Manoir de Trussac, ou manoir de Creisker
Edifice de plan massé composé de 2 logis relié entre eux par une sorte de corridor au toit pentagonal très aigu. La partie la plus ancienne de l'édifice, 16e siècle et même avant, donne sur la rue Albert 1er : mouluration en encorbellements des appuis de fenêtres. On remarque des rangs de boulins servant de pigeonnier. A l'angle de la rue du manoir, on voit la forme initiale du pignon sud. Les rampants toujours visibles accusent la forte pente de la toiture d'origine. Sur ce même pignon, le déversoir d'un évier est toujours en place. L'ensemble présente à l'arrière un haut-corps de bâtiment massif et trapu sur trois niveaux remontant au 17e siècle. Les pierres d'attente et les traces d'arrachement à droite indiquent un escalier ancien ou la présence d'une petite pièce en encorbellement. Le manoir possède dans sa deuxième partie une double entrée (cochère et piétonne). La façade actuelle sur cour ressemble à un damier. Sa partie en pan de bois du 19e siècle a du remplacer surement un aménagement similaire plus ancien.Maison noble érigée au 16e siècle sur la terre de Kaer et portant le nom ancien de Creisker ou Cresquel. Elle appartient à cette date à Guillaume Chedanne et Perrine Le Goff. En 1687, son propriétaire, Olivier Salomon, sieur du Kreisquer, fait aveu ou hommage féodal à l'évêque et au seigneur de Ker. Dans la description des biens, il est question de la 'métairie noble du Kreisquer située à Trussac avec canton sous bois de futaie et la prée dite du bois'. Le manoir est vendu au 18e siècle en deux parties dont une à Bertin qui deviendra propriétaire de l'ensemble au 19e siècle. C'est par sa fille qui épouse un Galles que le manoir passe et reste dans cette famille jusqu'en 1965. En 1968, l'édifice est vendu à la ville de Vannes par une descendante des Galles, Geneviève Latourte, et restauré en 1982-1983 (le projet de restauration date de 1981) sous la direction de l'architecte de la ville Josse. Le manoir abrite depuis un certain nombre d'années les ateliers artistiques de la ville.La construction d'une annexe pour le déroulement des ateliers est autorisée le 4 juin 1992.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine