Eglise paroissiale, place de l'Eglise (Brécé)
L'abside présente une voûte en cul-de-four soutenue par trois contreforts extérieurs qui ne montent pas jusqu'à la toiture. Au nord, le mur de la nef épaulé par deux contreforts est perçé d'un oeil de boeuf, d'une porte et de deux baies en plein cintre. Au sud, la chapelle communique avec la nef par une double arcade en plein cintre soutenue par une colonne centrale polygonale. La chapelle est éclairée au sud par deux baies jumelles en plein cintre. Une porte pratiquée dans le mur ouest, surmontée d'un auvent, permet d'accéder directement à la chapelle depuis l'extérieur.La première mention de l'église remonte à 1158, année où elle est citée comme appartenant à l'abbaye Saint-Melaine de Rennes. L'église, dédiée à Saint Exuspère, est alors une succursale de celle de Noyal-sur-vilaine, également propriété des moines de Saint-Melaine. Elle ne possède pas de cimetière avant 1216. De l'édifice d'origine, bâti à proximité de la Vilaine, subsistent l'abside et le mur diaphragme romans. La forme de l'abside, ses contreforts, son appareil en petits moellons sont des éléments caractéristiques des petites églises romanes des 11e et 12e siècles. La nef, aux dimensions réduites, est séparée du choeur par un arc diaphragme. La modestie de l'ensemble rappelle que l'église fut d'abord une chapelle. L'édifice connut sous l'Ancien-Régime plusieurs campagnes de travaux qui modifièrent sensiblement son aspect. Au 16e siècle, les seigneurs de Gosné construisirent une chapelle seigneuriale sur le mur sud de l'église communiquant avec la nef et éclairée par deux baies jumelles refaites en 1769 s'il faut en croire la date inscrite à côté. L'église possédait déjà une tour au 17e siècle. C'est au 19e siècle que l'église prend son aspect définitif. Une tour est construite (reconstruite ?) en façade vers 1805, par Coquillon, un maçon d'acigné, ce que confirme le cadastre de la commune de 1809. Une sacristie est bâtie entre 1812 et 1832 contre le choeur, à l'est de la chapelle de Gosné. Devant l'état critique de la tour quelques décennies plus tard, l'architecte rennais Charles Langlois propose en 1840 un devis et des plans pour sa réparation, plans et devis approuvés par le Conseil Local des Bâtiments Civils au mois de juillet. Les travaux sont confiés à Auguste Marchand de Châteaugiron, "fort bon ouvrier". En fait, ce maître charpentier, tout en s'inspirant du projet de Langlois, va réaliser des travaux beaucoup plus importants. La tour va être totalement reconstruite et la nef allongée de 4 mêtres. Le montant des travaux passa ainsi de 274 F à 2175 F sans l'aval du préfet. Plusieurs campagnes de restauration ont marqué au 20e siècle l'aspect de l'église. Le chœur a été entièrement restauré en 1908 d'ou, la disparition des boiseries. Le clocher fut refait 1955.
Auteur(s) du descriptif : Le Ninivin Anne-Cécile ; Dalibard Sabrina ; Orain Véronique
Par : L'inventaire du patrimoine