L'automne sur Bretania

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Les blockhaus sur la commune d'Etables-sur-Mer
Blockhaus en béton armé, situé en flan de falaise, avec une seule ouverture côté mer (l'autre ouverture a été bouchée), près d'un mur de soutènement.Le 9 août 1940, la commune d'Etables est occupée par les troupes allemandes, entrées à Saint-Brieuc le 11 juin 1940. Jérôme Camard, maire d'Etables est incarcéré par la Gestapo le 29 septembre 1943 et libéré le 25 juin 1944. Plusieurs blockhaus sont construits sur les lieux stratégiques de défense du littoral tagarin, en particulier à la Ville-Main (1 oeuvre repérée) à Pors es Leu (2 oeuvres repérées, 1 étudiée). Les plages en particulier sont aménagées par les Allemands avec des mines, des pieux et des tétraèdres, comme la plage des Godelins.Trois choses survécurent à la guerre : la Villa Persévéranza, villa appelée communément "Château Legris", le calvaire offert par la famille Legris en 1922 qui se trouvait alors sur la route qui descend aux Godelins (il est aujourd'hui un peu plus bas dans le premier parking de la plage) et les jolies villas qui, identiques et rectilignes, donnent un aspect coquet à l'avenue baptisée "Avenue Victoria" en 1930, par reconnaissance envers Madame Legris.Sur le cliché pris à l'automne 1944 (fig. 5), on peut remarquer de gauche à droite les persoones suivantes : Jeanne Duchêne Heurtel, Pedron Gouezou, Annick Duchêne, Blanche et Jean-Yves Guillard, Gaby Piriou, Adèle Courcouse, Yvonne Pinel et Augustine Piriou.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Je suis né en automne

Par : Dastum

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Dictionnaire du patois de Blain-051 (L'automne)

Par : Dastum

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HUELGOAT - Matinée d'automne dans la Forêt
Huelgoat.- Rayons de soleil sur la forêt.. Date : 1951. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Le Scorff, Brizeux et Marie
Sujet représenté : paysage (Scorff ; forêt ; automne ; rocher ; homme ; femme ; effet de soleil ; repos ; arbre ; rivière) - N° d'inventaire : 77

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Brumes d'Automne. - Gorges de la Laita à Saint-Mau
Clohars-Carnoët.- Les gorges de la Laïta à Saint-Maurice.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Quand je suis né, je suis né en automne

Par : Dastum

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Correspondance de Jean-Julien Lemordant à Jean-Eti
Correspondance de Jean-Julien Lemordant à Jean-Etienne Martin, vers 1905-1906. Ensemble de 63 documents comprenant : 8 cartes postales, 1 reçu du salon d’automne et 54 lettres majoritairement manuscrites, dont 2 illustrées. Nombreux courriers sont écrits depuis Penmarc'h (Finistère).

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Fabrication de cidre
Début sombre ; les feuilles tombent : c'est l'automne ; remplissage de la presse à cidre, serrage manuel, écoulement du jus et récupération dans une cuve ; Mise en scène d'un départ : journal "L'illustration", visiblement consacré à l'exposition universelle de Paris en 1937, une auto sort du garage, la famille Debroise s'y installe, les enfants saluent frères et soeurs qui resteront à la maison (Saint-Germain-en-Coglès)

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Qui-vive - Un environnement interactif de Samuel B
Spécialement créée pour la galerie Art et Essai, l’installation interactive Qui-vive découle d’une résidence de l’artiste réalisée au département Arts Plastiques de l’Université Rennes 2 au cours de l’automne 2010. Samuel Bianchini a souhaité poursuivre ce travail de recherche engagé avec un groupe d’étudiants de Rennes 1 et Rennes 2, autour de l’utilisation artistique de la domotique. La présence des visiteurs dans la galerie, ainsi que les bruits provenant de la bibliothèque située au-dessus de la salle d’exposition, agissent sur l’installation, proposant une mise en scène inquiétante, animée d’une force mystérieuse.

Par : L'aire d'u

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Sergueï Papaïl aux Rencontres Trans Musicales de R
« Silhouettes enfermées dans la brume, une fille qui meurt, d’autres passions qui s’éveillent. Une star en résilles quitte doucement la nuit pour rejoindre un nouveau rôle qui lui sera fatal. 1984, le rêve Hollywoodien ne s’est pas effacé et ponctue ces nouvelles années comme au plus beau temps de Judy GARLAND. L’homme au regard fixe… la pellicule de STERNBERG se déroule toujours devant ce monde triste et traître. Vous pouvez l’ignorer, il suffit de fermer les yeux. » Sergueï Papaïl. Automne 84.

Par : Association Trans Musicale

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Yann-Bêr Piriou évoque Anjela Duval
Anjela - Pennad-kaoz gant Yann-Bêr Piriou En 2011, à l'occasion de l'installation de la stèle à la mémoire d'Anjela Duval à Vieux Marché, et 30 ans après la disparition de la poétesse, Yann-Bêr Piriou, poète et écrivain né Lannion (Côtes-d'Armor), spécialiste de la littérature bretonne, est interviewé par TV-Trégor à propos de sa consœur qu'il a bien connue. Anjela Duval, fille unique d'une modeste famille de cultivateurs, a connu le destin improbable de devenir une des poétesses les plus réputées en langue bretonne. C'est ce parcours incroyable que Yann-Bêr Piriou raconte en cet automne 2011 devant la caméra de TV-Trégor.

Par : TV Trégor

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Les phares en mer, mobilisés dans la Grande Guerre
Avec ses 1 100 kilomètres de côtes et ses îles, la Bretagne est au premier rang du front de mer. Dans un conflit armé, tout ce qui peut entraver l’action de l’ennemi doit-être entrepris. A l’automne 1916, à cause de l’efficacité des sous-marins contre la navigation commerciale sur les côtes de la Bretagne, les ministères de la Marine et de la Guerre en coopération avec celui des Travaux-Publics, dont dépendent les Ponts et Chaussées et la Direction des Phares et balises, décident de l’installation de Postes de Défense Contre les Sous-Marines (P.D.C.S.M.) dans plusieurs phares en mer. Les trois phares du Trégor sont concernés par cette mesure. La mise en place des matériels, des effectifs nécessaires au service des canons, le ravitaillement et les relèves sont détaillés dans les 8 pages de l’article.

Par : L'ARSSAT

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Édifices logistiques de la Marine, devenus Auberge
Il s´agit d´un ensemble de 5 belles bâtisses en pierres possédant un étage. La première maison, plus proche de la grève, est particulièrement vaste (7 ouvertures à l´étage). Elle possède également des combles. Elle est contiguë à 3 autres maisons possédant chacune 2 ouvertures encadrées de granite et deux lucarnes à l'étage. La dernière maison possèdent 3 ouvertures avec encadrement de granite, 3 lucarnes et granite apparent aux jonctions de murs.Cet ensemble de bâtiments construits au 17e siècle a subi de nombreuses modifications au cours des siècles. Il servit en premier lieu d´édifice logistique pour la Marine et de caserne, puis les services communaux sont venus s´y installer au siècle suivant. A compter de 1872, on y installa une école de filles et en 1890 le bureau de poste, avant d´accueillir, en 1945, la nouvelle Auberge de Jeunesse. En effet, précédemment installée dans une venelle du bourg, l´auberge des Lecoeur, L´Amitié, déménage en 1945 et s´installe dans ces locaux. Quelques mois après l´automne 1948, faute de relève, les Lecoeur ferment définitivement les portes de L´Amitié après 14 années. Cet ensemble de bâtiments est aujourd´hui divisé en maisons particulières.
Auteur(s) du descriptif : L'Aot Lénaïg

Par : L'inventaire du patrimoine

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Spécial Hotel de Ville
Les commentaires de M. C. Bouyon, 1er maire-adjoint de la Baule à propos de la nouvelle mairie Bauloise. Maquette signée des architectes "Durand Menard Mornet Claisse architectes urbanistes CERA bureau d'études". Succession de panneaux de rues. La Villa Chauvet détruite pour laisser place à l'Hôtel de Ville. Panneau indiquant le maître de l'ouvrage délégué (SCIC) et le bureau de contrôle (SOCOTEC). Dès l'automne 1972 débutent les plans des architectes. Travaux à partir de janvier 1973. Les ouvriers au travail. Bétonnières. Réunion d'avancement des travaux. Coffrage. Grues. Juin 1973. Le béton est coulé à la benne à goulotte dans les piles. Échafaudages. Habillage des structures en béton à partir de janvier 1974. Contrôles sur place des auteurs du projet. Engin des Ateliers Breheret. Étanchéité des sols avec des couches bitumineuses. Vue de l'église. Ossature métallique. Escaliers en colimaçon. Visite du chantier avec les architectes. Des ouvriers dans la nacelle. Camionnette des Miroiteries de l'Ouest. Façade vitrée du bâtiment. Pose des carrelages. Vue des bureaux : le front de mer, les immeubles. Le 20 septembre 1974, après 50 ans de services, l'ancienne mairie a fermé ses portes. Le drapeau français est hissé. L'hôtesse d'accueil ainsi que les personnels des services municipaux sont à leurs postes. Une femme tape à la machine à écrire. Un homme est au téléphone... Inauguration, le 14 décembre 1974, du nouvel Hôtel de Ville de La Baule par Michel Poniatowski, ministre de l'intérieur et Olivier Guichard, maire de La Baule. Découpe du ruban tricolore. La foule entre dans la mairie. On dévoile la plaque d'inauguration officielle. Discours de Olivier Guichard. Un pot est offert. Départ en voiture officielle, une DS Citroën. Vue du bâtiment achevé.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Cale de Quélern, Beg ar Grogn (Roscanvel)
Cette cale toutes eaux mesure 112 m de longueur pour 7 m de largeur dans la partie supérieure. Le chemin d´accès est très large pour permettre le débarquement des canons et le passage des fûts et affûts dans des chariots tirés par des chevaux. Le désengagement des Ponts et Chaussées qui remirent la gestion de la cale à la commune de Roscanvel faillit sonner le glas de l´ouvrage. Des travaux de sauvegarde furent néanmoins entrepris par la municipalité en 1998. Une perche signale le musoir de la cale.La cale de Quélern est un haut lieu de l´histoire locale. Gênés par le faible tirant d´eau de la cale du bourg, les transports militaires et les vapeurs brestois devaient attendre au mouillage la marée montante. De plus, l´activité du port dans le tournant du siècle mettait en concurrence civils et militaires ; la cale du bourg montra ses limites quand on commença à réarmer les forts de la côte. La Marine jugea impossible le débarquement au bourg de grosses pièces d´artillerie et envisagea la construction d´une nouvelle cale à usage militaire. Le projet fut soutenu par la Société des Vapeurs Brestois dont les bateaux talonnaient parfois lors de l´accostage. C´est Aristide Vincent, familier de Roscanvel et exploitant d´une petite compagnie de vapeurs, qui est à l´origine du choix de Beg ar Grogn pour l´implantation d´une nouvelle cale à Quélern, afin d´échapper à la vétusté de la cale, sous la caserne Sourdis et aux limites de celle du bourg.En 1896, il est décidé de construire une nouvelle cale plus fonctionnelle. Les travaux débutent en février 1900 et c´est dès la fin de l´année 1901 que la nouvelle infrastructure est inaugurée. Elle accueille les vapeurs brestois et les canonnières qui assurent le service des forts. Ce mouvement qui donnait une grande animation à Quélern ne prendra fin qu´en 1963. Le 15 août 1918, le président de la République Raymond Poincaré y débarque pour inspecter les défenses côtières du goulet. Entre les deux guerres, chaque dimanche ramenait à Quélern les participants aux piques niques organisés par les patronages ou les associations brestoises qui gagnaient les sous bois ou la plage de Trez-Rouz (Crozon). Pendant la décennie 1950-60, la cale de Quélern était le rendez-vous des pêcheurs à la ligne chaque soir de printemps et des Plougastellen venus vendre le produit de leur pêche et les premières fraises de l´année. Des Sénans ont également débarqué à la cale de Quélern pour fuir la misère de leur île. Ils venaient pêcher la coquille en rade de Brest en automne. En 1963, la cale de Quélern cesse de desservir Roscanvel, changeant ainsi le destin de cet ancien « quartier de Brest » qui retourne à son isolement. Aujourd´hui, la cale de Quélern accueille les pêcheurs plaisanciers.
Auteur(s) du descriptif : L'Aot Lénaïg

Par : L'inventaire du patrimoine

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Bretagne en été de 1950 à 1956
COUL Eté 1950, maison familiale des Joliot-Curie à Antony, une femme, Hélène Langevin et sa mère Irène Joliot-Curie sont dans le jardin autour de Françoise tout bébé. Séquence de tennis avec Irène Joliot-Curie, Pierre et Frédéric Joliot. N&B Pâques 1951, maison d'Antony. Françoise Langevin est dans un trotteur avec Hélène Langevin-Joliot, Michel Langevin et Frédéric Joliot. Frédéric Joliot et Hélène Langevin-Joliot sont dans le jardin avec Françoise. Visite de Léon et Marguerite Combrisson (née Chavannes). Marguerite Combrisson est avec son petit-fils Eric, presque du même âge qu'Yves. Tête à tête entre Irène Joliot-Curie et Françoise. Arrivée de Colette Gricouroff (mère d'Anne Gricouroff, future femme de Pierre Joliot). Hélène Langevin-Joliot tricote. Session de tennis avec Frédéric et Pierre. Eté 1953, jeux autour d'une petite tente dans le jardin de l'Arcouest avec Michel Langevin et ses deux enfants Françoise et Yves. Hélène Langevin-Joliot vient aussi jouer dans la tente. Yves porte un maillot de bain tricoté. Jeux de ballon. Françoise Langevin est assise au piano. A l'accostage, jetée rocheuse en contrebas de Taschen Bihan, la maison de Charles Seignobos, Françoise et Yves barbotent dans l'eau. Michel Langevin et Françoise mettent un canot à l'eau. Vue sur l'anse de Launay-mal-nommé. Balade dans le canot pliant, le Bardiaux. Au début Françoise rame, puis c'est Michel Langevin qui rame avec ses enfants (Françoise et Yves) dans le canot. Les enfants rament en même temps. Jeux dans l'eau. Un petit garçon, Yves, descend les escaliers de la maison de l'Arcouest une petite voiture à la main. Jeux des enfants dans le jardin avec un sceau d'eau. Retour à l'accostage, jeu dans les rochers. Automne 1953, Antony, départ en vacances pour la famille Langevin avec la voiture chargée pour l'occasion. Pierre Joliot est présent aussi. COUL Eté 1955, Arcouest. Des enfants jouent à l'accostage, dont Yves et Françoise Langevin, en t-shirts rose. Manœuvres en canot à voile, le Moth, construit par Michel Langevin. Jeux de Françoise et Yves dans les rochers. Pierre Joliot et des enfants sont autour d'un canot. Hélène Langevin-Joliot et Yves sont en bord de mer. Accostage en canoë. Plusieurs enfants tirent sur les cordes du canot pliable Bardiaux. Jardin de l'Arcouest, un petit garçon, Yves Langevin joue au bateau dans un cageot. Françoise et Yves sont habillés de la même manière, salopette noire et t-shirt rouge. Cache-cache dans le jardin. Yves joue avec un petit bateau dans l'eau. Françoise apprend à nager. Yves et Françoise Langevin rament dans le Bardiaux qui est attaché à l'accostage. Vue sur la pointe de l'Arcouest. Barbotage des enfants. Été 1956, pique-nique d'un groupe d'arcouestiens dans l'Hélion, canot à moteur de Frédéric Joliot et annexe du voilier St Just. Françoise et Yves Langevin, Annette Mayer et ses enfants, Mr Colin et Anna Malpote (en charge de la maison de Frédéric Joliot). Pêche sur un îlot. Françoise et Yves embarquant dans le Bardiaux avec Mr Colin et Anna Malpote. Jardinage avec Michel et les enfants. Des enfants portent une longue branche de bois.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Caserne défensive, fort de Penthièvre (Saint-Pierr
La caserne du fort de Penthièvre est un bâtiment de 82 mètres de long sur 12 mètres de large dans sa partie centrale - 21 mètres aux façades des demi-bastions. Il s'organise en onze travées voûtées partagées en deux niveaux, plus une terrasse. Les locaux du rez-de-chaussée sont tous accessibles indépendamment. Un escalier central en maçonnerie permet d'accéder à un couloir qui distribue les locaux de l'étage. Cet escalier se prolonge par un autre en bois qui donne accès à la terrasse sous un pavillon recouvert d'un toit en dalles de granit. La terrasse dallée en granit est munie d'un parapet en maçonnerie dans lequel débouchent les conduits de cheminée. L'évacuation des eaux pluviales de la terrasse se fait par des gargouilles débouchant sous le cordon. La façade de gorge est percée d'ouvertures, portes et fenêtres, sur ses deux niveaux. L'autre façade principale, ainsi que les flancs et faces des demi-bastions, sont percés de créneaux de fusillade au niveau supérieur (sur les deux niveaux pour les flancs des demi-bastions). La plupart des autres percements présents sur cette façade ont subi des modifications (oculi, portes) ou sont des rajouts (fenêtres). Malgré une apparente cohérence, l'aspect de la caserne est marqué par les à-coups et les repentirs de sa construction. Plusieurs types de maçonnerie différents sont visibles sur la façade de gorge ainsi que dans les piédroits des travées. Les travées du rez-de-chaussée présentent des départs de voûtes documentés seulement sur une coupe datée de 1807. Le bâtiment abrite également une citerne - actuellement inaccessible - et un four à pain dont il ne subsiste que la façade. Les travaux de renforcement du fort de Penthièvre décidés sous le Consulat comprennent la construction d'une caserne défensive voûtée à l'épreuve de la bombe destinée à accueillir 300 hommes environ et à servir de réduit au fort. Le projet proposé et adopté en l'an 11 [1803] consiste en un bâtiment rectangulaire à deux niveaux flanqué de deux pavillons en forme de demi-bastions. Les travaux, probablement commencés en 1806, sont bien avancés à l'automne 1807 : quatre travées de la partie gauche (est) sont élevées et en cours de voûtement, l'excavation de la citerne est faite. L'avancée des travaux marque cependant le pas en 1808. Le projet est modifié : il est renoncé à la terrasse sur voûtes, remplacée par une charpente à double pente. Les voûtes de neuf travées (sur onze) ne sont pas construites. Celles du demi-bastion de gauche déjà achevées sont contrebutées par l'ajout de trois arc-boutants internes, tandis que les murs de refend du reste du bâtiment, ne devant plus supporter de voûtes, sont construits moins épais. Dans les années suivantes, une terrasse avec parapet en terre est rétablie sur le pavillon voûté de gauche pour servir de cavalier. La caserne est achevée sur ces nouvelles bases avant la fin de l'Empire. Dans les années 1820, les projets pour la caserne prévoient son achèvement d'après le projet initial de 1803, avec terrasse sur voûtes. Les voûtes du demi-bastion de droite sont construites entre 1820 et 1825, ce qui nécessite l'épaississement de leurs piédroits, réalisé en doublant les murs existants par des arcs. L'achèvement des sept dernières voûtes et la reconstruction des piédroits correspondants s'échelonne entre la deuxième moitié des années 1820 et le début des années 1830. La terrasse avec son parapet défensif est achevée en 1832. La caserne est complétée en 1834-1835 par le comblement des portes des demi-bastions donnant dans son fossé et l'achèvement de l'enceinte crénelée avec fossé et pont-levis l'isolant du reste du fort. Hormis la rectification des ébrasements extérieurs des créneaux des flancs des demi-bastions en 1844 et le percement de fenêtres supplémentaires à une date plus tardive (fin 19e siècle ?) dans la façade sud, la caserne a subi peu de remaniements affectant son aspect extérieur. Elle sert actuellement de casernement pour le centre d'entraînement dépendant du 3e RIMa de Vannes.
Auteur(s) du descriptif : Jadé Patrick ; Duigou Lionel

Par : L'inventaire du patrimoine

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journal filmé de Pleurtuit - 2 (Le)
Saïd Benaloua, qui vient vendre ses tapis depuis vingt ans, les portraits des cousines, des séquences mises en scène : une partie de belotte arrosée qui se termine en dispute, « une chasse aux oiseaux » où le chasseur tue... un merle ! La dernière perm' d'Emile Gaudu qui pose avec son diplôme de quartier maître et pour finir Gaudu boit un coup de quinquina Dubonnet avec son ami M. Jardin. FIN. BONSOIR. "Le journal filmé de Pleurtuit" Super Pathé-Baby N°9 Septembre-octobre Copyright by Em. Gaudu 1927 - 14mn10 Le journal filmé de Pleurtuit Résumé : Le film s’ouvre sur les cartons habituels des "Pleurtuit Ciné-revue" ou “Journal filmé de Pleurtuit“ et le portrait de Gaudu annonçant la couleur du film, celui-ci sera serein et souriant. Les informations débutent par une série de gros plan de personnages : Mlle Useo, Mlle Dosso, Saïd Ben Alloua. Madame Gaudu mère et M. Huet se prêtent au jeu pour une fiction ayant pour thème une partie de belote. Nouvelle fiction, mettant cette fois en scène Emile Gaudu, sur la chasse au moineau. Gaudu à Pleurtuit pour sa dernière permission le11 octobre 1927, voilà 18 mois qu’il est en garnison à Brest, il vient d’être nommé quartier-maître. Nouvelle scène, M. Jardin et Gaudu fumant la pipe, devant le perron, devant la maison, dans l’allée du jardin. Gaudu fait ses “vanités“ et termine ce numéro par une promenade romantique dans le parc d’un manoir, son ami Jardin se prête au jeu. Descriptif : Gros plan de Gaudu fumant la pipe Carton : Photo de E. Gaudu Carton : Cousines… Mlles Uséo, et H. Dosso. Portrait en gros plan d’une jeune fille souriante, brune, coiffée les cheveux en arrière, éclats de rires, mouvement de caméra en arrière, cinématon, fondu au noir, enchaînement sur une dame plus âgée qui visiblement suit les conseils de Gaudu, filmée toujours en gros plan, fondu au noir, trois jeunes femmes assises devant la maison (familiale ?) Carton : Marie… voici la 20e année que la maison voit Saïd Ben Alloua. Portrait d’un homme assez âgé, portant moustache et fez (ou tarbouche), originaire du Maghreb et visiblement vendeur de tapis, Carton : le club des trois Gros plan sur une dame assez forte aux airs de matronne, visiblement un peu gênée, fondu an noir sur une femme plus jeune coiffée à la mode de l’époque, s’en suit une coquette, souriante, plus jeune, portant chapeau Carton : “On fait une petite belote“… et puis… L’un des joueurs quitte la table Carton : “C’est tout naturel de s’expliquer 5 minutes…“ On se dispute Carton : Ah mon cher quel triple extrait Gaudu, sort une bouteille de dessous la table et prend des verres qui se trouvaient sur le bord du perron Carton : “Donne lui tout de même à boire“… (V. Hugo) On rit, on boit, on plaisante, Carton : “Trois joueurs et un… tricheur (M. Huet)“ Gros plan sur M. Huet Nouveau film : Carton : « La chasse aux oiseaux » Gaudu chasseur, il cherche, vise, tire, gros plan sur le tireur, sur le canon de l’arme, la victime, un petit piaf, le chasseur et son ami souriants. Carton : Allez-y, moi j’en viens ! 11 octobre 27 Dernière perm… Carton : 12 mai 1926 – 11 octobre 1927 – 18 mois, et… déjà Quartier-maître. Gros plan sur la feuille de permission au départ de Brest du conscrit Emile Gaudu le 11 octobre 1927. Gaudu en marin, bâchis sur la tête, assis devant le perron de la maison familiale, toujours le cigare à la bouche, il exhibe sa feuille de route et salue militairement, toujours plaisantin, il souligne la phrase en lettre d’or sur son bâchis “Allez-y moi j’en viens“. Sur le banc avec sa maman, nouveau bâchis “Dépôt des équipages“ Carton : … et le départ pour… Rennes Gaudu en costume, casquette, élégant devant la porte de la demeure familiale, les plans sont de plus en plus rapprochés (caméra sur pied, autoportrait). Carton : Mr Jardin – 16 octobre 27 Portrait en gros plan de M. Jardin , portrait de Gaudu façon mauvais garçon, toujours la cigarette, sourire, regard interrogatif, sur le perron de la maison, Gaudu, Jardin et une amie, Carton : avé… le bonnet basque… (Em. Gaudu) Emile Gaudu de profil portant un bonnet Carton : Pleurtuit - Le jour de la Toussaint Carton : … une fameuse pipe ! Même profil mais avec une pipe, Jardin et Gaudu fumant la pipe devant la maison, devant la maison, dans le jardin. La maison dans son ensemble, au milieu de jardin, nos deux protagonistes se dirigent vers la caméra, le clocher de Pleurtuit, Carton : « Memento homo quia pulvis es, et in pulverem reverteris. » (Rappelle-toi homme que tu n’es que poussière et que tu retourneras à la poussière) Crâne sur fond noir, Carton : Paysages d’automne. 1927 Images d’un château (peut-être fin XIXe), sur un étroit chemin, un attelage de trois chevaux mené par un homme tire une charrette, le château aux volets fermés, la basse cour, des dindons blancs, un homme, M. Jardin, entre dans le parc du château, un étang avec une barque blanche, l’homme s’y promène. Etiquette d’une bouteille de Quinquina Dubonnet, Gaudu et Jardin boivent un verre sur le perron de la demeure familiale. Gaudu souriant, une ardoise à la main “FIN“, il la retourne BONSOIR. Il jette un baiser à son public. Dernier carton : films tournés avec la caméra Pathé-Baby. Objectif : Carl Zeiss, 2,7. Carton infos du labo : Pathé-Baby – caméra – film d’épreuve – N°072827

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Fortification d'agglomération dite enceinte urbain
L'enceinte urbaine du Palais est une fortification d'agglomération bastionnée qui se développe sur un kilomètre de long, depuis les falaises dominant la rade du Palais, jusqu'au bassin de l'arrière-port. Elle consiste en quatre fronts bastionnés, 18-19, 19-20, 20-21 et 21-22 précédés d'un fossé, d'une galerie crénelée de contrescarpe, d'un chemin couvert avec réduits de places d'armes et d'un glacis. Trois bastions dénommés 19, 20 et 21 occupent la position d'anciennes redoutes construites en 1761 sur des points dominant la citadelle. Ils sont dotés de casernes casematées leur servant de réduits de gorge, dénommées A, B et C. Un ouvrage à cornes dit ouvrage de Beausoleil ferme la droite de l'enceinte sur la rive nord du bassin de l'arrière-port. Trois portes et deux poternes font communiquer l'intérieur de l'enceinte avec la campagne. La porte de Bangor et la porte Vauban sont situées sur le front 20-21, la première sur la contrescarpe, la seconde sur la courtine. La porte de Locmaria s'ouvre à la jonction entre la courtine 18 et le bastion 19. Les courtines 19-20 et 20-21 disposent chacune d'une poterne. Elles sont reliées aux réduits de places d'armes du chemin couvert H et G par des caponnières doubles à ciel ouvert. La porte percée dans le mur crénelé de l'hôpital, à l'extrémité droite de la courtine 21-22, peut être considérée comme une porte supplémentaire. Il existe deux magasins à poudre : l'un sous le bastion 19, l'autre en retrait de la courtine 21-22. Le boisement actuel des fossés et des glacis est un héritage des plantations effectuées par le génie au 19e siècle. A l'occasion de son premier passage à Belle-Île en 1683, Vauban rédige un premier projet d' enceinte bastionnée pour Le Palais. Il s'agit de compléter la citadelle en occupant les hauteurs la dominant au sud et à l'ouest, et forcer un adversaire à déployer un important corps de troupe pour en faire le siège. Le siège de 1761 démontre la justesse de ces vues, lorsque la prise des hauteurs défendues par de simples redoutes finit par entraîner celle de la citadelle. Les six redoutes de 1761 sont néanmoins conservées à la fin du 18e siècle, certaines étant même renforcées pendant les guerres de la Révolution. En 1802, le premier Inspecteur général du génie, Marescot, visite Belle-Île et établit un projet pour occuper les hauteurs dominant la citadelle. Plutôt qu'une enceinte continue, il propose un camp retranché constitué par des forts détachés entourés par un fossé continu. Les travaux commencent en 1803. Toutefois, l'ambitieux projet initial est revu à la baisse dès 1806. Les forts prévus sont remplacés par des lunettes terrassées munies de casernes casematées leur servant de réduits de gorge. Les ouvrages A, B, C, D et E, la galerie crénelée à feux de revers de la contrescarpe du fossé, les réduits de places d'armes G et H et la porte de Bangor sont construits entre 1807 et 1812. Le camp retranché est laissé inachevé à la chute de l'Empire. Lorsque la question de la fermeture du Palais est de nouveau mise à l'étude à la fin des années 1810, les ingénieurs militaires reviennent à l'idée de Vauban d'établir une enceinte continue. Nicole Le Pourhiet-Salat a dénombré 24 projets soumis au Comité des fortifications de 1819 à 1860 avant qu'un tracé définitif soit adopté. Le tracé et les dispositions de détail de l'enceinte varient d'un projet à l'autre. Toutefois, tous intègrent à leurs tracés les lunettes construites sous l'Empire, qui deviennent des bastions, et modifient peu la contrescarpe avec sa galerie crénelée et ses réduits. Beaucoup de projets prévoient un système basé sur une enceinte de sûreté crénelée appuyée sur les réduits de gorge A, B et C des lunettes, complétée par des masses terrassées pour la protéger des feux de l'artillerie. Le projet finalement retenu en 1860 prévoit de revêtir en maçonnerie les lunettes et de les relier par des courtines terrassées revêtues en maçonnerie. Les réduits A, B et C sont conservés à la gorge des nouveaux bastions 19, 20 et 21. La contrescarpe et la porte de Bangor sont conservées en l'état. Un nouvel ouvrage vient occuper la hauteur de Beausoleil pour ne pas laisser "en l'air" la courtine reliant la droite de l'enceinte au bassin de la Saline, d'autant qu'à partir des années 1830 le génie renonce au tracé de l'enceinte reliant directement les hauteurs à la citadelle moyennant la destruction d'un quartier entier du Palais. La courtine - ou coupure - 18 reliant la partie gauche de l'enceinte à la mer, autre point faible, est construite dès les années 1840. Pour le reste de l'enceinte, les travaux commencés à l'occasion de tensions diplomatiques laissant entrevoir la possibilité d'un conflit avec la Grande-Bretagne à l'automne 1840 sont achevés de 1861 à 1870. La chute du Second Empire ne marque pas la fin de l'histoire militaire de l'enceinte du Palais. La littérature met parfois en avant son obsolescence à son achèvement, due à l'apparition de l'artillerie rayée dans les années 1860. C'est négliger le contexte particulier des opérations de guerre maritime, où le déploiement d'une artillerie lourde de siège n'est pas aussi aisée que sur d'autres théâtres. A la fin du 19e siècle, l'enceinte et de la citadelle sont conservées comme ouvrages susceptibles de combattre : vers 1890, leur armement totalise 8 canons de 138 mm, 12 canons de 120 mm et 6 mortiers de 22 cm, plus des canons de 4 de campagne et de 12 culasse pour le flanquement, et encore 4 canons de 120 mm et 16 canons de 95 mm en réserve. Les aménagements réalisés pour accueillir et approvisionner cet armement sont bien visibles : plates-formes, traverses, niches à munitions, magasins à poudre. Le classement de l'enceinte du Palais comme monument historique en 2004 consacre la reconnaissance d'un ensemble de fortifications des années 1840 et 1860 intégrant de rares éléments du Premier Empire, encore amélioré après 1870 malgré une obsolescence qui n'est que théorique.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume ; Jadé Patrick ; Duigou Lionel

Par : L'inventaire du patrimoine

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