Maisons, 25, 27 rue Saint-Guénael (Vannes)
Ensemble de deux petites maisons en pan de bois formant un plan allongé, établies sur un sous-sol et surmontées de 2 étages carrés. Ce sont des maisons en pan de bois avec un encorbellement en galandage sur le premier étage. Les façades postérieures sont en moellons recouvertes d'enduit. Les deuxièmes étages sont essentés d'ardoises. Les accès aux étages se font postérieurement par des escaliers droits. Les sous-sol sont accessibles depuis les boutiques par un escalier droit et un escalier en vis, en charpente. Les pans de bois s'organisent autour d'une fenêtre centrale avec une croix de Saint-André et une décharge reposant sur une structure au rez-de-chaussée composée pour le n°27 de trois poteaux de bois ornés de pilastres à cannelures. Seul celui de droite a conservé son pilastre classique à cannelures. Le pilastre de celui de gauche a été bûché. La sablière basse est décorée par un jeu de chanfreins à pans coupés et de pleins. Le n°27 montrent deux consoles en place sur les poteaux latéraux de l'étage.Ensemble de deux maisons anciennes construites au 15e siècle d'après leurs caractéristiques architecturales. Les deux maisons sont mentionnées dans le rentier de 1455 comme appartenant pour le 25 à Antoine Lepaticier et jehan Colunbel car elle est partagée par moitié et pour le 27 à Alain Loquemeren qui est drapier. Dans les archives de la réformation du domaine en 1677, elles appartiennent pour le 25, à Yves Le Corre marchand demeurant en la ville de Hennebont paroisse de Saint Caradec et pour le 27 à Jeanne Jahier veuve du défunt François Bonnami. Un dessin du milieu du 19e siècle de Charles de Lambilly montre que ces deux maisons ont été surélevées d'un étage après cette date. Les reprises de la maçonnerie à l'intérieur des maisons au niveau des rez-de-chaussées indiquent probablement un agrandissement postérieur sur la ruelle qui n'est pas tardif par rapport à la date de construction des maisons car une des portes d'entrée en façade postérieure peut remonter au 16e siècle. Les aménagements ultérieurs ont modifié les distributions d'origine et l'accès aux étages qui se fait pour chaque maison par des escaliers modernes accessibles depuis la ruelle de la Bienfaisance. Les maisons n'ont conservé que leur accès au sous-sol dont le plus ancien et, sans doute d'origine, l'escalier à vis en bois du n°27. Il est d'ailleurs possible que ce dernier ait servi d'accès aux étages pour l'autre maison.La sablière haute montre les vestiges d'un poteau du rez-de-chaussée qui a disparu avec le trou de mortaise et les deux chanfreins de part et d'autre. A signaler, la communication des n°27 et n°29 par une porte percée au premier étage dans le mur pignon dont on voit encore très bien les vestiges. A noter, la suppression de l'étal pour le n°25 en 1842 accordée pour la mise en place d'une devanture de boutique.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Danielo Julien ; Mauvais Marion
Par : L'inventaire du patrimoine