Corps de garde crénelé actuellement maison, batter
Le corps de garde crénelé de la batterie de Beg Quilvi est conforme au modèle n° 3, pour 20 hommes, de la circulaire du ministère de la Guerre du 31 juillet 1846. Les matériaux employés sont le granite, mis en œuvre sous forme de moellons et de pierre de taille, mais aussi le calcaire pour les encadrements d'ouvertures. Le calcaire tendre est fréquemment employé pour les embrasures de tir des corps de garde défensifs car il est moins susceptible de produire des éclats en cas d'impact de projectile. L'aspect actuel du corps de garde de Beg Quilvi est fortement marqué par les modifications intervenues au début du 20e siècle. La terrasse défensive a été transformée en étage. Cette modification s'est faite avec le souci de conserver l'aspect martial du bâtiment par le prolongement des bretèches vers le haut, la conservation des créneaux de tir à titre décoratif et la création d'une rangée de créneaux factices au niveau du couronnement. Comme dans d'autres corps de garde défensifs aménagés en résidence, des percements supplémentaires ont été réalisés, notamment par le prolongement vers le bas des baies des chambrées. La distribution intérieure a également été adaptée au nouvel usage du bâtiment. La voûte d'une des chambrées a été percée pour l'aménagement d'une cage d'escalier. La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles" de 1841 attribue comme réduit à la batterie de Beg Quilvi un corps de garde crénelé pour 20 hommes. Celui-ci est construit avec le reste de la batterie en 1860-1861. Il est transformé en maison après le déclassement de la batterie en 1889 et son achat par un particulier en 1891. Le rajout d'un étage a été effectué vers 1903.
Auteur(s) du descriptif : Jadé Patrick ; Duigou Lionel
Par : L'inventaire du patrimoine