Maison, 5 rue Saint-Salomon (Vannes)
Maison construite en alignement de rue en pan de bois avec encorbellement sur poutres laissant voir le galandage au deuxième étage. Elle montre sur un soubassement de pierre de toute la hauteur du rez-de-chaussée, 2 étages carrés et un étage en surcroît. La maison comprend un sous-sol. La charpente de façade comprend des poteaux droits et des pièces horizontales ; certaines pièces de bois montrent l'emplacement des fenêtres primitives. Présence d'une console concave à droite du deuxième étage doublée par une console de pierre identique du mur latéral séparatif de la maison voisine. La maison comprend un escalier latéral postérieur en demi hors-oeuvre, englobé dans l'agrandissement postérieur.Maison en pan de bois dont les caractéristiques architecturales, charpente de façade, galandage de l'encorbellement, font remonter l'édifice au 15e siècle qui est mentionné dans le rentier de 1455. La maison est signalée dans ce document comme étant la plus ancienne des trois maisons déclarées en même temps et qu'elle est la seule de ces trois maisons à être déjà édifiée lors du précédent rentier (1413). La maison appartient en 1455 à Perrot Kerneirec et à Jehan Salmon en 1413. En 1677, la maison, dit logis Tubaut, dans les archives appartient lors de la réformation à Julienne du Bois de la Salle, puis est vendue en 1762 à Gabriel Nicolas, boulanger, et Marguerite Rio sa femme.La maison a fait l'objet depuis sa construction de transformations : surélévation et création d'un étage en surcroît, modification du pan de bois de la façade sur rue, suppression des croix de Saint-André aux angles et remplacement de celles-ci par des poteaux droits, soubassement du rez-de-chaussée modifié. Les archives du 18e siècle, notamment la prise de possession en 1763 de la maison par Gabriel Nicolas, mentionne l'existence d'un petit cabinet surplombant la cage d'escalier ainsi que, déjà à cette date, l'existence du troisième étage. Chaque étage comprenait deux chambres avec chacune une cheminée donnant sur le mur ouest.D'après Albert Dégez, la maison fait partie du genre le plus ancien caractérisé par une forte charpente, calée aux extrémités par une croix de Saint-André, disparue aujourd'hui, renforcée par des bois horizontaux ou verticaux. Au 19e siècle, la maison a fait l'objet d'un agrandissement postérieur sur l'emplacement d'une ancienne cour jointive des Halles, visible sur les anciens plans cadastraux du 19e siècle. Cet agrandissement a intégré dans son volume la cage d'escalier en vis à l'origine en demi hors-oeuvre.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Danielo Julien ; Mauvais Marion
Par : L'inventaire du patrimoine