Église paroissiale Notre-Dame (Pleudihen-sur-Rance
Ancienne église Notre-Dame (détruite) orientée à l'Est, de plan en croix latine avec nef de 6 travées flanquée de collatéraux. Une sacristie fermait l'angle du croisillon nord et du chœur. Les piliers étaient cylindriques et leurs chapiteaux ornés d'un petit fleuron sur chaque face. Quant aux arcades ogivales, elles étaient décorées d'archivoltes en chanfrein.Les murailles de la nef et du chœur étaient recouvertes d'un lambris peint. Les deux bancs supérieurs des seigneurs fondateurs de la paroisse étaient placés près de la table de communion, du côté de l’Évangile pour les Coetquen et du coté de l’Épitre pour ceux de la Bellière.La nouvelle église est édifiée au même emplacement avec une orientation différente : façade d'entrée au sud et chœur au nord. Son plan en croix latine, avec chevet à pans coupés est cantonné de deux chapelles secondaires dont les arcades sont ouvertes sur le chœur. Ses dimensions sont imposantes, une longueur de 53m50, une largeur de 34 m et une flèche en pierre calcaire de Charente qui culmine à 56 m. La nef est couverte de cinq voûtes sur croisées d'ogives ainsi que les bas côtés.L'élévation de la nef comporte trois niveaux : grandes arcades, quadrilobes et fenêtres hautes.Accès à la tribune, en bas de nef par un escalier en vis.L'ancienne égliseLes récentes recherches menées par François Souquet permettent de présenter les différentes campagnes de construction de l'église paroissiale. C'est en 1223 que l'évêque de Dol, Mgr Jean de Lizannet donne l'église au chapitre de la cathédrale. Elle est jusqu'à la Révolution la propriété du diocèse de Dol puis après le concordat de 1802, elle est rattachée au diocèse de Saint-Brieuc. L'édifice gothique est repris et réaménagé au fil des siècles. Une confrérie de Saint Nicolas, patron des bateliers, mariniers, et des navigateurs, est fondée en 1339 puis réformée en 1602. En 1637, la chapelle du Rosaire est édifiée, en 1757 la sacristie est reconstruite, puis en 1763, la tour du clocher est rehaussée. Le maître-autel en marbre avait été également refait en 1753. Dans la première moitié du 19e siècle, l'église sera de nouveau aménagée et agrandie aux chapelles latérales. Cependant elle demeure insuffisante pour les 4800 âmes comme le signale l'enquête de 1845 concernant l'état des églises du diocèse. La nouvelle égliseLe recteur Jacques Le Saicherre lance en 1866 une souscription auprès des paroissiens pour la construction d'une nouvelle église. La première pierre est posée le 17 mars 1867, l'architecte dinanais, Charles Aubry, commence par le choeur et le transept avant de détruire l'ancien édifice.La nouvelle église est consacrée le 28 octobre 1878 et achevée en 1881. Cependant dès 1898, des aménagements sont demandés comme la fermeture des portes du transept au profit de petits porches, l'agrandissement de la sacristie et la création d'enfeus. Ces travaux seront effectués sous la conduite de l'architecte le Guérannic de Saint Brieuc, choisi par le conseil de fabrique.Le mobilierTrès peu de mobilier de l'ancienne église a été conservé, une cuve baptismale, quelques statues, une Vierge à l'enfant du 18e siècle et des pierres tombales, comme celle de Felix Pierre Bodin, fondateur de l'établissement de Charité de Pleudihen. L'ensemble du mobilier a été crée pour l'église nouvelle par des ateliers expérimentés. Les vitraux ont été installés de 1871 à 1876 par la maison Fialex de Mayet. Le maître-autel de style néogothique en menuiserie est réalisé par Pierre Aubert de Romillé comme L'étonnante chaire à prêcher prenant appui sur un diable en ronde-bosse. Les autels Saint Jean et Saint François d'Assise placés dans les chapelles latérales sont de Guibert à Saint-Brieuc. Les autels de la Vierge et du Sacré Coeur réalisés en 1899 sont du sculpteur briochain le Goff, d'après un dessin de l'architecte le Guérannic.
Auteur(s) du descriptif : Orain Véronique
Par : L'inventaire du patrimoine