Moulin à papier, Buzo (Vannes)
Le moulin, après avoir été désaffecté, est en ruine en 2006. Le propriétaire de cette époque ne peut engager une réhabilitation. Le moulin du Buzo a aujourd'hui disparu, seule une rue en impasse, l'allée du Buzo, en rappelle le souvenir.Il était décrit ainsi en 2000 : "L'état actuel du moulin ne facilite pas sa compréhension, la plupart des pièces de mécanisme, y compris les arbres ayant disparu. Le bâtiment est encadré sur trois côtés par l'eau, le ruisseau de Liziec, aujourd'hui couvert, passant au nord, la dérivation passant à l'est et au sud du bâtiment. Un déversoir aujourd'hui asséché partait vers le sud-ouest. Le bâtiment adopte un plan en croix. Sa façade principale est aspectée au nord. Il se compose d'un sous-sol, deux étages carrés et d'un comble. Une aile sans étage prolonge le bâtiment principal vers l'ouest.Le logis du meunier profite de la forte pente de terrain pour dégager un étage de soubassement au niveau du sol au sud, alors que le seul niveau habitable se situe au niveau du sol au nord. Il se compose d'un corps central simple en profondeur, complété de deux pavillons couverts d'un toit brisé à croupes."Moulin à papier attesté à partir de la seconde moitié du 17e siècle et à fouler en 1665. Il dépendait à une époque comme le moulin Neuf en amont des dames de la Retraite au Grador. Il figure sur le plan de 1844 et adopte un simple plan rectangulaire avec roues (deux en 1844) sur le ruisseau au sud établie sur la dérivation du ruisseau. Son règlement est adopté en 1857. On sait par une pétition des habitants du quartier que son propriétaire Miaux aîné a fait des travaux importants avant 1897, mais c'est plutôt aux propriétaires suivants Carré et Bouler "qui l'ont complètement transformé" que l'ont doit la reconstruction du moulin actuel. Il devient après-guerre le départ et siège de la société Guyomarc'h, qui l'agrandit et le surélève dans sa partie sud. Il est aujourd'hui abandonné et en ruines et il ne reste que la maison du meunier et propriétaire, qui date de la fin du 19e siècle (elle figure sur le plan Léchard de 1897). Elle est agrandie de deux pavillons vers la première Guerre mondiale.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine ; Lainé Claire ; Danielo Julien ; Leroy-Déniel Caroline
Par : L'inventaire du patrimoine