Usine de fibres artificielles et synthétiques dite
Site desservi par embranchement ferroviaire de part et d'autre duquel s'organisent les différents ateliers de la soierie. Les bâtiments des anciens séchoirs comprenant également le magasin du colon, le réservoir aux acides et l'atelier de lavage du pryroxyle sont construits en schiste et sont couverts d'ardoise et de ciment amiante. Le château d'eau, très remanié et en partie détruit, est en schiste, en brique creuse et en ciment dans sa partie haute. Il est accolé au bâtiment renfermant le collodion, de plan rectangulaire, en schiste, flanqué de contreforts. Le laboratoire, à un étage carré et un étage de comble, est construit en schiste et couvert d'un toit à croupe en ardoise. Au centre du site, subsiste en partie un atelier enduit et couvert de deux sheds en ardoise. Le logement du concierge, à un rez-de-chaussée et un étage de comble, est construit en schiste et couvert d'un toit à longs pans en matériau synthétique. Dans son prolongement, sont implantés les différents bureaux, construits dans les mêmes matériaux, puis les magasins d'emballage et d'expédition en rez-de-chaussée, couverts d'un toit à longs pans. Les chaudières, le garage pour automobiles ainsi que l'entrepôt industriel sont situés dans un vaste bâtiment en grès, à un étage carré. La façade postérieure est enduite. Ce bâtiment se compose de trois corps accolés à pignon en façade et couverts chacun d'un toit à longs pans en matériau synthétique.Le 20 février 1919, un procès verbal d'enquête autorise la société La Soie Artificielle Française à établir une usine de fabrication de soie artificielle à partir du collodion, sous réserve que les eaux résiduaires soient épurées par un traitement approprié avant d'être rendues à la rivière. Un arrêté préfectoral du 12 juin 1923 autorise la société anonyme la Soie Artificielle Française de Rennes, à pratiquer une prise d'eau dans la Vilaine. Le 19 février 1929, malgré une mise en chômage de l'usine, le directeur général de la Soie Artificielle de Rennes, M. Rosenthal, demande l'autorisation de continuer son activité en précisant qu'il a effectué quelques agrandissements. A la fin de l'année 1930, la société est mise en faillite, les immeubles et l'usine sont vendus. Diverses entreprises s'installent alors dans les différents bâtiments de la soierie artificielle formant ainsi une zone artisanale.Au nord du château d'eau, un bâtiment signalé comme appartenant à l'ancien moulin Bodin, est aménagé en 1959, sur les plans de Pierre et André Costes, du bureau technique du Bâtiment et des Travaux Publics, pour la société Brun.
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle
Par : L'inventaire du patrimoine