Maisons, 30 rue des Chanoines (Vannes)
Ensemble de 2 maisons à pan de bois et à moellon de granite en façade postérieure. Les façades sur rue à pan de bois sont en encorbellement avec mur latéral aussi en encorbellement. Ce dernier est composé de 3 niveaux de bois avec solives en saillie : sablière haute, entretoise et sablière basse. L'entretoise d'encorbellement est en quart de rond. Les rez-de-chaussées (autrefois maçonnés) montrent des dispositions différentes avec pour le logis vers l'est un rez-de-chaussée composé de piliers supportant la sablière haute. La façade postérieure avec étage de comble sous toiture à croupe et percé de lucarnes montre des ouvertures bouchées en demi-niveau. Les encadrements des ouvertures façade nord sont en pierre calcaire. L'escalier de distribution situé dans la maison de gauche est latéral médian.Ensemble de 2 maisons construites au 15e siècle et déclarées ensemble dans le rentier du domaine ducal de 1455-1458 comme appartenant à Jehan Ducay. Ce dernier est aussi propriétaire d'une autre petite maison qui n'existe plus dans le jardin actuel des deux premières, en bordure de la rue aux Asnes qui passe au derrière de ces maisons. Le mur latéral existant entre les deux maisons et le faible décalage entre les étages montrent que ce sont deux maisons indépendantes à l'origine édifiées sur des parcelles "laniérées" à côté du "petit évêché" avant que ce dernier ne soit démoli. Les relevés cadastraux de 1807 et 1844 donnent une seule parcelle pour ces deux maisons alors que le plan d'alignement de 1841 en fournit encore deux. Chaque logis disposait de sa propre entrée latérale ; seule celle de la maison vers l'ouest est conservée pour donner accès aux étages des deux maisons ; celle de la maison vers l'est est celle aujourd'hui du magasin. Le réaménagement du rez-de-chaussée des deux maisons a fait disparaître leur mur séparatif que l'on retrouve par contre au niveau des étages.Ces deux maisons ont été doublées en profondeur sans doute au 17e siècle par un autre corps de bâtiment en pierre. Les ouvertures bouchées en demi-niveau révèlent sans doute la trace d'une galerie car cet ensemble a conservé encore son escalier du 17e siècle, à retour avec jour et balustres situé latéralement entre le corps sur rue et le corps postérieur ajouté au 17e siècle.Les façades sur rue montrent les traces des fenêtres primitives, obturées aujourd'hui, et du pignon primitif pour celle de droite. L'étage de comble où apparaît la charpente montre en effet que les deux maisons sont à l'origine à pignon sur rue ; ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Mauvais Marion
Par : L'inventaire du patrimoine