Immeuble anciennement hôtel de voyageurs des Colon
Immeuble d'angle mitoyen avec une élévation principale courbe à 4 travées et une façade droite en retour à 4 travées. L'élévation principale donnant sur la place est à arcades ouvrant sur des boutiques au rez-de-chaussée. La maçonnerie, peut-être en pierre de taille de calcaire, est enduite et peinte en blanc et faux appareil mais les arcades et le rez-de-chaussée sont en pierre de taille de granite. L'élévation de la façade en retour est identique à la précédente à l'exception des arcades du rez-de-chaussée qui n'existent pas et de la maçonnerie qui est entièrement en moellon de granite. La façade postérieure Est est en moellons, celle au Nord est en pan de bois. Bandeaux, corniches et ouvertures sont en calcaire. Présence de balcons en fer forgé aux fenêtres du 1er étage. Le rez-de-chaussée très remanié empêche toute lecture intérieure.Le conseil municipal décide d'aliéner en 1838 la partie des vasières dans les douves qui se trouve au midy et au levant de la maison du sieur Dubois au dénommé Bourdon, entrepreneur en bâtiment. Outre le n°3 place Gambetta, cette aliénation concerne également les immeubles suivants : les n° 2 rue Saint-Vincent et 1 place Gambetta, le n°1 place Joffre. En avril de la même année, le conseil municipal décide d'utiliser pour cet immeuble et son voisin le plan de façade de Marius Charier (non retrouvé) adopté pour l'immeuble du dénommé Dano au n°2 de la place. Il est question également de faire passer un aqueduc sous sa maison et sous les remblais que le propriétaire doit effectuer. Suite à la pétition du sieur Bourdon pour entre autres ces deux maisons, le conseil municipal arrête une clause spéciale : obligation de terminer les constructions dans un délai de 10 ans à partir de ce jour, à l'est et sans lacune à la suite de la 1ère construction. L'aqueduc n'est toujours pas réalisé par la ville en 1840. En 1843, 2 maisons sont achevées : les n°2 rue Saint-Vincent et 1 place Gambetta ainsi que le n°3 de la place. Seul le n°1 place Joffre n'est pas encore construit. Au cours du 20e siècle, l'élévation sur la place Joffre a été désenduite.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine