Lotissement, dit zone industrielle Chardonnet
Secteur urbain qui se développe à l´est de la commune, délimité au nord par la Vilaine, au sud par la voie ferrée Paris-Brest, enfin à l´ouest par le boulevard Villebois-Mareuil qui en constitue l´un des accès ; le second est situé au nord, où un pont enjambe la Vilaine depuis le boulevard François-Château. La zone industrielle, desservie par une voie de ceinture et par une impasse, se caractérise par un parcellaire irrégulier.Taille des parcelles : 2000 m2 en moyenne.Implantation du bâti : discontinu, en retrait et à l´alignement de la voie.Typologie du bâti : bâti majoritairement monobloc, type halle ou halles accolées, sheds.Végétal : absence d'espaces verts mais présence d'arbres anciens conservés.Un site industriel est visible sur le plan d´aménagement, d´embellissement et d'extension de 1928. Les documents conservés aux archives communales, dans la série O, indiquent qu'avant 1939, l'avenue Chardonnet avait été viabilisée par les propriétaires riverains, depuis le boulevard Villebois-Mareuil jusqu'à l'allée des anciennes usines de soie artificielle. Elle est classée dans la voirie urbaine, en 1952, suivant le plan directeur d'urbanisme qui prévoit la création d'une zone industrielle.Le plan d´aménagement intercommunal de 1946, conçu par Georges Lefort, figure une emprise réservée à la création d´une zone industrielle. Les annuaires de Rennes signalent l´usine de menuiserie Tomine (1913), la société générale des Huiles et pétroles (1928), les établissements Desmarais frères (1928) et l´usine de soie artificielle, la Soie artificielle Rennaise (1928), enfin l´entreprise Châtel et fils (1936), la société Pétrole et essences (1936) et la société anonyme des pétroles Jupiter (1936). Le plan de 1948 figure également l´ancienne usine Dior, dont la présence est attestée par le recensement de 1922. L´annuaire de 1939 indique qu´elle est spécialisée dans la fabrication d´eau de javel et d´engrais chimiques.Les permis de construire signalent la construction de plusieurs établissements à partir de 1950 : établissements Chapin (Derrouch & Rual, arch. 1951), société française de transports et de camionnages (Coirre & Glorot arch., 1961), enfin les établissements Lorans (J.-G. Carré, arch., 1965).
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle
Par : L'inventaire du patrimoine