Maison, 11 rue Saint-Salomon (Vannes)
Maison en pan de bois sur rue et sans encorbellement, construite en alignement de rue avec cour et jardin (en terrasse) postérieurs. La cour, séparée du jardin par un muret, comprend un puits en pierre de taille circulaire adossé à la façade postérieure. L'ensemble comprend un corps de logis principal sur rue de 2 étages carrés, prolongé par deux ailes latérales postérieures en pan de bois enduites sous appentis. L'aile est est doublée par une petite avancée (sous appentis aussi) et se termine par un deuxième corps à 2 pans également en pan de bois enduit. Escalier médian compris dans le corps principal, éclairé par un petit jour. La façade postérieure montre des ouvertures à traverse avec traces de meneaux disparus. En façade sur rue, les croix de Saint-André, réduites en "menues croisées" sont en partie basse, en allège, sous les fenêtres au premier étage. Le colombage du deuxième étage est formé de longs poteaux et de décharges. Cheminée sur mur est au rez-de-chaussée avec à côté une niche et une armoire murale.Maison en pan de bois remontant probablement à la 2e moitié du 15e siècle. D'après A. Dégez et la charpente de façade qui diffère au deuxième étage, elle est augmentée d'un étage supplémentaire peu de temps après sa construction. Elle appartient en 1677 d'après les archives de la réformation à Guillaume Cheff. La maison est vendue en 1761 au sieur Brunet, marchand. Elle est largement remaniée au 19e siècle. En 1832, les archives signalent des travaux effectués par son propriétaire Yves Bourdon entrepreneur de bâtiments : réalisation d'ouvertures plus régulières que celles existantes, suppression de la toiture ancienne à deux pignons sur rue reliés par une noue. Autorisés par l'architecte voyer de l'époque, P. Brunet-Debaines, les travaux réalisés font l'objet par ce dernier de poursuites, en raison des dimensions des portes et fenêtres qui dépassent celles prévues lors de la demande. Ces travaux ont peut-être occasionné la disparition de l'encorbellement.La maison est totalement reprise dans la deuxième moitié du 20e siècle avec suppression de l'escalier en bois d'origine, création d'un petit corps de latrines en saillie façade postérieure et réaménagement du rez-de-chaussée et des autres salles.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Danielo Julien
Par : L'inventaire du patrimoine