Nos documents sur le beurre

vignette
picto
Salines, la Ville Neuve (Yffiniac)
Les salines du fond de l'anse d'Yffiniac sont mentionnées pour la première fois en 1084. Les salines ou usines à sel étaient concentrées en bordure du schorre, à proximité des habitations, sur une frange littorale très étroite. C'est la raison pour laquelle les salines d'Yffiniac devaient se trouver en marge du bourg entre le ruisseau de Camois qui délimite Hillion au nord et l'Urne qui délimite Langueux au sud. La mosaïque de grèves et de marais où se perdent ces ruisseaux forme une presqu'île, nommée la Ville Neuve. Ce nom évoque peut-être à l'époque médiévale un établissement nouveau de sauniers venus s'installer aux confins du bourg et des marais (Jacques-Henri Clément). Dans ce secteur, une grève nommée les Marais de Salinette est afféagée à François le maréchal en 1711, celle-ci joignant le chemin du Pont Crohen au moulin de la Grève et contenant 3 journaux et à raison de 30 sols de rente payable à la Saint-Michel. Dans l'inventaire des marais, salines et grèves de la paroisse d'Yffiniac établi vers 1811 (AD 22, E 900), se trouvent mentionnées différentes seigneuries, possèdant la mouvance sur les héritages situées aux salines d'Yffiniac (seigneurie de Carjégu, seigneurie de de la Ville Néant).Le sel était surtout utilisé par les populations riveraines pour relever des aliments plutôt insipides (avoine, blé noir), conserver la viande et le poisson et surtout saler le beurre. Le sel servait de monnaie d'échange contre d'autres denrées agricoles. L'activité salicole entretenait le commerce du sablon pratiqué par les maraîchers et celui du bois dans les communes proches de la baie (Meslin, Pommelet). La cuisson de la saumure en nécessitait de grandes quantités : 4000 fagots par an par saline. En 1835, une saline pouvait produire 5000 kg de sel par an et fournir la consommation annuelle de 2500 personnes. La production de l'ensemble des salines de la baie représente la consommation dec 42000 personnnes à cette même époque. Le sel était ainsi vendu par les sauniers ou par des négociants dans tout le département. Si l'activité salicole s'est intensifié au cours du premier tiers du 19e siècle, principalement dans la commune de Langueux, les récession des marais et les réalisation d'endigage ont vite fait décliner les quelques salines de fond de baie, comme celles d'Yffiniac, peu envahies par la mer. La gabelle fut supprimée par l'Assemblée constituante en 1790, mais en 1806, Napoléon instaure un droit sur la production de sel, applicable sur tout le territoire. Les douaniers chargés de la collecte et du contrôle de la production vont essayer d'enrayer la contrebande, dont la commune d'Yffiniac est l'une des plaques tournantes, située sur un chemin de grande circulation. Une brigade de 6 douaniers ou "gabelous" est affectée à Yffiniac en 1808, 12 aux grèves de Langueux. L'entreprise de déssèchement de l'anse, déjà amorcé au 18e siècle va cependant augmenter la surface des polders et réduire les grèves labourables, pour l'extration du sablon. Nombreux furent les projets d'endiguement de l'ensemble de la baie d'Yffiniac our des projets très différents : mise enculture, terrain d'aviation, plan d'eau touristique. Mais l'attachement des riverains de la baie à la présence régulière de la mer et leur dépendance séculaire à ses marées fertiles fera reculer les promoteurs. Chaque année, au mois d'avril, les sauniers labourent la parcelle de grève dépendant de chaque usine à sel : la mer, lorsqu'elle est haute, dépose ainsi une grande quantité de particules salines sur le terrain ameubli. L'extraction du sablon est autorisée huit marées par an uniquement. Musée de la Briqueterie.En 1852, le déclin du sel est général dans tout l'Ouest. Il ne subsiste plus qu'une dizaine de de salines en activité dans la baie sur les 45 existantes. En 1841, il n' y a plus que deux sauniers laboureurs recensés sur la commune d'Yffiniac : Jean Guéno et François Domalain (AD 22, 6 M 783). Les nombreuses taxes, les conditions de travail précaires et la concurrence avec le sel raffiné eurent raison de l'industrie du sel dans les grèves.La rusticité des bâtiments et l'action corrosive du sel ont rendu improprse la reconversion des salines en maisons d'habitation. On constate qu'aucun vestigée matériel, témoin de cette activité n'a pu être conservé. Seuls les documents d'archives et les illustrations contenues dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (1778), révèlent l'outillage utilisé et l'aménagement des salines.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Détail de la façade d'un Hôtel du XVIe siècle, rue
Détails de la façade de la première maison des Doublet, rue Saint-Jacques (hôtel du 16ème siècle), statuettes en bois

Par : Archives municipales de Sa

vignette
picto
St Brieuc : Details de la facade d'un hotel du XVI

Par : Dastum

vignette
picto
Fromagerie industrielle dite Grande Fromagerie des
La fromagerie, située à proximité de la rivière la Seiche, se compose essentiellement d' un long corps de bâtiment de plan rectangulaire, flanqué sur l' un de ses pignons d' un transformateur enduit. Construit en schiste, l' atelier de fabrication, à un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble, est couvert d' un toit à longs pans en ardoise. Sa façade antérieure est rythmée par neuf travées de fenêtres encadrées de brique, baies à arc surbaissé au premier niveau et baies hautes et étroites aux niveaux supérieurs, de type archère. Un oculus encadré de briques rayonnantes perce l' un de ses pignons. La cheminée d' usine a été démolie en 1965.Cette fromagerie industrielle est attestée en 1874, date à laquelle elle est récompensée à l' Exposition de Paris. D' autres médailles d' or et d' argent suivront, de 1877 à 1880, en 1889, puis en 1900. Elle reçoit également le diplôme d' honneur à Bordeaux (33) en 1896, à Rennes (35) en 1897 et à Paris (75) en 1901. Elle fabrique alors du beurre pasteurisé aux ferments d' Isigny, de la crème fraîche pasteurisée au bouquet d' Isigny et des fromages hautes marques pasteurisés aux ferments de Normandie. En 1907, constitution d' une société en nom collectif entre A. Perrier, J. de Glatigny, J. Crolbois et M. Arthaud-Berthet, ayant pour objet l' exploitation industrielle de la fromagerie des Bouillants avec ses bâtiments d' exploitation et dépendances, sous le nom Grande Fromagerie des Bouillants. Le 4 septembre 1909, par suite du départ de A. Perrier, gérant de la société, sa raison sociale devient J. Crolbois et Cie. En 1920, la fromagerie, dirigée par M. Guillaud, est en plein essor et diversifie ses produits avec la production de beurre, de fromages variés tels que le Port-Salut, le Brie et la Pâte à Suisse. En 1925, la collecte du lait se fait sur une dizaine de communes formant un triangle entre Vern-sur-Seiche, Chartres de Bretagne et Chanteloup. Sa production est alors quotidiennement de 850 kg de fromage et 30 kg de beurre. En 1954, la fromagerie, rachetée par M. Lanquetot, gérant d' un groupe laitier de Normandie, se spécialise dans la fabrication de quelques fromages, avec le camembert comme produit vedette. A cette époque, la production quotidienne oscille entre quatorze mille et vingt mille camemberts. Vers 1960, l' usine rayonne sur une trentaine de communes et collecte quotidiennement environ 70 000 l de lait. En 1969, la fromagerie, toujours dirigée par la famille Lanquetot, est contrôlée par le groupe Bridel. La fromagerie cesse toute activité en 1979. En 1909, mention d' une chaudière à vapeur ancienne, issue des constructeurs Weyher et Richemond, de Pantin (75) . En 1910, la fromagerie emploie quinze ouvriers, une quarantaine en 1949. A sa fermeture en 1979, une trentaine de salariés sont dirigés vers les usines Bridel de Retiers (35) et de l' Hermitage (35) .
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Halle au beurre, 10 place de l'Eglise (Melesse)
Cette halle au beurre fut construite en 1894. Elle abritait le jeudi, jour du marché des marchands de beurre et oeufs, c'est également le siège du poids du roi ou, un préposé est à la disposition des vendeurs et des acheteurs pour peser les mottes de beurre. Dans la partie est de ce bâtiment, un petit local d'environ 3m² surnommé la prison a été prévu pour accueillir les fêtards trop bruyants.
Auteur(s) du descriptif : Ménard Stéphanie ; Dalibard Sabrina

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
QUIMPER - La place au Beurre
Quimper.- La place au Beurre. Deux fillettes posent au premier plan. Quatre affiches publicitaires sur la façade d'une maison.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

vignette
picto
Le beurre

Par : Dastum

vignette
picto
La baratte, le beurre

Par : Dastum

vignette
picto
Quatrième épisode – K’Actus 2004
K’Actus, le journal quotidien du festival K-Barré – Forum des arts 2003. Au sommaire de cette émission : Du rock, la bamba, une interview, du jonglage, de la pelouse, le western spaghetti, de la confiture, du muscadet, du beurre et des beignets, un photomaton, des pièces de théâtre, la grande histoire des indiens (avec du ketchup), Pain Beurre et Cinéma, Odyssé, Kazou, du modelage avec Triepot, Amanda Altaï et l’Agenda karaoke – Starring : Billy DOM, Billy DAM, Wendy (as the boss), Cindy and Beasty Billy Boob.

Par : L'aire d'u

vignette
picto
Pontivy : Le marche au beurre, place Martray

Par : Dastum

vignette
picto
La Place au beurre : [carte postale]
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

vignette
picto
St-BRIEUC - Détails de la façace d'un Hôtel du XVḞ
Rue Saint-Jacques, dite Rue au Beurre, appelée Maison des Doublets, premiers imprimeurs Briochins.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

vignette
picto
On fait la tarte !
Logoden, cueillette des pommes, septembre 1981, on fait la tarte, novembre 1983 ! Cueillette des pommes, on les place dans des cageots. Préparation du plat à tarte, on pèle les pommes à l’extérieure au soleil automnale, on beurre le plat. Farine, beurre, sucre, on prépare la pâte brisée avec un rouleau à pâtisserie, on place la pâte dans le moule, égalise, régularise, puis on dispose soigneusement les pommes finement coupées en tranches. Les guêpes se mettent de la partie, on saupoudre abondamment de sucre. Au four. Un héron passe sur l’estran de Logoden, les mouettes s’envolent. La tarte est cuite et servie dans la lumière dorée de fin d’après-midi.

Par : Cinémathèque de Bretagne

vignette
picto
Le Grenier du Siècle à Nantes
Dans l'ancienne usine LU, Nantes ferme le siècle en créant le Grenier du Siècle, lieu de dépôt d'objets représentatifs du XXe siècle, qui seront consignés durant 100 ans. Un descendant de l'inventeur du célèbre petit-beurre Lu vient en déposer la recette.

Par : INA

vignette
picto
Istoarioù diaoul ha laer-amann [Des histoires de d
Artistide Herrio a gont deomp amañ istoarioù bet klevet gantañ en e vugaleaj er menaj e Ploue. [Aristide Herrio nous raconte des histoires qu'il a entendues enfant quand il était à la ferme à Plouay.]

Par : INA

vignette
picto
SAINT-HERBOT (Finistère).- Intérieur de la Chapell
Plonévez-du-Faou.- Vue de face sur la clôture à balustres du choeur, intérieur de la chapelle Saint-Herbot. Deux petits autels de pierre, situés devant la clôture, recevaient autrefois l'un le beurre, l'autre les queues de vache, offerts à Saint-Herbot le jour du pardon.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

vignette
picto
Maison, 6 rue Yves Estève (Dol-de-Bretagne)
Eléments de décor : joints beurrés à l'anglaise, lignolet.La situation privilégiée de la parcelle, offrant un panorama exceptionnel sur le Mont-Dol, était tout indiquée pour cette villa, construite à la fin du 19e siècle, sur un modèle fréquent dans les stations de villégiature proches, notamment celle de Paramé.
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle ; Quillivic Claude

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Quimper, fonds de cartes postales : places et rues
Ce recueil numérique comprend 56 cartes postales représentant différentes rues et places de Quimper : place Maubert, place Saint-Corentin, place au Beurre et place Terre-au-Duc ; avenue de la Gare, boulevard de l'Odet et boulevard de Kerguélen ; rue Sainte-Catherine, rue du Parc, rue Kerhéon, rue Royale (actuelle rue Elie Fréron), rue du Lycée, rue du Guéodet, rue du chapeau-Rouge et rue Saint-Mathieu ; les Halles.

Par : Médiathèques de Quimper Br

vignette
picto
Zebda aux Rencontres Trans Musicales de Rennes (19
II y a des groupes aux textes creux, y’a ceux qui dégomment illico. Y'a les métissages actuels, les faux coloris médiatiques, y'a le feeling, y'a la maîtrise. A la croisée de ces méandres y'a la tribu Zebda (beurre en arabe), trois mâchoires féroces et harnachées qui revendiquent la partialité. Leur gilet pare-balles, c’est quatre musiciens qui sont autant d’outrages sur l’échelle de Richter. Musicalement, Zebda est un cocktail d’influences magistralement dosées. Rhythm’n blues, funk, rap, reggae, saupoudrés de touches africaines et moyen-orientales. Y font danser les éléphants ! Paroles !

Par : Association Trans Musicale

vignette
picto
Al laezh e Breizh [La production et la transformat
Ur beizantez o werzhañ amann war ar marc'had ha daou saver saout, tad ha mab, o kontañ ar cheñchamantoù 'zo bet en o ziegezh evit modernaaat : meur a zoare a zo da broduiñ laezh e Breizh e 1972, un nebeut mizioù a-raok brezel al laezh. [De la paysanne qui vend son beurre sur les marchés à l'exploitation familiale – père et fils – qui a modernisé son installation pour produire plus de lait, un aperçu de la production laitière en Bretagne, quelques mois avant la grève des livraisons, la célèbre guerre du lait menée dans l'Ouest pour obtenir de meilleurs prix. ]

Par : INA

vignette
picto
Témoignage sur les noces :les invitations, le déro
Témoignage sur les noces : inviter aux noces, le déroulement général des noces, la quête pour le sonneur, déroulement de sa carrière de sonneur (1926-1934), le déplacement en vélo, le déroulement de la journée, un veau pour quatre comme cadeau, déplacements de chez le marié (repas) vers chez la mariée, l'arrivée chez la mariée, la mariée qui se cachait, casse-croûte chez la mariée, la demande solenelle du garçon d' honneur aux parents de la mariée, les mariages arrangés, comment s'organisait le cortège vers l'église (placement des gens), placement du sonneur au milieu du cortège pour être entendu, les habits des invités, la sortie de l'église, la beurrée au bistrot, la tournée des bistrots

Par : Dastum

vignette
picto
Faites du cinéma
Un bel exemple d'incitation au cinéma d'amateur. Voyage dans un train à vapeur, au niveau du Cellier, pont enjambant la Loire, Le Cellier. Paris, la Tour Eiffel, le Trocadéro, bassins, carton "Devenez cinéaste amateur", la pendule indique midi. Nantes, une femme équilibriste sur une corde lisse dans la rue de la Fosse, Place Graslin avec tramway (avec enseigne Grand Bon Marché), au fond La Cigale. Le Quai de la Fosse, le train passant au centre ville, port, le pont transbordeur, la Loire, des mouettes, carton "Filmez vos enfants", une petite fille dans une rue. Pointe Tiébaud. Magasin Radio Armor et autres magasins au 2 rue Franklin avant les bombardements de septembre 1943, comme "Coiffeur", "Parti Populaire", tramway avec enseigne "Lafayette". Radio Armor après les bombardements de 1943, tramway avec publicité Petit beurre LU. Debret, un cinéaste amateur. Panneau annonçant la réouverture de Radio Armor au 3 boulevard Guisthau, en baraques de bois. L'Erdre, plaisance à la Gascherie, vacances, château de La Gascherie. Près de Pornic, mer sur la Côte, falaise avec trou, Pornic, port et château, vacances. Vacances à la montagne, Mme Debec avec un turban, téléphérique. Sucé, course de vélo, arrivée, remise des prix, banderole "Course dotée par les magasins Decré" le dimanche 19 août 1945. L'Erdre, canoë, baignade en rivière. Rugby, patinage sur glace. Dessin animé Mickey, publicité pour caméra et projecteur, spécialiste du cinéma format réduit.

Par : Cinémathèque de Bretagne

vignette
picto
Ferme, La Grande Marche (Javené)
Ce site est composé de plusieurs bâtiments qui présentent tous les mêmes caractéristiques architecturales : maçonneries de moellon de schiste, encadrements de baies et chainages d'angles en pierre de taille de granite ou en brique, toitures couvertes d'ardoise, régularité des percements...Au nord de la cour, s'élèvent deux bâtiments. Le premier, à l'ouest, abritait les logements des métayers et des ouvriers agricoles. Le second, à l'est, était destiné à l'étable. A l'avant de ce dernier se trouvait la fosse à purin et s'élèvent encore deux cabinets d'aisance construits en brique et en granite.Entre ces deux bâtiments, au sud, se trouvent un ancien hangar agricole et un fournil un peu plus au sud. A l'ouest de la cour, perpendiculairement aux logis et à l'étable, est implanté un bâtiment ayant abrité la laiterie puis des écuries et une cidrerie.En 1820, lors de la réalisation du premier cadastre communal, il existait déjà une ferme à la Grande Marche, ainsi qu'un moulin à la Marche au sud-ouest de la ferme.Toutefois, les bâtiments qui composent actuellement cet écart sont plus récents et datent de la charnière des 19e et 20e siècles. En effet, ce lieu faisait partie du domaine du comte Ferdinand de Lariboisière. Les bâtiments ont donc été construits par le comte, il s'agissait de la plus grande ferme du domaine sur la commune de Javené, elle s'étendait en effet sur 55 hectares et la Grande Marche était le siège d'une laiterie. Ainsi, dans les années 1890, le comte décide de réorganiser son domaine en augmentant la production laitière. Cette production est en effet rémunératrice à l'époque, le beurre produit est d'ailleurs vendu jusqu’à Paris.A l'image de la laiterie de Monthorin à Louvigné-du-Désert, à la Grande Marche, le comte installe donc une laiterie qui fonctionne à la vapeur. Le lait produit par les vaches de race jersaise dans les fermes Lariboisière de Javené est apporté quotidiennement à la laiterie de la Grande Marche. Les vaches de race jersaise avaient en effet été choisies par le propriétaire pour ses exploitations car elles fournissent un lait très riche en matière grasse et donc propice à la fabrication du beurre.Le comte de Lariboisière possédait une grande partie de la portion Est du territoire de la commune ; son lieu de résidence se trouvait à Monthorin à Louvigné-du-Désert, secteur dans lequel il possédait également une trentaine de fermes du même type. En 1892, le domaine de Monthorin s'étendait sur 1600 hectares, dont 951 étaient exploités par des fermiers. Ces fermes se caractérisent par une grande modernité eu égard à leur époque de construction (fin 19e et début 20e siècle). Ainsi, elles sont composées d'équipements d'hygiène et de confort et le comte y fait appliquer des principes de salubrité et de propreté, éléments relativement nouveaux à la fin du 19e siècle. Les étables pavées y possèdent de nombreuses ouvertures destinées à l'aération ; il existe une fosse à purin attenante sur laquelle sont élevés des cabinets d'aisance pour le fermier. Ici, il existe deux cabinets d'aisance, un pour le fermier et l'autre pour les ouvriers agricoles. Les différents bâtiments du lieu présentent les caractéristiques architecturales de la fin du 19e et des premières années du 20e siècle : régularité des percements, usage de brique et de granite taillé mécaniquement pour les encadrements de baies...
Auteur(s) du descriptif : Dalibard Sabrina ; Goyet Marie

Par : L'inventaire du patrimoine

Afficher le widget sur mon site Voir tous les documents
X

Afficher le widget sur mon site

Vous pouvez afficher le ce widget sur votre site en insérant le code suivant :

<iframe src="https://breizhapp.net/widgetbretania/index.php?set=wgt_beurre"></iframe>

Vous pouvez également voir la liste de tous les widgets à l'adresse suivante Liste des widgets