Piquet de raye, filets pointés
Ce type de filet, appelé "piquet de raye" constituaient les bas parcs ou pêcheries, utilisé depuis le 18e siècle, selon les sources historiques (Enquête de Le Masson du Parc en baie de Saint-Brieuc, 1726) . Les filets tenus par des piquets en ligne de 130 cm de hauteur, plantés dans la vase, formaient un V ouvert vers la côte. Cette pêche au filet dormant, posé à pied a pris d'autres variantes techniques aujourd'hui en baie de Saint-Brieuc. Il est utilisé par de rares pêcheurs à pied sous la forme d'un filet pointé d'une centaine de mètres, maintenu par des petits piquets de 15 cm enfoncés dans la vase. Il permet de pêcher nombre de poissons, bars, mulets, soles, qui viennent s'alimenter près du rivage, sans avoir besoin d'une embarcation.Les piquets de rayes sont des pieux en bois de châtaignier, d'orme ou d'ajonc, plantés dans le sable sur lesquels sont fixés des filets, le tout formant un piège appelé « rayes » ou pêcherie. Les pêcheries ont été définitivement interdites en 1958 en Bretagne. Du Moyen-Age au début du 20e siècle, les habitants d´Hillion et de Morieux, mais aussi de Langueux et de Cesson ont pratiqué d´intenses activités de pêche sur la grève avec des engins plus ou moins permanents : les pêcheries. Ces pêcheries pouvaient être en pierre ou en bois. Celles en pierre sont appelées des « écluses » (écluse de Bon Abri, indiquée sur le premier cadastre Terrier du Penthièvre, 1785), alors que celles en bois, équipées de filets sont appelés « bas-parcs » ou « rayes ». Elles sont formées par des filets où les poissons plats et les bars échouent lors du reflux. Chaque famille possède son lieu de pêche et se transmet la pêcherie de père en fils. Des pieux en bois, uniques vestiges de ces anciennes pêcheries, émergent parfois parmi les actuels bouchots.Afin de protéger les espèces et leur reproduction, les pêcheries et certains instruments de pêche furent interdits par les autorités dès 1850.En 1960, à l´emplacement des anciennes pêcheries, des concessions furent accordées à des mytiliculteurs charentais pour la culture de moules de bouchot. Bien implantée, la culture représente aujourd´hui 800 ha et 10% de la production régionale.Un aveu de 1764 rendu au duc de Penthièvre relate les biens de la seigneurie de Cargouët en Hillion, passés par alliance à la famille Sauvaget des Clos en Plénée-Jugon, qui possédait en Hillion des droits de pêche "Sous Lermot et sous Trahillion, joignant à la pêcherie du Sieur de la Ville Pierre, plus de deux lots de marais salants nommés les "places Bertho" (de la Motte Rouge, 1977, p. 516).D'autres pêcheries existaient à l'embouchure du Gouessant, au Crémur, où les filets carrelets étaient nombreux, en aval du barrage.Du Moyen-Age au début du 20e siècle, Les habitants d´Hillion et de Morieux, mais aussi de Langueux et de Cesson ont pratiqué d´intenses activités de pêche sur la grève avec des engins plus ou moins permanents : les pêcheries. Ces pêcheries pouvaient être en pierre ou en bois. Celles en pierre sont appelées des « écluses », alors que celles en bois, équipées de filets sont appelés « bas-parcs » ou « rayes ». Elles sont formées par des filets où les poissons plats et les bars échouent lors du reflux. Chaque famille possède son lieu de pêche et se transmet la pêcherie de père en fils. Des pieux en bois, uniques vestiges de ces anciennes pêcheries, émergent parfois parmi les actuels bouchots.Afin de protéger les espèces et leur reproduction, les pêcheries et certains instruments de pêche furent interdits par les autorités dès 1850.En 1960, à l´emplacement des anciennes pêcheries, des concessions furent accordées à des mytiliculteurs charentais pour la culture de moules de bouchot. Bien implantée, la culture représente aujourd´hui 800 ha et 10% de la production régionale.Ce sont principalement les habitants du village ou hameau de Lermot en Hillion, qui pratiquaient en alternance avec quelques cultures et petits élevages domestiques, les pêches côtières en baie : la pêche à la gabarre et les filets pointés, les lignes de fond (arouels) et la tenue des pêcheries. Ce type de pêche aux filets pointés a aujourd´hui pratiquement disparu après la seconde guerre mondiale d´une part à cause de la réglementation et d´autre-part avec l´installation des filières à moules sur une grande partie de l´estran, au sud de la tourelle Trahillion. Les pêcheries ont été supprimées en 1958.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy
Par : L'inventaire du patrimoine