ne peut plus sortir de tout l'hiver. C'est la "louquette" qui va chercher à manger. Au printemps, il commence à guérir. 

Un jour, la bonne femme va mettre sa vache au champ. Pendant ce temps, le loup la voit, va chercher d'autres loups poiur aller la manger. Quand elle les voit, elle monte en haut d'un chêne. Tous les loups au pied à gratter. Elle se met à uriner, ça tombe sur le loup, il crie : "Sauvons-nous, la bonne femme a encore de l'eau bouillante !". Les loups s'enfuient et elle rentre. 

Par : Dastum

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Zebda aux Rencontres Trans Musicales de Rennes (19
II y a des groupes aux textes creux, y’a ceux qui dégomment illico. Y'a les métissages actuels, les faux coloris médiatiques, y'a le feeling, y'a la maîtrise. A la croisée de ces méandres y'a la tribu Zebda (beurre en arabe), trois mâchoires féroces et harnachées qui revendiquent la partialité. Leur gilet pare-balles, c’est quatre musiciens qui sont autant d’outrages sur l’échelle de Richter. Musicalement, Zebda est un cocktail d’influences magistralement dosées. Rhythm’n blues, funk, rap, reggae, saupoudrés de touches africaines et moyen-orientales. Y font danser les éléphants ! Paroles !

Par : Association Trans Musicale

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Al laezh e Breizh [La production et la transformat
Ur beizantez o werzhañ amann war ar marc'had ha daou saver saout, tad ha mab, o kontañ ar cheñchamantoù 'zo bet en o ziegezh evit modernaaat : meur a zoare a zo da broduiñ laezh e Breizh e 1972, un nebeut mizioù a-raok brezel al laezh. [De la paysanne qui vend son beurre sur les marchés à l'exploitation familiale – père et fils – qui a modernisé son installation pour produire plus de lait, un aperçu de la production laitière en Bretagne, quelques mois avant la grève des livraisons, la célèbre guerre du lait menée dans l'Ouest pour obtenir de meilleurs prix. ]

Par : INA

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Moulin à blé, puis laiterie industrielle, puis usi
Le corps de bâtiment principal, de plan rectangulaire, chevauche la rivière et constitue le bâtiment d'eau. Il compte un étage carré et un étage de comble couvert d'un toit à croupe en ardoise. Entièrement enduit, l'ancien moulin présente, sur sa façade postérieure, une sorte de tour carrée demi-hors-oeuvre construite en schiste et couverte d'un toit en pavillon en ardoise. Chaque pignon est flanqué d'un petit corps de bâtiment, en rez-de-chaussée, couvert d'un toit à longs pans dont l'un se prolonge en partie entre les premier et second niveaux de la façade postérieure, formant ainsi un auvent en ardoise. Un ancien entrepôt industriel subsiste à l'entrée du site : édifié en grès, il compte un étage de comble à surcroît couvert d'un toit à croupe en ardoise et est percé d'une lucarne rampante. Il est flanqué du transformateur construit dans les mêmes matériaux et en parpaing de béton.Le moulin de la Reinnais, attesté en 1832, exerce son activité de mouture jusqu'en 1920. Après un incendie, il est rabaissé de deux niveaux et transformé en laiterie industrielle. Dirigée par B. Costa, l'usine se spécialise dans la fabrication du beurre. Autour de 1955, la laiterie est convertie en usine de produits pour l'alimentation animale. L'ancien moulin abrite une maison et l'activité de production d'alimentation animale s'exerce encore sur le site. Présence d'une roue hydraulique verticale.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina ; Quillivic Claude

Par : L'inventaire du patrimoine

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Activités manuelles
La céramique : on assiste au travail de poterie sur tour en atelier. Portrait de l'artisan et gros plans sur les mains qui travaillent. Un jeune homme fait des finitions sur un pot. On suit une jeune femme avec une robe à fleurs lors de la phase de peinture sur céramique. Un homme peint ou émaille les poteries. Deux jeunes hommes peignent des céramiques. Des femmes peignent une maquette de ville. Le tissage (atelier de Dinan) : on suit le travail de jeunes hommes et d'un enfant en plein tissage sur machine dans une pièce en vieilles briques. Un homme utilise un rouet. Un autre jeune homme puis un enfant utilisent un métier à tisser. Travail d'une femme sur un métier à tisser. On la suit en train de filer. Le tricot : on voit Hélène, la fille de George-Marcel Renard, tricoter sous différents angles. Le tournage sur bois ancien : Un homme sculpte un morceau de bois sur une ancienne machine à tourner. Tournage sur bois moderne : travail du bois en atelier d'un homme sur un tour électrique. Fabrication des plats à beurre, St Solen (à Lanvallay) Côtes du Nord : un homme taille une bûche de bois à la hache en extérieur. Puis une femme le rejoint et ils scient la bûche en trois parties. L'homme façonne un des morceau toujours à la hache. Il installe la pièce de bois sur un tour dans un atelier et le travaille. Ellipse. L'homme sépare le bois travaillé en trois parties (des plats?) à l'aide d'un maillet et de morceaux de bois.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Présentation de Goulien
En contrepoint de l’enquête pluridisciplinaire de Plozévet (1961-1965), Robert Gessain souhaite qu’une étude soit menée sur une plus petite commune, et par un seul chercheur. Jeune ethnologue et élève de A. Leroi-Gourhan, Christian Pelras est mandaté pour étudier le village de Goulien de septembre 1962 à juin 1964. Alors qu’une équipe cinématographique est engagée par le Musée de l’Homme pour suivre le travail de Robert et Monique Gessain à Plozevet, Christian Pelras ne dispose pas de tels moyens. Il décide d’acquérir à ses frais une caméra 8mm Eumig pour documenter ses recherches de terrain. Plusieurs films sont issus de ce travail de terrain et sont conservés par la Cinémathèque de Bretagne : Présentation de Goulien, Goulien en été, Fin d’été à Goulien, Goulien, 31 décembre, Hiver à Goulien, Lever du jour à Goulien, Printemps à Goulien, Travaux à Goulien. -------- Vue générale du bourg, l'église, les habitations. Les vaches dans le bourg, l'agence postale, le facteur, les écoliers. Le garage, un tracteur s'y fait réparer un pneu avec une énorme rustine. L'école. La boulangerie : une femme et un homme sortent de la boulangerie avec du pain dans les bras (filmé en extérieur), un homme entre dans le magasin avec du pain dans les bras et dispose les pains sur une étagère (filmé en intérieur). L'épicerie : un jeune garçon achète du pain, une femme se tient derrière le comptoir avec en arrière plan les étagères (filmé en intérieur), des clients ressortent de l'épicerie avec du pain (filmé en extérieur). Une pompe à eau. Scène d'intérieur, la soupe dans une famille modeste. Une autre famille a invité l'O.R.T.F à déjeuner à la maison ! Une fileuse à sa porte. Jean Gloaguen emmène son cheval chez le maréchal ferrant. Madame Goudédranche attend le car qui l'emmène à Audierne pour y vendre son beurre sur le marché du samedi à Audierne. Le port d'Audierne. La messe à Goulien, intérieur sombre, sortie de messe.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Pen ar prat
Pen ar Prat est un lieu-dit en Ploumoguer où se situe la ferme de Mr Menguy. Interview du fils du paysan. Son : commentaire et musique avec le concours de la famille Minguy. A l'image : différents bâtiments de la ferme, meules de paille, 2CV dans la cour. Troupeau de vaches traverse la cour et se dirige vers un champ. Belles scènes de moisson. Repas des cochons, les porcs sont ensuite conduits au champ, porc qui broute de l'herbe, porcs et vaches dans un pré. Les hommes fixent la faucheuse à un tracteur, le fils Menguy coupe des fougères en bordure d'un champ. Un petit veau vient de naître, il est aveuglé par la lumière de l'extérieur, on le ramène vers sa mère. Traite des vaches à la main. Troupeau de vaches marche sur la route, immense hangar (bâtiment d'exploitation industrielle qui peut abriter 60 vaches), nettoyage d'un talus avec une faux. Labours avec un tracteur moderne. Une femme prépare des pommes de terre dans sa cuisine, dispose le couvert, surveille la cuisson du repas sur la cuisinière (cocotte minute, friteuse et marmite), buffet de cuisine, vaisselier du salon, elle sort le linge de la machine à laver et le transporte dans une grande bassine en plastique. Hersage avec un tracteur. Séchage des grains de blé sur une bâche posée sur le sol de la cour, une femme foule les grains. Deux enfants regardent la télévision dans la cuisine tandis que la mère met le couvert. Repas familial avec la télévision en arrière plan, une plaquette de beurre trône sur la table. Un tracteur déverse des engrais dans un champ. Nettoyage de la porcherie. Femme filtre le lait dans un bidon. Passage de la tondeuse à gazon mécanique. Changement de la litière des cochons, tas de fumier. Repas dans la cuisine en famille. Ramassage des pommes de terre et des fougères, chargement sur une charrette, deux enfants conduisent le tracteur.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Laiterie Beurrerie de L'Hermitage (Groupe Lactalis
Site desservi par embranchement ferroviaire. Les bureaux occupent le bâtiment d'origine de la beurrerie-laiterie qui se compose d'un corps de bâtiment de plan rectangulaire, enduit et flanqué d'une tour carrée sur l'angle. Il compte un étage carré en pan de bois, couvert d'un toit en pavillon en ardoises. Un appentis, qui abrite les anciens quais, court sur sa façade antérieure. L'ancienne laiterie est flanquée, sur sa façade postérieure, d'une aile en retour d'équerre en rez-de-chaussée percée de cinq travées de baies géminées en plein-cintre, surmontée d'un toit à longs pans en ardoises. Les bâtiments, directement liés à la production, sont de construction plus récente et sont essentiellement recouverts d'un essentage de tôle. (Marina Gasnier, 1998)La façade principale de la laiterie de L’Hermitage dénote dans le paysage et se démarque par une architecture originale peu représentative de celle de la commune et même de la région.Un plan du 30 juin 1913, dressé à l’appui d’une demande d’établissement d’une porcherie (ADIV, 1 J 33) nous donne l’état précis de l’usine à son ouverture et la fonction de chaque pièce à cette même date. L’accès à l’usine n’a alors pas changé ; prévu à l’origine place de la gare, c’est encore par celle-ci que l’on entre dans la laiterie. La laiterie présente un plan rectangulaire simple. Le petit pavillon à gauche abrite la porte d’entrée de la laiterie et mène aux bureaux ; une disposition qui n’a pas changée aujourd’hui. La beurrerie au rez-de-chaussée occupe un espace conséquent au centre de l’édifice, presque la moitié du bâtiment principal. Au sous-sol, ce sont des chambres frigorifiques qui occupent cet espace. La salle de la laiterie se situe derrière la tour carrée qui flanque la façade du bâtiment sur la droite. À l’arrière de celle-ci se trouve une chambre frigorifique puis une fonderie. Dans la continuité, au sein d’un deuxième bâtiment à l’arrière du principal, se trouve le magasin aux œufs, également visible du chemin de fer, à côté duquel se trouve la salle des machines. Une chaufferie et une blanchisserie prolongent cette salle vers le nord, formant une aile en retour. La cheminée est indépendante. Un troisième bâtiment à l’arrière comprend les écuries, le magasin et la porcherie projetée. Ce plan nous donne les dispositions d’origine et nous permet de saisir l’agrandissement constant de l’usine, lorsqu’il est mis en perspective avec la vue aérienne de 1950, et avec celle de nos jours.La façade principale présente un rez-de-chaussée et un étage de comble. Le rez-de-chaussée est surélevé et est protégé par un appentis qui longe la façade, ce sont les anciens quais de déchargement du lait. Cette façade très travaillée semble avoir conservé son aspect d’origine. En effet, les diverses cartes postales du début du siècle confrontées aux vues actuelles attestent de la conservation de cette façade. Elle est composée par un petit pavillon à gauche, un appentis qui couvre les anciens quais court au centre et le tout est flanqué d’une tour carrée à droite. Le rez-de-chaussée est enduit et figure un bossage rustique en encadrement des baies et jambages. Le reste, en parpaing de ciment, imite la pierre de taille. La tour, plus haute que le reste de la façade, dispose également de deux niveaux. Son étage carré présente un pan de bois et est recouvert par un toit en pavillon. Un coq en girouette couronne le tout. Il est déjà représenté sur les en-têtes de papier à lettre du début du siècle et est visible sur les cartes postales anciennes. Si cette façade évoque un style régionaliste néo-normand traditionnel, la laiterie est en fait une usine construite avec des matériaux éminemment modernes : les murs sont en parpaing de ciment, l’édifice est construit avec une charpente métallique rivetée et les grandes baies sont en verre avec une structure métallique pour les verrières, sinon les menuiseries restent en bois. Elles sont encore très présentes dans le premier bâtiment et attestent de la bonne conservation de l'usine. L'intérieur de la laiterie n'a pas gardé ses anciennes machines car le bâtiment sert toujours à la production et des machines récentes sont en place. Ainsi, le bâtiment a évolué avec le temps. Cependant la structure métallique d'origine, l'éclairage zénithale par de grandes verrières, les portes et fenêtres en bois sont toujours présents et sont des témoins de la construction industrielle du début du siècle. Laiterie datée de 1911. À ses débuts, la laiterie-beurrerie de L'Hermitage appartient à l'Union des Beurreries de France. Le site industriel comprend, en plus des différents bâtiments liés à la production laitière, une forge, une menuiserie, une scierie créée en 1920, une fonderie, une ferblanterie et une blanchisserie. En 1927, l'entreprise est vendue à la Biscuiterie LU de Nantes (44). En 1933, construction d'une porcherie, l'élevage des cochons étant destiné à consommer le supplément et le sérum, résidu de la fermentation du beurre. En 1935, un embranchement ferroviaire dessert l'usine. De mai à juillet 1936, 25 à 26 000 l de lait sont collectés quotidiennement, alors qu'en hiver la quantité se limite de 17 à 18 000 l. Le lait est chauffé par combustion de charbon pour obtenir la crème. En 1966, la maison Bridel achète la laiterie de L'Hermitage. Aujourd'hui, l'établissement, toujours en activité, appartient au groupe Besnier.En 1913, mention d'une chaudière multitubulaire provenant des Établissements Delaunay Belleville. Elle présente une capacité de 41,176 m3, une surface de chauffe de 49,85 m2 et est timbrée à 18 kg. En 1925, attestation d'un moteur triphasé de 14 ch vapeur, d'une chaudière Baltic timbrée à 7 kg dans la salle des machines, et d'une chaudière Field timbrée à 8 kg dans la chaufferie. En 1937, pour la première fois, une empaqueteuse de beurre est utilisée dans l'usine. Des compresseurs Delaunay-Belleville en fonte et en cuivre, installés à l'origine de l'entreprise, produisent du froid.Dans les années 1930-1935, soixante-dix à quatre-vingt ouvriers travaillent à la laiterie. En 1936, l'usine de L'Hermitage loge vingt-et-un de ses soixante et un salariés à la cité où vivent cent huit personnes. (Marina Gasnier, 1998).La laiterie de L’Hermitage est un site industriel moderne du début du 20e siècle qui s’implante proche de la gare afin de profiter du réseau ferroviaire. D’après Gérard Ory, la laiterie est en cours de construction en 1911. En effet, les archives nous apprennent que les 15 et 16 juillet 1911 les ouvriers maçons et manœuvres sont en grève suite à une réprimande adressée au contremaître maçon. Le chantier reprend et la laiterie est inaugurée le 28 septembre 1912 avec M. Denis et M. Rémond comme directeurs de cette nouvelle laiterie. La création de la laiterie relève d’un cas assez particulier, car contrairement à beaucoup d’autres laiteries qui sont créées à l’initiative d’entrepreneurs ou d’agriculteurs, la laiterie de L’Hermitage est une filiale créée pour l’Union des Beurreries de France par la société « The Nantes-Butter & refrigerating compagny », déjà une grande entreprise industrielle. Cette entreprise tourangelle disposait d’une laiterie à Issé en Loire-Atlantique qui brûla en 1910 et ferma en 1914.D’après Bruno Josset, la laiterie de L’Hermitage serait la plus importante de la région après 1918 avec 75 employés (contre 37 à Noyal-sur-Vilaine).Bernard Costa fut directeur de la laiterie, puis, lorsqu’il créa une fromagerie en 1921 à Betton, Edmond Costa, son fils aîné reprend la direction de la laiterie. Cette dernière est désignée comme usine dans les recensements de population et les employés sont qualifiés d’ « ouvriers d’usine ». Une grande partie de ceux-ci logent à la « Cité ».À partir de 1926, la laiterie de L’Hermitage appartient à la société nantaise Lefèvre-Utile, qui produit les fameux petit-beurre LU. En effet, le mercredi 25 novembre 1925, la Beurrerie-Laiterie de L’Hermitage est mise en vente aux enchères. Sur l’affiche de la vente, la description précise de la laiterie est faite : elle dispose d’un embranchement ferroviaire (déjà représenté sur un plan de 1913), donnant un accès direct à la voie ferrée. Les bâtiments et tout l’équipement y sont listés (laiterie, beurrerie, fonderie, vastes bureaux, salle des machines, magasin aux œufs, cheminée d’usine, salle à saumure, ferblanterie, etc.). On apprend alors que l’usine est vendue avec deux maisons de direction et huit maisons ouvrières. Ensuite, les marques de fabrique, le matériel et les objets mobiliers présents sont détaillés, donnant ainsi une image très précise de la constitution de la laiterie dans son ensemble en 1925 (9 moteurs triphasés, 2 compresseurs Delaunay-Belleville, une essoreuse centrifugeuse, enclumes, forge et soufflet, 3 écrémeuses Alfa-Laval, etc.). Les véhicules sont également précisés : « 14 voitures laitier ; 2 voitures de marché ; 2 camions ; un tombereau […] 17 chevaux ; 18 harnais » (ADIV, 1 J 33). La mise à prix était de 500.000 francs et la consignation pour enchérir de 50.000 francs.Dans le procès-verbal d’adjudication des 25 novembre et 8 décembre 1925, on apprend que l’entrée en jouissance est prévue le 1er janvier 1926. La dernière mise a été faite par M. Lefèvre-Utile, industriel à Nantes et celle-ci s’élevait à 525.000 francs. Ce dernier, Gustave Victor Romain Louis Lefèvre-Utile est mentionné comme « directeur gérant de la société en commandite simple Lefèvre-Utile ». Le dossier 1 J 33 conservé aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine contient d’autres documents très intéressant dont notamment une liste précise du matériel présent dans la laiterie lors de la vente ainsi qu’un historique des mutations des parcelles de la laiterie. Propriété de la société Lefèvre-Utile, la laiterie de L’Hermitage envoie du beurre et des œufs à l'usine LU à Nantes. Du beurre en complément de celui produit par la laiterie et les œufs sont achetés aux fermiers lors de la collecte du lait. Cette collecte s’effectue, jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, en carriole tirée par des chevaux dans un rayon de 15 Km suppléés par trois camions qui effectuent une tournée dans un rayon de 25-30 Km.Dans les années 1930, l’effectif de la laiterie avoisine les 80 ouvriers.On apprend qu’en 1944, la laiterie de L’Hermitage, désignée comme une des plus importante d’Ille-et-Vilaine par l’inspecteur régional du Groupement d’Industriels laitiers, fonctionne avec une activité réduite. À cette époque l’un des directeurs de la laiterie, M. Allanic, entre dans la résistance avec le Docteur Dordain à Mordelles et son groupe. M. Allanic est arrêté par la Gestapo à la laiterie en février 1944 et est déporté à Ravensbruck. Un parking tout proche de la laiterie, emplacement de la cité aujourd’hui détruite, porte son nom en sa mémoire.En 1966, la laiterie de L’Hermitage est rachetée par la société Bridel associée à la Beurrerie de l’Ouest. Ces deux sociétés fusionnent et, en 1967, la Beurrerie de l’Ouest est transférée à L’Hermitage. À cette date, l’usine se spécialise dans la production de lait pasteurisé frais.En 1968, une fromagerie est installée. L’usine produit 9 000 camemberts moulés à la louche par jour. Elle est remplacée, 4 ans plus tard, par une chaîne de fabrication de fromages pasteurisés.En 1979, une usine neuve attenante à l’ancienne est créée. Elle fait 5 200 m2.En 1990, le groupe Bridel est racheté par Michel Besnier, groupe aujourd’hui connu sous le nom de Lactalis.En 2011, pour le centenaire de la Laiterie, le directeur Yannick Yannick ouvre les portes de la laiterie pour quelques jours. L’effectif de la laiterie s’élevait, à cette date, à 250 salariés et 450 producteurs de lait. L’usine produisait 30 millions de litres de lait pasteurisé, 70 millions de litres de produits à base de crème et 70 millions de litres de lait UHT.Aujourd’hui, en 2017, la laiterie est dirigée par Grégoire Dattin. L’ancien bâtiment devrait être réhabilité pour augmenter la zone de production de lait pasteurisé, tout en conservant l’existant. Ainsi, avec environ 350 salariés aujourd'hui et la création de nouvelles lignes de production, la laiterie ne cesse de s’agrandir tout en préservant son caractère architectural atypique qui fait son identité et celle de la commune.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina ; Lawson Candy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Les puits sur la commune de Bréhat
Les puits publics ou privés, situés à proximité des habitations, sont de forme semi-circulaire, circulaire avec margelle débordante (Kermiguel), en fer à cheval, construit en appareil irrégulier de granite, avec parfois à côté une auge et un banc en pierre. L'ouverture de ces puits, dont l'eau n'est plus potable, est fermée par une grille en fer forgé. Certains puits, plus rares, sont couverts d'un toit en poivrière, cimenté, dont l'ouverture est fermée par une grille en bois (puits du Paon, dans le Nord de l'île, illustrations n°5, 6 et 20). Les puits de plan carré se trouvent dans les habitations.A Crec'h Tarek, dans le mur de clôture situé perpendiculairement à cette maison, est encastré un puits avec une ouverture en plein cintre, saillant sur le chemin par une excroissance semi-circulaire.Les puits ont une profondeur moyenne d'environ 10 mètres. Delon la tradition orale, les puits pouvaient servir à garder au frais la viande ou le beurre salé.Le puits du presbytère a été repéré, en bon état, construuit en granite, avec deux margelles. L'auge fait partie de l'équipement du puits, à usage des lavandières.17 puits ont été repérés sur le territoire communal (repérage non exhaustif), 12 édicules ont été étud iés parmi lesquels le puits de Kerrien, situé à proximité du phare du Paon, a fait l'objet d'une proposition de sélection [fig. 19 à 21].Les puits repérés sur Bréhat sont très anciens et sont datée au moins du 17ème siècle. Quelques puits sont mentionnés dans des actes notariés : un texte daté de 1674 signale le puist Bazil (non localisé), le puits communal de Crec'h Simon, le puits de Traou-Jégou, situé dans une propriété privée du Kerpont, le puis communal de Gardennou. On peut encore remarquer le puits 'Liorz ar Puns', le 'Courtil du puits', dans le hameau de Keranguilis (île Nord) et le puits de de Ninon, dans un champ du quartier d'Aod-Korven. Une dizaine de puits communaux existent sur Bréhat. Tous ces puits sont aujourd'hui fermés à cause de leur insalubrité. Néanmoins, pendant la sécheresse de 1976, certains puits furent remis en service. En 1967, le service de l'eau publique fut installé sur l'île et participa à la défection des puits et à leur abandon. Six puits communaux ont été repérés dans l'ïle Nord aux lieux dits suivants : 'Ker tad Coz' ('Puns ar Runiou'), puits de kervilon, puits de Crec'h ar Geoter', restauré en 1996, 2 puits à proximié de la Tour Blanche, puits-fontaine de Saint-Rimo, puits du paon. 90 puits privés ont été recensés par l'abbé Menguy, cependant, nombre de puits ont disparu.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick ; Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Manoir, la Riolais (Breteil)
Un manoir existait à cet endroit dès la fin du 14e siècle, il appartenait, à cette époque, à la famille Bertrand, puis à la famille de Breteil à la fin du 18e siècle. Ce manoir avait un droit de haute justice. Le cadastre napoléonien, levé en 1845, nous montre qu'il existait des douves à l'entrée, un pont permettait vraisemblablement le franchissement. Le logis actuel a vraisemblablement été reconstruit, en partie, dans la seconde moitié du 19e siècle. En effet, selon la tradition orale, l'ancien manoir aurait brûlé. Des remplois de l'ancien bâtiment scandent la façade de la construction actuelle. Il s'agit des pierres d'encadrement des baies, des linteaux sculptés de feuilles de vigne et d'écus, des pierres de chaînage d'angle en granit et d'une ancienne cheminée monumentale détruite au cours du 20e siècle. L'organisation de ce logis était la suivante : une porte centrale donnait accès à un couloir, derrière lequel existait la cheminée monumentale. A l'ouest, se trouvait une salle équipée d'une cheminée. A l'extrême ouest, il existait une maison, aujourd'hui disparue et remplacée par un garage. Selon la tradition orale, ce bâtiment était réservé au propriétaire du lieu lorsqu'il venait sur son domaine, il s'agissait d'une maison de retenue. Le propriétaire possédait, en effet, de nombreuses fermes sur cette route. Derrière cette ancienne maison, il existe actuellement un four. Dans la partie est du logis, il existait une cuisine avec une porte extérieure et une cheminée sur le mur est. Une maison de décharge se trouvait à l'extrême est du logis. Elle possédait une cheminée, on y faisait autrefois le beurre notamment. A l'ouest, s'élève un autre bâtiment destiné aux étables et écuries. Il possède un toit à la Mansart et date du 17e-18e siècle. Selon la tradition orale, ce bâtiment servait de relais car les gens de passage pouvaient y laisser leurs chevaux et dormir à l'étage, où des chambres étaient aménagées. Les écuries du rez-de-chaussée de ce bâtiment étaient pavées, tout comme la cour du manoir qui l'était entièrement. Un puits se trouve au centre de la cour. Une chapelle est accolée au sud-est des écuries et le côté est de la cour est occupé par une ancienne petite ferme. Des murs de pierre reliaient les bâtiments du manoir entre eux et fermaient ainsi la cour. De plus, des murs de terre permettaient de clore le jardin du manoir, situé au nord du logis. Il existait, à l'origine, un vivier à l'est du logis. Une rabine est encore présente au sud du manoir, elle rejoignait une autre rabine à l'emplacement de la route actuelle. Des vestiges de l'ancien bâtiment ont été retrouvés, notamment, une tête sculptée en granit. Par ailleurs, ce bâtiment a du connaître plusieurs grandes phases de constructions. Ainsi, le bâtiment d'origine datait, vraisemblablement, du 14e siècle puisque Paul Banéat cite les propriétaires du lieu en 1390. De plus, certains éléments sont élevés au 17e siècle, c'est le cas des écuries, de la petite ferme à l'est de la cour et de la chapelle. Enfin, au 19e siècle, le logis est reconstruit, en partie, suite à un incendie. Ce manoir est représentatif de ce type de bâtiment même si, dans le cas présent, le logis a été partiellement reconstruit. En effet, le bâtiment est implanté dans un site particulier, près de la Vaunoise. Il possède, par ailleurs, tous les éléments représentatifs du manoir : logis, chapelle, métairie, pourtant, un élément particulier aux manoirs n'existe pas ou plus dans ce cas, il s'agit du colombier.
Auteur(s) du descriptif : Dalibard Sabrina ; Lauranceau Elise

Par : L'inventaire du patrimoine

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Moulins à papier, le Grand Pont (Le Faouët)
Le moulin d'en haut est une propriété privée. Il est constitué de plusieurs bâtiments dont certaines parties sont en mauvais état. Le bâtiment principal est constitué de 3 niveaux. L'eau circule toujours dans le bief situé à l'arrière de la façade sud de ce bâtiment.Les vestiges du moulin du Grand-Pont sont encore présents à proximité de la retenue d'eau et du chemin de randonnée.Le moulin d'en bas situé en contrebas, en aval, a disparu. Trois moulins sont identifiés, à proximité les uns des autres, autour du Grand-Pont, sur la rive droite de l’Ellé qui sépare le Faouët de Priziac. Il est difficile de déterminer avec exactitude le nom de tous les maîtres papetiers qui ont dirigé, suivant les époques, chacun des moulins ainsi que ceux des ouvriers qui y étaient attachés. Il semble que parfois leur gestion fut autonome. Les moulins ont été dirigés par des familles liées entre elles. L'acte de naissance, le 12 juillet 1669, de Marc Le Gorgeu, fils de François, indique que la marraine, Catherine, sœur de François, demeure aux moulins à papier du Faouët, ce qui indique qu'au moins deux de ces moulins fabriquaient déjà du papier à cette époque. Dans la première moitié du XVIIème siècle, plusieurs patronymes de papetiers figurent sur les registres de la paroisse. Aucun élément écrit n'a pu toutefois apporter la preuve de la profession de ceux-ci. L'importance de la localité semble cependant indiquer que les seigneurs du Faouët aient soutenu bien plus tôt, comme à Priziac et à Lignol, la fabrication du papier nécessaire aux actes de leur juridiction. La date précise de construction des moulins n’est pas connue et il se peut qu'ils n’aient pas tous fonctionné en permanence. A partir de 1665, les naissances des enfants de Pierre Pihan et d'Anne Loyson sont enregistrées dans la paroisse du Faouët. Le couple vient du moulin à papier de Kerduel, à Lignol. Pierre décède en 1710. A la même époque y sont papetiers, sa sœur, Anne, et son époux, Germain Le Gorgeu, qui viennent de Pleyber-Christ. Nous n'avons pas de précisions sur le lieu d'origine de la famille Le Gorgeu, mais ce patronyme est porté à Sourdeval et à Vengeons, dans la vallée de la Sée, terroir d'où a émigré une grande partie des papetiers venus en Bretagne. Les Duval font partie des commerçants de la ville, Gabriel est maître papetier et marchand jusqu'à son décès au Faouët, en 1713, son fils Philippe lui succède. Les enfants de Germain et François Le Gorgeu poursuivent avec leurs conjoints la fabrication du papier au Grand-Pont. Une autre famille, les Roigné, s'implante au Faouët dès la seconde moitié du XVIIème siècle, venant de Plessala. Noël est papetier, puis marchand jusqu'à son décès en 1709. Rolland et Hélène, auparavant au moulin à papier de Kervilsic à Garlan, s'installent au Faouët avec leurs conjoints. François et Louis Le Gras sont maîtres-papetiers aux moulins du Grand-Pont à la fin du XVIIème siècle. Ils sont fils de Pierre et Jeanne Ruello qui tiennent le moulin à papier du Paou jusqu'en 1685 environ. Dans la première moitié du XVIIIème siècle, trois nouveaux maîtres-papetiers apparaissent à la direction des moulins à papier du Faouët, indiquant qu'en cette période faste pour les papetiers, les roues tournent dans chacun des trois moulins, sachant qu'il peut cependant y avoir plusieurs maîtres-papetiers dans un même moulin. Marin Josse vient du pays de Morlaix épouser Suzanne Quijou au Faouët en 1702 : ils tiendront l'un des moulins jusqu'au décès de Marin en 1751. Germain Foulon, né à Priziac de parents qui ont tenu auparavant le moulin à papier de Vannes, est l'époux d' Hélène Lorans. Après un bail à Plouay, il est au Grand-Pont de 1709 à 1742. Mathurin-René Juhel est né à Bonen, près du moulin à papier de Plouguernével. Il épouse Hélène Philippine Duval, fille de Philippe et Marie Foulon ; il est vraisemblablement associé dans un premier temps avec son beau-père, qui est au Grand-Pont de 1709 à 1735. Mathurin-René y sera le maître-papetier, de 1722 à son décès en 1742, sa femme poursuivant la tâche jusqu'en 1762 . Renée Huet, fille de Jean qui est, en 1742, au moulin à papier de Kerduel à Lignol, vient au Grand-Pont avec son premier époux Barthélémy Duval qui y décède en 1743. Elle y poursuit l'exploitation jusqu'en 1787. En 1772, le moulin d'en-Haut, dont le papetier est Gilles Plassart, fonctionne avec deux roues, deux cuves, dix piles à maillets et fabrique 2 000 rames de papier par an. En 1776, il produit 3 600 rames de papier destiné à l’écriture et à l’emballage, exporté vers la Hollande et le Portugal à partir de Hennebont, Lorient et Morlaix. C'est au Grand-Pont que Julien François Georget prend son essor en Basse-Bretagne. Il est né à la Bazouge-du-Désert dans le Pays de Fougères et arrive au Moulin d'en-Haut en 1784 : avec son épouse, il y développe, jusqu'en 1795, une activité industrielle reconnue sous l'Ancien Régime. A la même époque, la famille Briero est présente au Grand-Pont. Jacques y a été, quelques années, au milieu du XVIIIème siècle, papetier et cabaretier. Ses fils y sont, entre 1777 et 1811. Sa petite-fille et son époux leur succéderont. A la fin du XVIIIème siècle, les enfants de Julien Huet et Mathurine Collet du moulin à papier de Bréhan-Loudéac viennent travailler au Faouët et dans sa région. Mathurin épouse, en 1792, à Priziac, Marie Anne Durand. Il travaille au moulin à papier du Stérou jusqu'en 1800, année où il vient au moulin d'en-Haut du Grand-Pont. Deux de ses frères y sont déjà, Jean Louis depuis 1798 au moulin d'en-Bas et Jean depuis 1799 au moulin d'en-Haut. Ensuite, de 1820 à 1827, Michel, un autre frère, les rejoint.Le cadastre de 1827 n’indique que deux moulins, celui d’en-Haut et celui d’en-Bas. Ils appartiennent tous les deux à Marie Anne Durand, la veuve de Mathurin Huet. Ce fait est étonnant car, trois ans plus tard, nous trouvons trois Huet menant chacun un moulin. Il est possible que le premier soit le moulin d’en-Haut, au nord du pont et que les deux moulins au sud du pont soient considérés comme un seul. Ce n'est qu'à partir de 1833, lors des recensements de population, que leur dénomination est précisée.Au moulin à papier d’en-Haut, le plus en amont, Jean Marie Huet, 32 ans, fils de Mathurin et Marie Anne Durand, travaille avec six ouvriers. Il semble avoir été, dans la même période, meunier et marchand de beurre. La fabrication du papier cesse au moulin d'en-Haut vers 1840. Une nouvelle activité, la fabrication de carton, y sera développée une trentaine d'années plus tard.Le deuxième moulin à papier nommé le Grand-Pont, est plus bas, juste après le pont qui enjambe l'Ellé. Julien Huet, qui vient du moulin à papier de Kerduel à Lignol, y est maître-papetier en 1833. Il cesse son activité vers 1845.Le troisième, le moulin d’en-Bas est plus au sud, juste en contrebas de la petite retenue d'eau avec déversoir.En 1833, Jean Louis Huet, 36 ans, fils de Mathurin et Marie Anne Durand, travaille avec son épouse et sept ouvriers. Il ne semble pas avoir de descendants, ses nombreux neveux ont dû l'aider à fabriquer son papier. François Marie, fils de son frère Michel, demeure en ville et est encore dit papetier en 1857.Le recensement des papeteries effectué par le préfet en 1847, indique trois papeteries dans l'arrondissement de Pontivy. Celle du Faouët est certainement celle du Grand-Pont (d'en-Bas), les deux autres étant Priziac et Lignol. Jean Louis Huet est qualifié de papetier aisé en 1856, il est dit rentier en 1861 et décède en 1863 au Grand-Pont. Après quelques décennies, deux fabriques de carton, travaillant à partir de la paille, renaissent dans le Pays du Faouët. Il s'agit de Steroulin qui est sur le territoire de Priziac et le moulin d'en-Haut du Grand-Pont sur la commune du Faouët. Du second trimestre 1874 au quatrième trimestre 1877, l'état des statistiques des industries principales établi par la préfecture du Morbihan indique que les deux fabriques de carton sont dans un bon état de fabrication et de vente. Elles emploient de 12 à 13 ouvriers, soit 6 ou 7 employés par établissement. Au début de l'année 1878, l'état statistique indique que l'énergie utilisée est de huit chevaux-vapeur et soixante chevaux hydrauliques. Il précise que 15 ouvriers et 8 ouvrières y sont employés, alors qu'en 1876 aucune femme n'y travaillait . Au troisième trimestre 1878, il ne reste plus que 8 ouvriers et la manufacture ne figure plus sur l'état de fin d'année, ni sur celui de 1879.
Auteur(s) du descriptif : Leroy-Déniel Caroline

Par : L'inventaire du patrimoine

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