Patrimoine de Paimpol

vignette
picto
Vies d'ouvrières
Il y a dix ans, paraissant "le voyage à Paimpol", qui racontait l'histoire de Maryvonne, ouvrière de Saint Brieuc qui, un jour d'extrême lassitude, fait une fugue et se paye le voyage en autocar pour Paimpol. Dix ans après, l'auteure du roman, elle même ancienne ouvrière, Dorothée Letessier a fait le voyage en autocar entre Saint Brieuc et Paimpol. Entretiens et montage d'entretiens avec Dorothée Letessier, ses anciens collègues d'usine de Chaffoteaux, revues après dix ans d'absence : le travail à l'usine, le manque d'alternative surtout pour les femmes, l'évolution professionnelle de certains collègues

Par : INA

vignette
picto
Istor Janet

Par : Dastum

vignette
picto
Dañs Kef (?) (clarinettes, violon, guitare)

Par : Dastum

vignette
picto
Statue : saint Nicodème

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Ferme du Vélénec
Ferme composée de deux logis mitoyens construits en grès et granite. Portes plein-cintre chanfreinées à l'avant du logis est et à l'arrière du logis ouest. Le logis est abrite un escalier à balustres toscans de plan carré en mauvais état, à trois volées et jour central. Le faîte du mur gouttereau est couronné d'une corniche en bois reposant sur des corbelets moulurés en doucine. Les pierres du rampant découvert sont taillées en sifflet, les angles adoucis et la crossette taillée en quart-de-rond.Ferme datant de la 1ère moitié du 18e siècle (porte les dates 1703 et 1731), partiellement dénaturée dans la 2e moitié du 20e siècle. L'inscription sur le linteau de la porte d'entrée du logis ouest permet d'attribuer vraisemblablement la construction de l'édifice à Françoise Le Calvez.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Ploubazlanec ; chapelle de Perros-Hamon ; petit po

Par : Musée de Préhistoire de Ca

vignette
picto
Croix de chemin, Traou-Scaven (Paimpol)
Croix de chemin remaniée posée sur un socle cubique supporté par un soubassement formé par un emmarchement à deux degrés. Le socle porte un fût monolithe circulaire sommé d'une croix terminale (rapportée) ornée d'un Christ en croix et d'une Vierge à l'Enfant. Le Christ est surmonté du titulus (INRI).Croix datant probablement du 17ème siècle, remaniée au cours du 1er quart du 19ème siècle (emmarchement daté de l'année 1820).
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Croix de chemin dite croix de Gavel, rue Henri Fro
Croix en granite dressée sur un socle à griffes portant une inscription et présentant un bas-relief. Le fût de section octogonale, autrefois monolithe, est sommé d'une croix terminale ornée d'un Christ en croix surmonté du titulus (face) et d'une sainte Anne (revers).Croix de chemin datant du 3ème quart du 18ème siècle (date portée : 1761), érigée pour Yves Maros et Marie Kerjollis (inscription), remontée à une date inconnue sur le socle d'une croix disparue portant l'inscription Yves Jacob 1806.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Paimpol (sans précision) - sans précision
Panneau Bas (3u) cartouche hachuré + abouts-tulipes

Par : Dastum

vignette
picto
Paimpol (C.-du-N.) Coutumes, M*urs et Costumes Bre
Chariot attelé à un cheval au premier plan
Tonneaux allongés et numérotés.
Cinq hommes et un enfant sur le quai

Par : Dastum

vignette
picto
Le "Tourbillon jazz" a un mariage. Photo de groupe
Précision sur les personnes représentées : Tourbillon jazz (groupe)

Par : Dastum

vignette
picto
Souvenirs de bistrot à Paimpol
A Paimpol, la "Cité des Islandais" où la pêche à la morue et le départ des hommes, chaque hiver, pour six mois, ont rythmé la vie entre 1852 et 1935, rencontre avec Jean-Paul Cadic. Il a grandit dans le bistrot que tenait sa mère, le café des caboteurs et nous raconte, ses souvenirs des conversations des marins et anciens capitaines.

Par : INA

vignette
picto
Chapelle de Lancerf près Paimpol

Par : Musée de Préhistoire de Ca

vignette
picto
Chapelle de Lancerf ; tombeau du comte de Labenne

Par : Musée de Préhistoire de Ca

vignette
picto
Chapelle de Lancerf ; tombeau du comte de Labenne

Par : Musée de Préhistoire de Ca

vignette
picto
Chapelle de Lancerf ; choeur

Par : Musée de Préhistoire de Ca

vignette
picto
Écart : Île Verte (île de Bréhat)
L'Île Verte, d'une superficie d'environ 1 hectare et demi, forme un petit plateau abrupt au-dessus des plus hautes mers. A peine boisée, avec deux pins Parasol, un figuier et un bosquet d'ormes, elle est surtout envahie de ronciers et de prunelliers. Traversée de multiples sentiers, elle comprend les vestiges des cellules des moines, la citerne, le puits, l'un des murs de l'ancienne chapelle, parcelle n° 1669 (longue de 7, 70 mètres et large de 3, 90 mètres) et une partie des murs d'enceinte du monastère, large de 4 mètres. Sur la côte Nord-Ouest de l'île, à l'emplacement d'un ancien bâtiment et d'un mur de fortification, le Centre Nautique des Glénans, bailleur de l'île (bail emphytéotique de 100 ans), a édifié un gîte avec un toit à une seule pente, très bien inséré dans son environnement. Un chemin creux, orienté du Nord au Sud, long de 55 mètres et large de 3, 90 mètres dessert la partie orientale de l'île. Ensuite, se trouve un large enclos qui renfermait probablement un champ ou un jardin, et qu'un mur de refend large de 2, 40 mètres, traverse dans sa largeur et divise en deux parties inégales, celle du Sud étant de dimension inférieure à celle du Nord. Cet enclos, de forme irrégulière, a une largeur de 16, 30 mètres à son extrémité méridionale et de 35 mètres au Nord. Le mur oriental, défensif, de cet enclos, construit en moellons de granite gris de grand appareil, a une longueur totale de 55 mètres et son épaisseur est importante : 3, 80 mètres. Il a une hauteur de 3, 10 mètres au-dessus du niveau du sol et est percé au niveau du mur de refend par une porte de 1, 70 mètres de large. La portion Nord de ce mur a 33, 50 mètres de longueur et sa partie Sud, 19, 80 mètres. Les autres murs de cet enclos (en partie détruits) sont encore assez épais : 1, 52 mètre pour le mur Sud et 1 mètre pour le mur Ouest. Quant au mur Nord, dont la partie orientale forme pan coupé, il domine à pic la falaise Nord de l'île. A l'Ouest de ce premier enclos, des murs moins épais (0, 60 mètre) laissent apparaître trois enclos successifs, à peu près rectangulaires et juxtaposés. Le premier enclos, au Sud, semble former par son mur ouest arrondi, un jardin religieux (22 x 45 mètres). L'enclos du milieu, en forme de trapèze a une longueur moyenne de 29 mètres et une largeur de 14, 60 mètres. L'enclos méridional a 26 mètres de longueur et 27 mètres de largeur. D'autres petits murs délimitent d'autres petits enclos sur le versant méridional de l'île. Bordant ces trois enclos, se trouve le chemin de l'Ouest, parallèle à celui de l'Est, allant dans une direction Nord-Sud, sur une longueur de 45 mètres, pour une largeur de 4 mètres. Vers le milieu, un autre chemin, perpendiculaire au précédent, large de 1, 30 mètre, se dirige vers l'Ouest, sur une quinzaine de mètres. Le couvent s'élevait dans l'espace situé dans l'angle sud-Ouest de ces deux chemins, en forme de pentagone irrégulier (parcelle n° 1657). Il était déjà en ruine en 1832. Le petit bâtiment, représentant l'église conventuelle (la 'chapelle des Anges'), mesure 9, 60 mètres de long d'Est en Ouest et 6 mètres de largeur (cote n° 1659). Il n'en subsiste plus que la base des murs. Le petit bâtiment, situé au Nord du précédent, à usage de cellier aujourd'hui, mesure 3, 35 mètres de long Est-Ouest sur 2 mètres de large. Il est recouvert d'une voûte en berceau plein cintre longitudinale. Sa porte d'entrée est située à l'Est, à demi enfouie dans le sol. Cette construction est peut-être postérieure à 1790, en raison de son absence dans le premier inventaire. Le Centre Nautique des Glénans a réhabilité l'une des cellules monastiques en cellier, découvert et débroussaillé un puits ainsi que l'emplacement de plusieurs jardins enclos, dles cellules monastiques et de l'ancien réfectoire.Sur la partie Est de l'estran de l'île, deux quais parallèles, longs d'environ 25 mètres, permettent l'accostage de navires. Ces ouvrages, construits en moellons et en pierre de taille (granite), non datés, sont en partie en ruines. Une ancienne pêcherie, située au Nord-Est de l'île, forme une cuvette, accessible à mi marée.Le cadastre napoléonien de 1832 indique l'emplacement et les numéros des différentes parcelles de l'Île Verte, de 1657 à 1674, divisées en pâtures et en labours. On peut repérer le foncier insulaire bâti : le monastère (C1657-1658-1659), situé à l'Ouest et, la chapelle (C1669) isolée à la pointe Nord-Est. La matrice cadastrale indique les noms des différents propriétaires depuis 1833 : Lineul Armand, Le Cozannet Olivier de Lézardrieux, Le Collen René, de Lézardrieux et Watrin Armand Claude de Kéranvioux, puis sa veuve.L'Île Verte ou 'l'Île des Lauriers', 'Enez Glaz' ou 'Enez Laur' en breton, a aussi été dénommée 'Île Vierge', 'Insula Virgo'. Au Moyen Age, elle appartenait au seigneur de la Roche-Jagu et dépendait, comme Bréhat, de l'évêché de Dol de Bretagne.Selon la tradition orale et des recherches archéologiques effectuées en 1858 par Geslin de Bourgogne et A. de Bartélemy, il aurait existé un monastère sur l'Île Verte aux 5ème et 6ème siècles, qui fut détruit par les Normands au cours du 9ème siècle.Au 15ème siècle, des religieux franciscains, appelés encore 'Cordeliers' s'installèrent sur l'île et construisirent un modeste couvent en 1434 sur des ruines existantes, grâce aux dons du seigneur de la Roche-Jagu, Gilles de Tournemine. Ces religieux Observants aménagèrent à partir de 1436 de nouveaux bâtiments entourés d'un enclos (réfectoire, bibliothèque, cellules, citerne) et deux chapelles, dont l'une dédiée à notre Dame. Ils cultivaient des jardins en terrasse et utilisaient une pêcherie. A la pointe Sud-Ouest de l'île, s'élevait, au sommet d'un rocher, un calvaire, édifié par les moines.En 1632, le couvent de l'île Verte est transféré à un ordre religieux plus contemplatif : les Récollets. Au début du 18ème siècle, les moines de L'île Verte participaient aux cérémonies liturgiques de Bréhat. Un pardon annuel rassemble les croyants sur l'île depuis le continent, comme à l'Île Maudez, toute proche. A partir de la fin du 18ème siècle, le monastère accueillait périodiquement des moines de Beauport, de Bégard et de Pleubian, en pénitence. Des personnalités laïques et religieuses furent même détenues par 'lettres de cachet'. A l'Est de l'île, un rocher isolé porte encore le nom de 'La Prison'. En 1790, un inventaire des lieux fut effectué, conformément aux lois de la République, en présence d'officiers municipaux de Bréhat, dont Yves Le Bozec, représentant Pierre Cornic du moulin, maire de la commune de Bréhat. Cet inventaire permit de connaître l'état et la disposition des édifices ainsi que leur contenant (mobilier, ouvrages, ustensiles, outils).Cette même année 1790, à la fermeture de l'établissement monastique, les six religieux demeurant au monastère durent quitter leur île. Le 10 juillet 1792, les bâtiments furent vendus comme 'biens nationaux' à Honorat François Guillou. Selon la tradition orale, le monastère fut brûlé et détruit en 1793. A la fin du 19ème siècle, les pierres des anciens bâtiments furent en partie vendues et il ne resta bientôt plus qu'une petite bâtisse, habitée par une famille de goémonier. En 1974, l'île fut baillée au Centre Nautique des Glénans, qui y aménagea un gîte marin, sur les ruines existantes. Des murs éboulés furent remontés, l'emplacement des anciennes cellules des moines défriché, un puits fut redécouvert.Au cours des années 1980-90, l'île Verte reçut en court séjour les premières classe 'Patrimoine maritime' de Bretagne, de l'Ecole de mer CPIE (centre Permanent d'Initation à l'Environnement) du Trégor. L'île sert encore aujourd'hui pour le CNG (Centre nautique des Glénans) de base pour l'apprentissage de la voile et du pilotage côtiers dans les îles de l'archipel de Bréhat.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Etable dite crèche, le Birlot (île de Bréhat)
Edifice de plan rectangulaire édifié en moellons de granite. Il est couvert d'un toit à deux pans en pierre. Le couvrement de l'espace intérieur est formé par une voûte en berceau brisé.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Bateau à passagers : 'Ferless'
Le 'Ferless' est un bateau creux, avec un petit pontage avant, sur une longueur de 96 cm. La coque mesure 7, 15 mètres hors tout pour 1, 95 mètres au maître bau. Elle déplace environ 2 tonneaux. Le tableau mesure 1, 25 mètres de largeur sans les listons. Le tirant d'eau à l'avant est de 0, 70 mètres et arrière de 0, 30 mètre. Le bateau était motorisé à l'origine avec un moteur Vetus de 15 chevaux Diesel. Une petite cabine lui fut adjoint à l'avant pour le confort des passagers. Les éléments principaux de la structure à l'origine étaient en chêne (quille, étrave, étambot, allonge, tableau, varangues une sur deux et bâti moteur). L'autre moitié des varangues ainsi que les membrures franches à l'origine (remplacées par des membrures ployées en acacia), recevaient des bordés et préceintes en sapin du pays. Lors de la refonte totale du bateau en 2008, les serres, elles aussi en sapin, les bouquins, courbes d'hiloire, barrots des petits gaillards avant et arrière, en chêne, ont été changés en sapelli ou en iroko. Les hiloires, plats-bords, le tableau et 70 % des bordés et des membrures (franches) ont été refaits à neuf. Les dernières pièces d'origine sont la quille, l'étrave, l'étambot, l'allonge, les petites varangues sous le bâti moteur ainsi que le bâti. Quelques bordés de la dernière refonte ont été conservés, tout le reste a été changé. Après l'enlèvement du lest en ciment, chaque varangue et chaque barrot de pont ont été réalisés en une seule pièce, sans alourdir la coque pour autant. Les seules modifications apportées par rapport à l'état de neuvage du bateau sont les suivantes : les petits gaillards ont été vernis au lieu d'être peints ainsi que le nom du bateau et son immatriculation.Le bateau 'Ferless' a été construit à Paimpol en 1922 par le chantier naval Kerbiguet. Ce canot est le second et dernier bateau creux à avoir été construit dès l'origine avec des bois de récupération, provenant des morceaux de bois de construction de navires plus grands, comme la 'Fleur de Genêt'.Sa première fonction fut le transport de cailloux et de galets ramassés autour des îlots de l'archipel de Bréhat et débarqués sur l'île pour la construction et l'empierrement des routes.Entre 1925 et 1930, il a aussi été utilisé pendant l'hiver comme bateau de surveillance des goémoniers pour le syndic des gens de mer de Paimpol et de Bréhat.Après quelques années, il fut destiné au transport des passagers entre Bréhat et l'Arcouest au service de l'armement Colin. Son patron était Armand Briand, ancien de la compagnie de navigation Bordes. Il allait chercher lui même les clients passagers à l'Arcouest. Le bateau pouvait transporter jusqu'à 20 personnes. Il a aussi servi d'annexe du bateau 'Fleur de Genêt' pour le débarquement des passagers sur la ligne Bréhat-Saint-Quay-Portrieux et pour la pêche dans les moulières.Sa forme de carène longue et fine, son déplacement léger et l'absence d'aménagement lourd, lui permettait de transporter jusqu'à 20 personnes, en conservant une vitesse de dix noeuds, malgré la présence de forts courants dans le chenal du Ferless entre l'île et la côte. Ces performances étaient encore rares à l'époque et lui conféraient de bonnes capacités de transport.Après avoir terminé sa carrière, le bateau, propriété de Yvon Colin, a été remisé sur la grève du Port-Clos, tout en étant entretenu régulièrement. Il a été restauré plusieurs fois, en particulier par Jean-Paul Colin : en 1967, changement des hauts, en 1973, réfection de la quille ('bouffée par les moules') en 3 sections et de la sous-drague. C'est à cette époque que la motorisation a été changée : moteur Vétus puis moteur Yanmar. Une troisième restauration plus tardive a consisté à reprendre le varanguage au maître bau et à reprendre les membrures à partir de la ceinture : membrures découpées à l'origine remplacées par des membrures ployées en acacia. Une partie du bordage supérieur a été remplacé par des bordés en pitchpin, la préceinte en iroko et la serre intérieure de 8 cm de section.Le bateau a été plus tard entièrement refait (à 70%) par le chantier Sibiril de Carantec, entre 2007 et 2008, sous la conduite du charpentier Benoît Le Bideau pour le compte de Yvon Colin. Celui-ci a photographié entièrement la restauration de la coque. Le 'Ferless' a retrouvé aujourd'hui ses eaux d'origine.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Bateau de pêche : 'Le Poilu'
Le bateau était entièrement creux à l'origine pour le pilotage et la pêche au filets (sardines), gréé en flambart. Il fut demi ponté plus tard, avec une tille à l'avant pour abriter les goémoniers, qui pouvaient dormir à bord un hublot fut percé à l'avant). La charpente de la coque était entièrement en chêne et en orme (dont la quille), avec un simple plat-bord et une contre serre plate à champ (appelée localement 'bouquin'), ou serre-gouttière carrée de 15 cm. boulonnée à la préceinte, afin d'éviter toute croche au filet. Les deux bancs d'origine étaient aussi en chêne et en sapin pour le banc arrière (2" cm de largeur), devant le sabot de mât. L'absence de banc de pompe était compensée par l'utilisation d'un seau emmanché pour écoper. L'emplanture du mât était équipé d'un guide pour faciliter le démâtage (appelé 'gastouarn' en Finistère). Croajou avait aménagé par la suite une pompe dans le passavant. Le plan de dérive est important, le maître bau assez reculé, cependant la tirant d'eau d'origine de 1, 50 mètres a été réduit pour la pêche du goémon et les échouages fréquents. La canot est fin de l'arrière avec une légère quête du tableau en forme d'écusson. Les flancs sont très frégatés, l'étrave est droite, accuse un fort brion ; les fonds sont très plats et porteurs. Les deux premières varangues sont très fortes et enquillées sous la carlingue. Trois varangues ont été rajoutées par la suite par dessus la carlingue, au niveau du mât de taillevent, pour supporter le bâti du 2ème moteur (CLM installé par Prigent). Les varangues à l'origine étaient situées sous la carlingue. Le bateau dispose de larges passavants et serre-bauquière (changés par Croajou) et des plats-bords étroits. Il n'y avait pas d'hiloire à l'origine. Une partie des éléments en chêne de la charpente a été remplacée progressivement par des pièces en sapin. Le tableau a été changé et en même temps percé pour caler la barre d'écoute. Le gréement a été modifié de flambart (avec une itague, une cadène sur l'arrière du mât, sans gambeyer et des bastaques de l'autre côté) en gréement aurique à corne, avec un seul mât et un gui à rouleau (avec un vit-mulet amarré au pied de mât), dépassant de 1 mètre le couronnement du tableau. Le bout-dehors, long de plus de 2, 50 mètres équilibre le nouveau plan de voilure avec foc et trinquette. Le bout-dehors mesurait 3 mètres hors tout, sans moustaches. Un petit moteur d'origine 'agricole', marinisé de 4 cv (Couach), permettait d'appuyer la voile et de travailler même par calme plat. Les plats-bords ont été rehaussés et le tableau, changé en partie. A l'origine, il n'y avait pas de trou de barre. A cause du risque de talonnage, le barre servait de clé. Le gréement fut démonté et n mât de charge et un mâtereau furent installés en 1958 par Le Bideau pour faire la drague.Dimensions : longueur de coque : 6, 83 m ; largeur : 2, 40 m ; tirant d'eau : 1, 40 m, avec une quille en fonte ; déplacement : 5 tonneaux ; surface de voilure : 50 m2. Le bordage de la coque est en pin au-dessus de la ligne de flottaison et en orme dans les fonds, avec un bordé d'échouage de plus grande section. Le bordé est de 7 cm de section en chêne et la préceinte est de plus forte section. Les membrures sciées sont en chêne, bien échantillonnées (50 x 50 mm tous les 20 cm) et la quille en orme, avec quille rajoutée en fonte. Cette quille prenait de l'arc et les membrures ne tenaient plus à la quille en 1980. A l'origine, la coque était peinte de couleur blanche avec un liseré rouge. Croajou l'avait repeint entièrement en gris, sans liseré).Les aménagements : un banc de pompe central, le tableau est percé pour la godille ; renforts pour les dames de nage au niveau des passavants ; demi pontage avant avec un capot de pont.Le bateau 'Le Poilu' a été construit dans un chantier naval de Locquémeau en 1920 (Collet, Landouar, Levier ?) ou de la côte trégorroise (Kegariou ?), sur les formes des canots de Carantec ou des bateaux goémoniers de Locquémeau, d'abord pour le pilotage et ensuite la pêche côtière.Nous avons trouvé la trace (témoignage oral) d'un certain Kervarec ou Kermarrec de Trébeurden qui aurait armé un bateau de pêche, dénommé 'Le Poilu'. Ce nom lui aurait été attribué par un 'ancien poilu', soldat de la Guerre 1914-1918 (témoignage de Charles Le Bideau de Bréhat, recueilli par Nicolas Pluet). Les frères Le Hénaff Marcel et Arthur de Lannion auraient aussi armé un bateau avec ce même patronyme, avant d'armer le 'Bélouga', gréé en lougre-flambart pour la pêche à la sardine.Son premier propriétaire serait un certain Le Hénaff de Lannion, qui l'arma à la pêche à la sardine, à la collecte du sable et au pilotage à Lannion, avec le gréement de flambart, avant de le vendre à un marin de Pleubian en 1944, François Croajou (ancien 'Poilu' de la guerre 14-18 à la retraite, qui lui donna son nom). Il fit rectifier sa quille pour faire le goémon, au scoubidou manuel, (vendu aux cultivateurs). Les varangues et l'étambot furent aussi changés pour diminuer le tirant d'eau arrière. Il modifia son gréement en cotre aurique (en bocq), l'équipa d'un moteur fixe de 4 cv, sans embrayage (et lui rajouta un petit poste avant, avec un pontage au tiers devant le mât. Jean Kerleau, charpentier de marine de Lanmodez a refait le pont avant que le bateau ne soit de nouveau vendu.En 1946, le bateau changea de nouveau de propriétaire et est revendu à Charles Le Bideau, marin pêcheur, originaire de Pleubian, pour la drague aux praires dans le Ferless (en 1954), le goémon, les casiers à homards en été, les filets à araignées et les lignes autour des îles de Bréhat. Il naviguait encore à la voile avec le moteur auxiliaire. C'est à cette époque qu'il a été bordé d'un soufflage à l'extérieur et d'une sous drague sous la quille pour pratiquer la pêche aux casiers. Pour la drague des praires, Charles Le Bideau avait utilisé en guise de treuil, un pédalier de vélo avec une chaîne.Le bateau de petite pêche côtière a pratiqué 8 métiers différents entre la baie de Lannion et la baie de Paimpol entre 1920 et 1976. C'est le canot creux polyvalent par excellence, typique des bateaux de pêche de la Bretagne Nord. Il a navigué à la voile jusqu'en 1959. A l'origine, il était équipé d'un gréement de flambart avec cependant moins de quête que les flambarts sardiniers de Loquémeau. Il a terminé sa carrière à l'Île de Bréhat comme bateau de pêche et de charge, vendu à Jean-Pierre Prigent de Bréhat en 1960, pour le transport des galets et le goémon (pour l'usine de Pleubian). Il a enfin été revendu en plaisance pour le Club Nautique de Bréhat. Cependant, le mauvais état de la coque (passavants) ne permit pas la restauration dont il avait besoin. Le bateau resta sur une grève à l'état d'épave. Il a été inventorié une première fois en 1992 dans le cadre de l'inventaire du patrimoine naval de la Bretagne (SRI). Néanmoins, un relevé de ses formes a pu être effectué par un charpentier de marine Nicolas Pluet en 1993 pour une reconstruction à l'identique.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
L'Ile de Bréhat
A l'occasion des vacances de printemps, les îles bretonnes, et notamment l'Ile de Bréhat, sont une destination pour de nombreux touristes. Bréhat offre aux vacanciers charme et tranquillité.

Par : INA

Afficher le widget sur mon site Voir tous les documents
X

Afficher le widget sur mon site

Vous pouvez afficher le ce widget sur votre site en insérant le code suivant :

<iframe src="https://breizhapp.net/widgetbretania/index.php?set=wgt_PaimpolGoelo"></iframe>

Vous pouvez également voir la liste de tous les widgets à l'adresse suivante Liste des widgets