Hôtel, dit maison prébendale, 3 rue des Vierges, 1
Maison semi-mitoyenne établie en retrait de rue au-bas d'une pente sur une parcelle d'angle avec une cour antérieure. Le logis de plan irrégulier, mais grossièrement en équerre, comprend deux étages carrés sur un sous-sol vouté doté d'un puits, et un étage de comble. Le logis s'articule autour de l'escalier tournant à retours en pierre sur mur-noyau central distribuant lesniveaux des deux corps en demi-étage. Cet escalier se termine au niveau de l'étage de comble par une partie en bois à balustres. Existence de cheminées sur murs ouest et nord, ainsi qu'au sud mais plus récentes.Maison prébendale construite dans la première moitié du 17e siècle sur une parcelle d'angle située sur les rues des Vierges et de la Bienfaisance. Les données du rentier du domaine ducal de 1455-1458 montrent que cette parcelle d'angle était divisée en trois parcelles bordées vers le nord par une venelle. Le travail de Marion Mauvais sur "La topographie de Vannes au 15e siècle, à partir des données du rentier de 1455-1458 " signale sur une de ces parcelles l'ancien logis de Jehan de La Rivière, chancelier de Bretagne, à côté de celle de la "sallecte" de Saint Père de Vannes.L'ensemble du corps nord et de la tour sont homogènes. La parcelle a été divisée, après 1844, isolant le corps sud. Celui-ci peut-être prévu au départ si l'on se réfère aux pierres d'attente dans le haut de la tour, semble avoir été construit postérieurement au corps principal, selon la reprise du mur moins haut que prévu initialement. La mise en oeuvre du plan d'alignement de la rue des Vierges à la fin du 19e siècle a de plus provoqué la reconstruction de sa façade sur la rue des Vierges, supprimant également une partie de la cour et son haut mur d'enclos. Les archives municipales conservent en effet pour ce corps sud dans le cadre de l'élargissement de la rue des Vierges la reprise de sa façade sur rue et un projet de façade nouvelle dressé le 25 juillet 1899 pour le mineur Gandin, propriétaire. L'élévation de l'ensemble des façades a été désenduite au milieu du 20e siècle.La boiserie des cheminées du 1er étage est reprise vers 1730-1740. On remarque au rez-de-chaussée et au 1er étage des cloisons supplémentaires qui ont modifié la distribution d'origine des pièces. De plus, la création au 19e siècle d'un conduit de cheminée dans le mur sud a entraîné la fermeture des ouvertures est de cette façade. Enfin, l'existence d'un second escalier en pierre pour accéder à la cave à partir de la pièce ouest donnant rue de la Bienfaisance indique la fermeture de son accès initial à partir de la rue : en effet, la façade sur cette rue a été reprise au rez-de-chaussée à la fin du 19e siècle pour créer une devanture de magasin portée par des piles en fonte, devanture de nouveau reprise vers 1930.La réfection de la couverture au 20e siècle n'a pas modifié la structure de la charpente, en place.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Mauvais Marion ; Danielo Julien
Par : L'inventaire du patrimoine