Patrimoine culturel de Quimper

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Pentecôte 1949, balade du Finistère aux Côtes-du-N
Quai de Quimper. Halles du Faouët. Locronan. Sainte-Anne-la-Palud. Exercice des pompiers à Port-Launay. Pleyben, le calvaire et la place. Les Monts d'Arrée. La forêt d'Huelgoat. ¨Plestin les grèves. Ploumanac'h. Cloître de Tréguier. Port du Bono, Golfe du Morbihan, vedette touristique.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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De la Roche Bernard à Étretat
Séjours dans différentes villes en septembre 1930, de la Roche-Bernard à Étretat. La Roche Bernard. Vue du pont, panorama sur la ville et sur la Vilaine, voitures. Sainte-Anne d'Auray et sa basilique, un marchand de souvenirs, près du calvaire à l'intérieur du cloître. Sables d'Or Les Pins, l'Hôtel des Arcades, l'Hôtel des Ajoncs, la plage, les cabines de bains, jeux de ballons sur la plage en maillot. Dinard, panorama, plage, villas, rue de la station balnéaire. Voitures sur le bac entre Dinard et Saint Malo, débarquement des voitures près de la tour Solidor à Saint Servan, parcs à huîtres et moules à marée basse et port de pêche. Cancale. Pancarte de l'Hôtel du Parc, deux adolescents portant de gros paniers (la jeune fille s'est déguisée avec une coiffe), magasin vendant des faïences de la manufacture HB de Quimper. Le Mont Saint Michel, wagon de marchandises sur la digue, voitures, remparts, pancarte Hôtel Poulard, montée des escaliers, guide devant l'entrée de l'église abbatiale sur l'esplanade, vues intérieures de l'abbaye, cloître, vue sur la digue, marchands de souvenirs à l'épée de Saint Michel, voitures. Caen, abbaye des Femmes, tramway, halles. Étretat, plage, campagne normande.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Bénodet 1960
BENODET Les Années 1960 environ --------- Analyse du film faite par Mme Jacqueline Jacq (née Le Garrec) L’estuaire de l’Odet, appelée « la plus belle rivière de France » ! Cela est peut être un peu présomptueux ! Mais à chacun son point de vue. C’est vrai, elle est belle, particulièrement dans un passage « les vires courts ». Depuis l’ouragan de 1987 la nature s’est un peu dégarnie mais la promenade reste très jolie. De nombreuses légendes s’y rattachent. Fernand Le Garrec et Jean Bedouet en ont fait un film couleur sonore et commenté dont le titre est « L’Odet » (de sa source à son embouchure). Les deux berges : côté Benodet, côté Sainte Marine. Sur l’une des vues de Ste Marine, sans doute prise du haut du grand phare de Benodet, on passe au dessus de la végétation ; on voit donc la mer de l’autre côté. Nous sommes là, non plus en pays Fouesnantais mais en pays Bigouden. La grande courbe est la très belle plage allant de Ste Marine à L’Ile Tudy. L’Ile Tudy n’est pas une île mais une presqu’île. Cette petite station balnéaire a conservé tout son charme d’autrefois : maisons basses et petites, ruelles sans doute pour s’abriter au maximum des vents du large. Les noms des rues sont amusants, simples et très évocateurs : rue des pêcheurs, rue des tempêtes, rue de la mairie, rue des mouettes… La petite plage de Benodet le long de l’Odet, juste à l’estuaire. Une grosse balise verte pour les bateaux et connue de tous : « LE COQ ». Peu de bateaux au mouillage. Des dériveurs rangés en haut de la plage. Au dessus de la plage, la Corniche de l’estuaire est bordée de végétation nature avec ses plantes, ses herbes, ses ronces…Tout cela a fait place à une promenade entièrement aménagée pour piétons et poussettes. Le port : lui aussi peu de bateaux, pas d’aménagement de pontons comme actuellement. Pontons, densité des bâteaux, leur taille aussi : une très grande évolution. Au mouillage une Arcoa (ou un Matona ?) Le bac gris, un bac à chaînes, arrivant à sa cale, une image incontournable de ce Benodet. Ce bac transportait voitures, cars et piétons. Il contenait 8 voitures normales ou 10 petites, rangées sur deux files. Il était le seul moyen, en ce lieu, de passer du pays Fouesnantais en pays Bigouden. Sans lui, il fallait aller chercher un pont à Quimper et faire donc un détour de 32 à 35 KM. Dans ses dernières années d’existence il était devenu totalement insuffisant entraînant des files d’attente et donc des délais d’attente insupportables. Autour de toute une polémique (certains pour, certains contre) un pont fût construit rendant les plus grands services à la population et rapprochant ainsi Fouesnantais et Bigoudens, « grands rivaux » d’autrefois ! Au port de Ste Marine on aperçoit un bâtiment rose : « l’abri du marin ». Ces « abris du marin » construits dans les ports à l’initiative de Jacques De Thézac afin de venir en aide aux familles de marins. D’une cale, partaient déjà des bateaux promenades pour les touristes. Ici, « La Perle de l’Odet ». Ce n’était pas les « aigrettes » actuelles ! Les billets se prenaient sur la cale directement. Actuellement un beau bureau permet de les acheter. Pas loin de la cale du bac, une autre cale, celle des bateaux promenades pour les touristes. Là, une bigoudène, en coiffe, offre à la vente, ses dentelles, ses napperons et ses colliers de coquillages… Dans une barque, un monsieur, debout, barbe blanche, casquette : il s’agit de Monsieur Craff, propriétaire d’un chantier naval à Benodet et constructeur des célèbres Cravelles et Cragogne. Il était spécialisé dans la construction en bois et contre-plaqué : - Vauriens-corsaires-caravelles en contre-plaqué. - Super-challenger en bois moulé. - Cygnes en bois. - Côtre des Glénans en bois. - Bateau à l’unité, donc des plans uniques. - Des belles vedettes pour la marine nationale. Les bateaux étaient mis à l’eau sur la plage de Benodet par un chemin en bois qu’il avait fabriqué. La grande plage de Benodet, dans sa baie, tournée vers le large. En face, en mer, les îles des « moutons » à 6 miles de Benodet et les îles des « Glénans » à 10 miles de Benodet. Dans le haut de la plage, les cabines en bois. Il n’y avait ni douches ni WC, tout cela a été remplacé par une ligne ininterrompue de cabines en dur très convoitées par les habitués. Douches et WC ont été aménagés. On aperçoit la partie de la plage vers la pointe, c’est l’anse du Trez : c’était nettement moins construit. Il en est de même d’une avenue que l’on voit après : il y a encore des champs ; actuellement tout est construit. A l’époque il était possible d’aller chercher des mûres en plein centre de Benodet ! Moments de la vie quotidienne pendant les vacances La famille Le Garrec avaient de nombreux amis à Bénodet. Certains petits moments ont été filmés : travaux de peinture. lecture et « salon » au jardin. Une petite maison de vacances, travaux au jardin : confection d’un dallage et résultat du travail. En face, le magasin de Etienne le Grand photographe à Quimper, magasin ouvert pendant la saison. Séquence du vélomoteur. M. Le Garrec et son ami de vacances, Jean Vacher, aimaient s’amuser et faire des sketches, d’ailleurs plus ou moins réussis ! Celui-ci en est un. Jacqueline Le Garrec et son amie avaient obtenu, avec beaucoup de difficultés (les 2 roues étant par définition très dangereux !), l’achat de « mobylette ». Son cousin, de son côté avait une petite moto 50cc de l’époque (style Flandria). « Les deux jeunes filles, un jour, tombèrent en panne et bien évidemment se trouvèrent désemparées au bord de la route. Le hasard fit bien les choses, faisant passer par là un beau jeune homme blond sur sa rutilante moto rouge. Sans hésitation, bien sûr, il s’arrêta pour dépanner ces deux personnes en détresse ». Les mobylettes marchaient avant, elle marchèrent aussi et heureusement après. La scène dut être rejouée à plusieurs reprises sur demande du cinéaste !! On peut remarquer que le jeune homme porte un casque, sans doute bien éloigné des normes actuelles mais que les deux jeunes filles n’en n’ont pas. Les règles de sécurité étaient loin d’être les mêmes ! Le Vaurien Parmi les dériveurs, ce fut l’ère du vaurien. Jacqueline Le Garrec en possédait un et, avec une amie, passaient, comme beaucoup d’autres, les après-midi sur l’eau par tous les temps. Les tâches étaient bien réparties : Jacqueline à la barre et son équipière au foc. A l’époque, on faisait du dériveur sans combinaison et sans gilet de sauvetage. Sortie du hors-bord bleu de l’eau Cela se passait à la cale du bac. Une bande de jeunes, parents et amis aident à la manœuvre, dirigés par Jean Vacher, grand ami d’été des Le Garrec. Pendant les vacances, le hors bord (un Rocca probablement) était au mouillage à une bouée située pas très loin du bac. Il s’agit vraisemblablement de la sortie de fin de vacances. Mais les pannes de moteur hors-bord étaient relativement fréquentes, entraînant bien des désagréments pendant les vacances. La Vespa 400 bleu canard Ce fut la première voiture de Jacqueline, voici ce qu’elle en dit : « Un vrai danger public ! Aucune puissance, pas de reprise, s’étouffant à chaud. Pourtant je faisais un peu de route et n’hésitais pas à dépasser des camions : il me fallait beaucoup beaucoup de temps ! insouciance de la jeunesse sans doute. » Par contre, dans Benodet, pour le transport des skis, des personnes et des chiens, la Vespa 400 était très adaptée : décapotable, ouverte au vent, au soleil ou aux embruns, elle remplissait parfaitement son rôle. On pouvait y charger : 1 paire de skis, 1 monoski, 3 personnes, 2 chiens. M. Vacher en profite pour faire le pitre à la fin de la séquence. La plage le ski nautique Dans le haut de la plage la dune. Actuellement, la dune n’existe plus. L’endroit a été aménagé en superbe promenade pour piétons et poussettes. Derrière, ont poussé, le Casino, la thalasso, le cinéma. « Nous étions un groupe de jeunes, parents et amis, à nous retrouver pratiquement tous les jours pour faire nos tours de ski. Nous en faisions, chacun, 1 ou 2, voir 3, selon les conditions de temps, d’humeur, de forme. Le hors-bord appartenait à mon père. Un ami, faisant déjà du ski, lui avait appris à nous tirer. Bien que ne pratiquant pas ce sport, il tirait très bien tant au démarrage qu’après, ainsi qu’en retour à la plage. Son lieu de travail était à une trentaine de km de Benodet. Prenant peu de vacances, son plaisir était, pendant la période d’été, de rentrer plus tôt. Nous avions tous rendez vous vers 17h-17h30 au bout de la plage du Trez. Les jeunes s’occupaient des skis et là, pendant 1h30 à 2 heures nous faisions nos tours les uns et les autres. Certains pratiquaient sur 2 skis, d’autres sur mono, souvent seul, parfois à 2 voir 4 comme le montre l’une des vues. Là non plus, je ne parle pas de la sécurité : ni combinaison, ni gilet de sauvetage, en maillot. A cette époque c’était ainsi. Cependant une bonne habitude avait été adoptée : il y avait toujours 2 personnes dans le bateau, l’une conduisant, l’autre surveillant le skieur. Cette mesure permettait de récupérer le skieur le plus rapidement possible en cas de chute, et les chutes étaient évidemment nombreuses ! » A l’époque, les départs de la plage et les retours étaient autorisés ce qui ne l’est plus de nos jours. La plage On y va par tous les temps en dehors des tempêtes évidemment. En cas de fort vent, les parasols sont couchés à même le sable. Il n’existait pas de zone pour les bateaux qui partaient et accostaient là où ils le désiraient. Les planches à voile n’existaient pas, par contre on peut observer un Catamaran Bateaux Une régate de « Corsaires », bateaux très en vogue à cette époque. (régate ventée). On y voit aussi un vaurien, un « requin » qui empanne à la bouée. Pas de planches à voile : elles n’existaient pas. Par contre on peut observer pour la deuxième fois une nouveauté pour l’époque : un catamaran. Celui-ci est un Shearwater III, créé à la fin des années 50 par Roland et Francis Prout en Angleterre, ce catamaran commence à connaître un certain engouement en 1960 près de 2000 unités seront construites). On peut égalemnt voir un 615, dériveur très recent pour l’époque, le reste est très classique : corsaire, vaurien, requin. Le film se termine par la première d’un spectacle nocturne qui deviendra plus tard une célèbre manifestation très prisée aujourd’hui et qui rassemble chaque 15 août une marée humaine. Il était simple à cette époque : feux de Bengale sur l’eau et à terre, à bord des bateaux, démonstration de ski à 4. La soirée se terminait par un feu d’artifice classique. Ces premières « nuits de l’Odet » eurent lieu tous les ans, et furent à l’origine de « la féerie nautique » actuelle. D’après Jacqueline Jacq à Benodet, le 18/10/2006 (vu par Gilbert le Traon le 18/12/2006) Bénodet, dans les années 60. Ce film de Fernand et Jacqueline Le Garrec, entre documentaire et film de famille, est très riche d'informations sur la vie des stations balnéaires du Sud-Finistère. Bénodet est déjà une ville attachée à la plaisance sportive : vauriens, caravelles, corsaires, requins et même un 615, et un Shearwater (premier catamaran). Brest 2016 : CLS, 16/6/16

Par : Cinémathèque de Bretagne

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usine Verascope Richard ; Quimper

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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La cathédrale de Quimper ; vue prise des remparts

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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La cathédrale Saint Corentin à Quimper
Après dix années, la restauration de la cathédrale Saint Corentin de Quimper est achevée. Cette restauration redonne à la cathédrale son faste d'origine.

Par : INA

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Un cercueil du Moyen Age découvert à Quimper
Dans le cadre de fouilles archéologiques réalisées place Laënnec à Quimper, des archéologues ont découvert le cercueil d'un enfant, datant du Moyen Age. Son état de conservation exceptionnel apporte aux scientifiques d'importantes informations.

Par : INA

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Chanson Kemener
Yann Fanch Kemener interprète Koat-houarn (composé par Jean-Michel Veillon) et Fañchig bihan (air traditionnel breton). Spectacle donné au Théâtre de Quimper.

Par : INA

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Témoignage d'une ouvrière travaillant dans une con
Gabrielle travaille dans une conserverie de poissons : des sardines et des maquereaux. Elle parle de la difficulté physique du métier à la chaîne, l'impossibilité de se parler, l'évaluation du travail en fin de journée, la fatigue engendrée par le bruit.

Par : INA

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Disput etre ar maro hac an den yaouanq
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : Débat entre la mort et la jeunesse.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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LE VOEU QUIMPER
Quimper.- Portrait d'une jeune fille coupant sa tresse pour faire un voeu.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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QUIMPER.- La Descente du Christ au Tombeau (Cathéd
Quimper.- La mise au tombeau, groupe de statues, intérieur de la cathédrale Saint-Corentin.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Le patro de Ploudalmézeau 108

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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La rue du Parc et l'Hôtel de l'Épée

Par : Archives municipales de Qu

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Dessin humoristique du préfet Richard barbu en red

Par : Archives municipales de Qu

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Manoir de Barach (côté sud) à Louannec (Recto) et

Par : Archives municipales de Qu

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A mes concitoyens, sur la mort de notre évêque M.

Par : Gallica

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Le barbier de village
Sujet représenté : scène (discussion ; homme ; barbier ; poule ; cour ; maison ; rasage, Quimper, vêtement : Breton) - N° d'inventaire : 16

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Vieille maison de la place à Locronan

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Histoire du Comité révolutionnaire de Quimper
La Revue Historique de l'Ouest est un recueil consacré à des monographies relatives à l'histoire de la Bretagne dont le premier numéro est paru en 1885.

Par : Revue historique de l'oues

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Carte d'une partie de la côte de Bretagne depuis l
Ancien possesseur : Argenson, Antoine-René de Voyer (1722-1787 ; marquis de Paulmy d'). Ancien possesseur

Par : Gallica

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Environs de Quimper, Fouesnant : Chez la repasseus

Par : Dastum

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Deux ordonnances de police à Quimper (1404-1719)
La Revue Historique de l'Ouest est un recueil consacré à des monographies relatives à l'histoire de la Bretagne dont le premier numéro est paru en 1885.

Par : Revue historique de l'oues

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La grande Troménie de Locronan
La grande Troménie de Locronan s'est déroulée hier en présence de Mgr Daniélou. Les pèlerins en costume traditionnel débutent la procession sur la place du village, celle-ci se poursuit à travers la campagne avoisinante au rythme des cantiques.

Par : INA

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De 1948 à 1958 et défilés folkloriques
1948 : une procession dans les rues de Landerneau (prise de vues Pierre Caouissin). 1953 : collège Bon secours St Louis, dans les baraques rue Conseil à Brest. Les élèves de la classe Math-élem et leur professeur, l'abbé Marcel COZ. 1955 : mois de mars, images de Rennes, étudiants de l'Institut de chimie de l'Université de Rennes (IUCR). Parc du Thabor : un jeune enfant donne à manger aux animaux, il porte un kabig, place Pasteur devant la Faculté des sciences, restaurant universitaire de la rue de Fougères. 1957 : mois de mai, étudiants de l'école technique supérieure de chimie de l'ouest (ETSCO) à Angers. Défilés folkloriques. 1955 : Quimper rue Kéréon défilé des fêtes de Cornouaille. 1958 : idem (sous exposé). 1958 : Brest, festival des cornemuses, défilé rue de Siam (avec une très courte séquence de l'hélicoptère d'Albert LAMORISSE qui tournait "Voyage en ballon"), puis le même jour le défilé Triomphe des sonneurs, en haut de la rue Jean Jaurès.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Église paroissiale Saint-Mathurin
Edifice de plan allongé sans transept. Chevet à pans coupés. Porche sud hors-oeuvre. Sacristie hors-oeuvre de plan rectangulaire au nord de la cinquième travée. Clocher à chambre de cloches ajourée amortie d´une flèche ajourée en encorbellement encadrée de quatre pinacles. Gros oeuvre en moellon de granite enduit à l´exception des chaînages d´angle et des encadrements des baies en pierre de taille de granite. Nef à trois vaisseaux à cinq travées. Voûte à croisées d´ogives peinte en bleu. Nervures reposant sur colonnettes engagées de fond. Arcades en arc brisé reposant sur les chapiteaux des colonnes. Sol couvert de ciment.Edifice reconstruit en 1876 d´après les plans de l´architecte Ernest Le Guerrannic, par l´entrepreneur Le Louet de Quimper.
Auteur(s) du descriptif : Fauchille Gwénaël

Par : L'inventaire du patrimoine

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Manoir
Manoir de plan allongé, à étage carré, construit en moellon équarri de quartzite avec encadrement de baies en kersantite. Un appentis postérieur est construit contre le mur nord. L'épaisseur de la souche de cheminée sur le pignon ouest indique l'existence d'une cheminée à l'étage. Une écurie pavée comprenant un logement pour le cocher, une remise agricole et un four à pain sont construits au nord et à l'ouest du logis. L'ensemble est établi sur un terrain d'environ 7000 mètres carrés arborés, clos de murs et de talus en pierre. Situé à deux kilomètres environ à l'est du bourg de Crozon, le manoir de Keramprovost-Penandreff aurait appartenu à un cadet de la famille Provost, mentionné dans les Réformations de la noblesse de 1426 et de 1516, à Trébéron (commune de Crozon). A partir de 1602, le manoir passe à d'autres familles : Jean Jacob (1602-1610), Corentin Demareil (1682), famille Le Laouenan citée en 1695, famille Hasquer ou Ansquer originaire de Cuzon (près de Quimper) vers 1722, famille Nicolas de Lezernan vers 1742, Jules Arnaud (capitaine de vaisseau) qui vend en 1864 à une famille d'agriculteurs, les Sénéchal.Edifié au 16e siècle, le manoir est remanié au début du 18e siècle, peut-être par la famille Hasquer, en conservant des éléments de l'édifice d'origine : porte de l'appentis nord, porte intérieure entre la salle et l'appentis, linteau de fenêtre à accolade de l'étage. L'écurie située à quelques mètres au nord-ouest du manoir date également du 16e siècle, remaniée en 1728 comme en témoigne la date portée sur une baie de style Renaissance.D'autres remaniements ont été réalisés dans la première moitié du 19e siècle (fenêtres de l'étage) et au 20e siècle (fenêtres du rez-de-chaussée, portes de l'écurie...). Sur le cadastre ancien de 1830, plusieurs petites constructions agricoles figurent à l'ouest et au sud du logis, aujourd'hui disparues, remplacées à l'ouest par une remise agricole, en lien, peut-être, avec l'arrivée des Sénéchal. Le four à pain situé sur le chemin, au nord du manoir, ne figure pas encore sur le cadastre ancien.
Auteur(s) du descriptif : Douard Christel ; Maillard Florent ; Tanguy-Schröer Judith

Par : L'inventaire du patrimoine

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Les anciennes ardoisières de la commune de Saint-C
L’origine de l’extraction d’ardoises dans le bassin de Châteaulin est inconnue, bien qu’elle soit attestée au moins depuis le 15e ou 16e siècle. Plusieurs historiens ont noté son utilisation dans plusieurs monuments anciens : couverture de la cathédrale de Quimper en ardoises de Laz et de Saint-Goazec aux 15e et 16e siècles, couverture de l’église Saint-Maclou de Rouen en 1526 avec de l’ardoise achetée à Châteaulin, présence près du prieuré de Châteaulin de « carrières d’ardoises très excellentes » d’après l’histoire du royal monastère de Landévennec de 1640, don du roi au sieur de Lançon d’une carrière d’ardoise proche du château de Châteaulin en 1671 …Plus récent, les témoignages de contemporains à la fin du 18e siècle et au début du 19e siècle évoquent l’activité intensive des ardoisières du bassin de Châteaulin. Dans son dictionnaire de Bretagne paru en 1778-1780, Ogée rapporte que « les environs [de Châteaulin] fournissent un grand nombre de carrières d’ardoises qu’on y vient chercher des pays étrangers ». Cambry, dans son Voyage dans le Finistère en 1794 et 1795, décrit Châteaulin comme un pays « formé de montagnes schisteuses, de carrières d’ardoise », tandis que Brousmiche, dans son Voyage en 1829, 1830 et 1831 parle des « carrières d’ardoises […] en pleine exploitation sur les deux rives de l’Aulne ».L’exploitation du sous-sol géologique pour la construction est alors déterminée par deux facteurs importants : sa nature même, largement dominée par des schistes bleu foncés produisant des ardoises de couverture fines, mais ayant également largement servi comme moellons dans les constructions locales, et l’accès immédiat par transport fluvial, les carrières étant toutes situées à proximité des bords de l’Aulne.Au 18e siècle, les principales ardoisières étaient situées à Châteaulin, Saint-Coulitz, Saint-Ségal, Lothey, Gouézec et Pleyben. Il semble bien que jusqu’au début du 19e siècle, l’activité ardoisière se soit bornée aux alentours de Châteaulin, exploitée dans des carrières à ciel ouvert, mais aussi dans quelques carrières souterraines sous voûte, puis exportées via le port de Port-Launay.Un rapport de 1840 nous apprend que 32 carrières étaient alors en activités sur 9 communes du bassin sud de Châteaulin (Châteaulin, Saint-Ségal, Saint-Coulitz, Lothey, Gouézec, Pleyben, Lenon, Châteauneuf et Saint-Goazec) employant 486 ouvriers. Durant la première moitié du 19e siècle, l’aire d’exploitation de l’ardoise s’est ainsi étendue jusqu’à Chateauneuf-du-Faou.La quasi-totalité de l’activité ardoisière des alentours de Châteaulin s’est arrêtée à partir de la fin des années 1880. Simultanément, l’aire d’extraction d’ardoises s’est étendue vers l’est, avec l’ouverture de nombreuses carrières au sud de Carhaix, se développant dans le secteur de Motreff, et proche de Locarn, facilité par l’ouverture du canal de Nantes à Brest au 19e siècle, que de nombreuses nouvelles exploitations longent.Deux ardoisières à Saint-CoulitzLa carrière de Poullpichou, au lieu Ty ar Vengleuz (la maison de la carrière) à l’est du bourg de Saint-Coulitz, en bordure de l’Aulne, est la plus importante et la plus grande carrière de la commune. Le site, qui est déjà mentionné sur le premier cadastre napoléonien de 1809, puis sur la deuxième version en 1847, semble avoir été actif au moins depuis le 18e siècle.L’exploitation à ciel ouvert de cette grande carrière s’est effectuée sur un front de taille en demi-cercle d’environ 80 mètres de diamètre et dont le fond se situe à 250 mètres du canal, formant une large zone jonché de débris et chutes d’ardoises. Le front de taille s’élève aujourd’hui à 10 mètres de hauteurs en moyenne, allant jusqu’à 15 mètres. La végétation aujourd’hui abondante rend l’accès au site difficile et ne permet pas de savoir si des galeries existaient et ont été rebouchées.A proximité immédiate du site, les vestiges d’une petite maison de carrier construite en schiste ardoisier rappellent la vocation industrielle du site qui porte aujourd’hui son nom, « Ty ar Vengleuz », littéralement la « maison de la carrière ». D’autres maisons, figurées sur le cadastre de 1847 et disparues aujourd’hui, ont existé.A environ 400 mètres au sud se situe la carrière de Kernévez, moins large (environ 50 mètres) mais ayant un front de taille pouvant atteindre une vingtaine de mètres (aujourd’hui très difficile d’accès et en partie remblayée). La carrière semble être plus récente, car non indiquée sur le cadastre napoléonien de 1809, bien que toute proche de celle de Poullpichou. Elle est toutefois mentionnée dès 1840 dans le rapport sur les carrières des environs de Châteaulin, puis indiquée sur le cadastre napoléonien de 1847.Une troisième carrière, mentionnée sur le cadastre napoléonien de 1847 au nord-ouest de Kertanguy (mais absente du cadastre de 1809 et du rapport de 1840) semble avoir été active durant la deuxième moitié du 19e siècle. De petites dimensions, il n’en existe plus aucune trace actuellement.Les recensements de population effectués à partir de 1836 montrent un nombre élevé de carriers sur la commune de Saint-Coulitz dans les années 1830-1840 : 36 carriers recensés en 1836, puis 32 en 1841, pour une population d’environ 500 habitants. Le rapport de 1840 sur les carrières des alentours de Châteaulin ne mentionne pour Saint-Coulitz que 7 ouvriers employés à Poullpichou, et 4 à Kernévez. Il semble que si ces deux exploitations étaient les plus importantes, de petites extractions d’ardoises locales ai pu exister, et qu’une partie des « carriers » de Saint-Coulitz travaillaient sur des carrières situées sur les communes avoisinantes.Jusqu’aux années 1880, l’activité ardoisière se maintient sur la commune mais diminue sensiblement (24 carriers en 1851 ; 21 carriers en 1881 ; 15 carriers en 1886), avant de disparaitre définitivement à la fin du 19e siècle.
Auteur(s) du descriptif : Blanchard Romain

Par : L'inventaire du patrimoine

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