Corps de garde crénelé actuellement maison, batter
Le corps de garde crénelé de la batterie d'En Tal est issu du type n° 1 pour 60 hommes de la circulaire du ministère de la Guerre du 31 juillet 1846. Ses dimensions sont de 23,70 mètres de long pour 14,80 mètres de large. La divergence majeure par rapport au plan-type concerne l'épaisseur des voûtes et de leurs piédroits, renforcée afin de supporter le poids et le tir des pièces légères prévues pour armer la terrasse. A la différence d'autres corps de garde "renforcés", les murs extérieurs ont été laissés à leur épaisseur initiale. La distribution intérieure du corps de garde reprend celle du plan-type. Elle a été modifiée pour correspondre à la destination actuelle du bâtiment. L'escalier droit a été remplacé par un escalier tournant. Le sol de la plupart des pièces a conservé son revêtement en asphalte. Les matériaux mis en œuvre pour la maçonnerie sont le granite local pour les moellons et le granite importé du continent pour les pierres de taille. Le parapet de la terrasse défensive est percé d'embrasures pour pièces légères en plus des créneaux de tir pour armes individuelles. La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles" de 1841 attribue comme réduit à la batterie d'En Tal une tour n° 1, pour 60 hommes. Après le premier projet présenté fin 1845 pour l'exercice 1846, dans lequel le chef du génie propose un corps de garde circulaire de sa création, les projets ultérieurs reviennent à des dispositions conformes au plans-types adoptés en 1846. Dès 1846, la tour crénelée est remplacée par un corps de garde crénelé de même contenance, moins coûteux. Celui-ci doit néanmoins être à voûtes et piédroits renforcés afin de pouvoir porter les pièces d'artillerie légères prévues pour la défense rapprochée. Les travaux du corps de garde se déroulent parallèlement à ceux de l'épaulement de la batterie, de 1857 à 1859. Après le déclassement de la batterie en 1889 et sa vente en 1891, le corps de garde trouve une destination comme maison. Il accueille actuellement des chambres d'hôtes.
Auteur(s) du descriptif : Jadé Patrick ; Duigou Lionel
Par : L'inventaire du patrimoine