Croix et calvaires de Bretagne

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Calvaire d'ARGOL (F.)
Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales

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Lopérec. Calvaire

Par : Diocèse de Quimper et Lé

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St-Tuguen ; les statues au pied du calvaire

Par : Musée de Préhistoire de

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Le calvaire de Plougastel Daoulas
Le calvaire de Plougastel Daoulas (Finistère), construit au XVIe siècle pour conjurer une épidémie de peste, a été restauré. Sa rénovation a été confiée à des sculpteurs et tailleurs de pierres, qui ont en partie gommé l'usure du temps des statues.

Par : INA

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Plougastel, mariés devant le [calvaire], 11-1-10

Par : Gallica

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Kroazioù Plougastell [Les croix de Plougastel]
Lucien Cras, eus Plogastell-Daoulas, a sav renabl ar c'hroazioù e kaver war ar gumun ha kont mojenn Kroaz ar vosenn ouzh mikro Daniel Jekel. [Au micro de Daniel Jequel, Lucien Cras, de Plougastel-Daoulas, évoque les nombreuses croix érigées sur la commune et raconte la légende de "la croix de la peste".]

Par : INA

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Plougastel, un calvaire, 1-11-10 [i. e. 11-1-10, c

Par : Gallica

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Enclos paroissial
Sujet représenté : vue d'architecture (végétation ; Christ en croix ; croix de cimetière ; cimetière ; porche ; clocher ; église ; Côtes-d'Armor d ; maison) - N° d'inventaire : DOC 992.13.376 ; R992.13.376

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Bleun-Brug à Saint-Thégonnec
Vues de l'église, du calvaire, campagnes alentours, et ensuite spectacle en lui même et enfin procession jusqu'à l'église.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Pont-Croix 1922-1924

Par : Diocèse de Quimper et Lé

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Balade à Trégastel
Pour les amateurs de sites naturels, de patrimoine religieux, voici quelques suggestions de randonnées à effectuer sur Trégastel... Calvaire Bouget - Trégastel bourg Cet édifice, à l'aspect original, a été édifié en 1872, à l'initiative du recteur Bouget. Au bas du calvaire, se trouve une chapelle-crypte dédiée à Notre-Dame de Pitié. Situation : le calvaire Bouget se trouve à environ 300 mètres au sud du bourg de Trégastel, en bordure de la route menant à Lannion. Château de Costaéres Le château de Costaéres, perché sur son île, uniquement accessible à marée basse. C'est là que Henryk Sienkiewicz acheva son roman Quo Vadis, qui a obtenu en 1905 le prix Nobel. D'ailleurs, le château se fait souvent appeler, depuis, « château de Quo Vadis » Grâce à son originalité, il est aujourd'hui l'emblème de la côte de Granit Rose. Le château ne peut pas être visité. Situation : l'île de Costaéres est située au large de la petite plage de Saint-Guirec, dans le village de Ploumanac'h (Perros-Guirec).

Par : TV Trégor

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Croix d'autel 1

Par : L'inventaire du patrimoine

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Expulsées
Livret sur l'expulsion des sœurs de Pont-Croix lors de la loi sur les congrégations religieuses

Par : Diocèse de Quimper et Lé

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Château de Kériolet. Le Beffroi et la Croix de P
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque num

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Lourdes
Pèlerinage à Lourdes, avec des amis : vue de Lourdes, balade en montagne, vues intéressantes sur des malades qui veulent bien croire au miracle (paralysés...). Procession passe devant une assemblée de chaises roulantes (ancien modèle). Un procession menée par Mgr Roques et le chemin de croix.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Golfe du Morbihan en avion (Le)
La Baule-Escoublac : aérodrome, avion appartenant à M. Panaye, vue aérienne en photographie de la région du Croisic et de La Baule. Morbihan, Ile aux Moines, calvaire, moulin à marée, vue aérienne des îles du golfe du Morbihan. Vannes, photographie du port, vues aériennes. Belle-Ile en Mer, photographie du Palais, vue aérienne, Quiberon. Houat, vues aériennes, phare de Calebasse. Le Croisic, vues aériennes, marais salants dans les environs de Batz, Guérande et ses remparts. La Baule, plage, remblai, en arrière du remblai.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Chapelle Saint-Nicolas, Saint-Nicolas (Camlez)
Chapelle en moellon de granite, de plan allongé, à nef unique et chevet à pans coupés. La sacristie se trouve au nord de ce chevet. Un clocheton surmonte le pignon ouest. A l'intérieur de l'édifice, la charpente est en bois. Dans l'enclos de la chapelle, la croix monumentale en granite possède un haut fût circulaire monolithe sur socle carré et soubassement à trois marches. Le croisillon présente deux faces sculptées, l'une avec un Christ en croix, l'autre avec une Vierge à l'Enfant. Un menhir d'environ 1,50 mètres de haut se situe également dans l'enclos. Une tradition païenne raconte qu'après s'être frotté à lui, les femmes retrouvent la fécondité.Chapelle seigneuriale Saint-Nicolas édifiée au 15e siècle, à proximité de l'ancien manoir de Kerguénan situé autrefois au hameau du Launay. Un acte de 1471 mentionne l'existence d'une chapelle Notre-Dame de Kerguénan à cet emplacement. Celle-ci est reconstruite une première fois en 1824 aux frais des habitants, pour une somme de 2100 francs. La reconstruction remploie les fenêtres anciennes de l'ancien édifice. Une sacristie est construite après 1834 (ne figure pas sur le cadastre ancien) par Yves Guillou, maître maçon. Un petit retable en bois d'un style baroque rustique, caractéristique du règne de Louis XIV, occupe le chevet. Le tableau central représente l'Assomption de la Vierge.En 1922, la chapelle est reconstruite une seconde fois en remployant les pierres de l'ancien édifice, sous l'impulsion de M. Gonidec, recteur de la paroisse, et de Francis Briand, maire de Camlez. Le nouveau sanctuaire est béni le 26 mars 1922. La croix située à l'est de la chapelle actuelle, dans l'enclos du placître, date de la fin du 15e siècle ou du début du 16e siècle.
Auteur(s) du descriptif : Billardey Maxime

Par : L'inventaire du patrimoine

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Vivre en Bretagne - de Jean V à la Duchesse Anne
La mer, le sel, le vin. La terre. Les métiers de la ville. Des échanges à échelle modeste, mais une expansion marquée. La masse des paysans, une abondante petite noblesse, une aristocratie très puissante. Autant de notes concrètes, quotidiennes, que le film ordonne et insère dans une culture –exclusivement en breton pour la moitié de la population- dominée par la religion, par la très grande importance de la vie paroissiale, le culte des saints, les pèlerinages. L’Eglise y enseigne par l’image, celle des calvaires comme à Tronoën, celle des jubés comme à Saint-Fiacre du Faouët, celle des fresques comme à la chapelle de Kermaria en Plouha. Danse macabre, crainte de l’Enfer… La Bretagne du XVe siècle est celle de l’éclat de la puissance ducale (qu’a présentée un premier film, l’Etat breton de Jean V à la Duchesse Anne), celle d’une réelle prospérité économique, celle d’une paisible religion quotidienne, mais aussi une Bretagne de misère, de souffrance et de peurs.

Par : L'aire d'u

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La Tordue aux Rencontres Trans Musicales de Rennes
Issus des pavés et des troquets parisiens, La Tordue joue de la voix, du piano, avec et sans bretelles, de la contrebasse, de la guitare, du bandonéon, des mots et de la scie. Un doigt de mélo, un doigt d’humour et une grosse dose de poésie. Trio bohème aux chansons immédiatement accrocheuses, tant pour le sens (intelligent) que par le son (goût marqué pour la mélodie), La Tordue privilégie l’acoustique et la simplicité sans pour autant faire une croix sur les prestations électriques. Apaches ou poulbots, aura certaine et présence scénique garantie. En ouverture des Trans.

Par : Association Trans Musicale

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Écart dit village du Ménec (Locoal-Mendon)
Ménec est un gros village qui regroupait une dizaine de feux, à l'extrême sud de Locoal-Mendon, le long de la route qui mène à la commune voisine d'Erdeven. Sa structure actuelle est comparable à celle observée sur les cadastres napoléoniens de 1810 et de 1845. Le village a su conserver des chemins de traverse qui relient les anciennes fermes entre elles et à la chapelle Saint-Paul Saint-Cado. Ainsi, bien que les bâtiments aient été très remaniés pour en faire des résidences secondaires, la présence de ce réseau de venelles associée à la conservation des pentes de toit et à l'utilisation du chaume gardent son identité au village. La croix dite "des Ménèques" figurée sur le cadastre de 1845 n'existe plus à l'entrée nord du village. Il en existe une autre, beaucoup plus récente implantée au sud, sur un chemin de traverse qui mène à la chapelle.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Tanguy Judith

Par : L'inventaire du patrimoine

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Labours 1971
Entre Chantepie et Josselin, de 1968 à 1983. 1. Labours en 1971. Passage du rouleau par un cheval dans un champ, hersage et semage à la volée. 2. Chantepie, le 16 juin 1974 : passage de la herse par un cheval dans un champ. Le clocher de la chapelle Sainte Croix de Josselin. Détente en famille dans le jardin. 3. Ramassage des pommes en 1977 à l'aide d'un bâton. 4. En 1975, plantation des choux dans les sillons après le passage d'un cheval et de sa charrue. 5. Chantier de la menuiserie Brogard à Josselin en 1968. 6. Place des remparts à Josselin, démolition d'une tour en juillet 1976. 7. Démolition de l'ancien presbytère en mars 1976. 8. Promenade en forêt de Huelgoat en 1973 sur le "sentier des amoureux". Enfants et adultes tentent de faire bouger "la roche de cent tonnes". 9. En décembre 1983, maison "30 sous" Caradec. Passage d'une course à pied sous les remparts du château de Josselin. 10. Juillet 1987 : avant 4 voies, carrefour Roquefort. 11. En octobre 1982, lessivage de barriques d'alcool en extérieur. Démolition d'une maison.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Les maisons et fermes sur le canton de Loudéac
RecensementCette étude de l'habitat du canton de Loudéac porte sur 97 maisons ou fermes repérées parmi lesquelles 50 ont été sélectionnées en raison de leur représentativité, de leur état de conservation ou au contraire en raison de leur caractère exceptionnel (ex. la maison à bon marché de l'architecte Fauny). Toutes, sélectionnées ou simplement repérées, ont fait l'objet d'une notice individuelle. Les communes d'Hémonstoir et Saint-Maudan n'ont pas conservé d'habitat traditionnel et n'ont pas fait l'objet d'un dossier collectif d'habitat.1 situation et composition d'ensembleSur l´ensemble du corpus, 3 maisons sont isolées, 37 sont situées en écart, 15 sont en village et 38 sont en ville soit, dans le cas présent, à Loudéac qui est la seule ville du canton.Pour la partie rurale, ce que l´on observe dans le canton est conforme à ce qui domine par ailleurs en Bretagne à savoir un habitat majoritairement dispersé en écart, qui s´oppose à un habitat dispersé isolé qui est très minoritaire ; il correspond généralement à une implantation assez récente (fin 19e siècle).Les compositions d´ensemble des bâtiments de ferme ne présentent pas de grande originalité sinon la récurrence de la disposition en alignement : l´essentiel des bâtiments de la ferme est contenu dans un alignement, souvent hétérogène, de dépendances et du logis (la Ville Hervé, la Ville Trumel, le Montoir d´en Haut, Médroux, Tréviel, Trohelleuc). Certaines de ces fermes comptent deux logements, l´un principal, l´autre secondaire (le Montoir, Kerdudaval, Tréviel). Un caractère est apparu plus spécifique de la région de Loudéac, c´est la présence d´une grange intégrée au logis ou à l´alignement (Tréviel, fig. 15).On observe quelques exemples de fermes à cour fermée ou partiellement fermée ; la cour est entourée du logis et des autres bâtiments de la ferme ; cette disposition est cependant minoritaire et ne présente pas la rigueur qu´on observe ailleurs (Kergouët). Les trois maisons de Garenton, datées de 1679, 1802 et 1861, sont un cas unique de maisons groupées autour d´une cour commune ; cette disposition, complétée par une grange de type local (à poteau) et par un quatrième petit logis, est probablement liée à l´activité toilière, qui ne laisse en l´état actuel que peu de traces évidentes dans le paysage bâti du canton.Une anomalie a été observée à Belle Isle (Hémonstoir) : une dépendance construite selon un plan régulier, très original et unique dans le contexte local, se trouve à côté d'une ferme aujourd'hui abandonnée (fig. 16).Les villages, comme partout en Bretagne, étaient peu développés au début du 19e siècle ; les cadastres anciens dressés vers 1829 dans ce secteur, le montrent : voir La Motte. Saint-Caradec en revanche et dans une moindre mesure Trévé, étaient cependant assez structurés et développés ; le village de Saint-Caradec (voir la notice) présente une complexité inhabituelle et disproportionnée qui consiste en la présence de quatre places organisant l´espace : la place du Martray, la place de l´Eglise, la place du Calvaire, toutes trois contigües, et la place du Champ de Foire excentrée. Comme à Loudéac, une rue, la rue au Fil, témoigne de l´activité toilière. Les maisons en village sont parfois accompagnées d'un jardin clos, qui leur confèrent une allure un peu monumentale en rapport avec le statut de l´occupant, notable ou commerçant (voir les maisons de Saint-Caradec et de La Motte).Dans la ville de Loudéac (voir la notice), les maisons du centre ancien se concentrent autour de la place de l´Eglise et des quelques rues qui s´en échappent. Puis la ville s´est étendue selon ces axes préexistants (rue Notre-Dame, rue de Cadelac, rue de Pontivy) et des zones nouvelles ont été bâties par exemple dans le secteur de la gare ; ces développements datant de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle font apparaître des phénomènes nouveaux et modernes à savoir l´organisation de plan d´alignement ; le fait est évident rue du Docteur Robin qui donne sur la gare ; on le devine aussi dans des rues voisines (rue Henri Le Vezouet), boulevard de la Gare, où des maisons de style balnéaire se multiplient, et rue Bigrel où la notion également moderne de lotissement apparaît clairement. Une autre particularité observée à deux reprises à Loudéac, c´est la présence de maisons voisines construites à l´identique : voir rue du Docteur Robin et rue de Pontivy.Ce caractère de modernité qui se manifeste à Loudéac n´est pas son moindre intérêt ; il se confirme par l´intervention de l´architecte briochin Jean Fauny, qui fait construire dans les années Trente trois bâtiments dans la ville dont la maison à bon marché, ancêtre des HLM, rue de la Chesnaie (fig. 29), maison qui abrite six logements en location, toujours gérées de nos jours par l´office départemental des HLM.2 les matériaux du gros-oeuvreLes matériaux de construction sont peu nombreux : on trouve le schiste et le granite, ce dernier étant systématiquement utilisé pour les baies et chaînages ; quelques maisons présentent un bel appareil de schiste en pierre de taille sur Trévé et La Motte (maison au village) ; voir aussi la maison de Saint-Maurice (fig. 11), très bien construite en petit appareil de pierre de taille de schiste ; le manoir de la Ville aux Veneurs est construit avec ce matériau.Plusieurs écarts sur Saint-Caradec présentent un matériau, le quartz, toujours mixé avec le schiste ; le contraste de couleur de ces deux matériaux procure un effet décoratif appréciable (Kerdrain, fig. 3). Le pisé est présent de manière épisodique, en général dans des dépendances et souvent mixé avec la pierre. Mais nous savons que ce matériau est aussi présent dans la construction de maisons, en particulier sur les communes de La Motte, Trévé et Loudéac, avec une mise en oeuvre dite "adobe" (fig. 5, 6, 7) qui consiste en l'emploi de brique de terre crue non recouverte d'enduit dont l'aspect est très particulier et l'effet décoratif évident. Cette technique n´est pas spécifique du canton de Loudéac puisque déjà observée ailleurs mais elle trouve ici une expression et une mise en œuvre de qualité sur des dépendances, des murs de clôture (La Motte, Loudéac) et des maisons y compris des maisons de ville comme celle sise au 19 rue de Cadelac, grande maison de 1809 à étage dont tout le mur latéral est construit selon cette technique. La petite dépendance de la Bellière est particulièrement représentative de ce type de construction (fig. 6).Le pan de bois n´existe qu´à l´état de vestige dans une maison de la place de l´Eglise à Loudéac.Les maisons plus récentes ont des caractéristiques liées à leur date de construction : au début du 20e siècle, on voit des constructions en brique (15 rue du Docteur Robin, fig. 23), mais aussi des maisons à chaînages et baies en granite éclaté (2e quart du 20e siècle à Loudéac principalement), des appareils de faux pan de bois dans les maisons de style balnéaire.Enfin, dernière nouveauté : le béton est utilisé dans quelques maisons d´architecte, dont nous n´avons pas les noms, rue Henri Le Vezouet et rue Pasteur (fig. 28, 30).3 structure et typologieLa maison basse à pièce unique (fig. 9) :Ce type élémentaire est peu représenté (Kerropert 1, Kerguehuic, Kergouet, la Ville Léon 2, Gratte-Loup) et est souvent associé à un autre logis plus important. Cette configuration remonte au 17e siècle et au 18e siècle. La maison de Kerdrain 1 donne une variante de plan allongé du type. La maison au village d´Hémonstoir est un exemple tardif du milieu du 19e siècle.Le logis-étable (fig. 10) : Proche du type précédent par son volume, le type est également peu abondant ; il faut dire qu´il est, dans l´état actuel du bâti, peu reconnaissable car déclassé depuis plusieurs décennies, transformé en dépendances ou réhabilité en logement. La ferme de Cainguen est sans doute le meilleur exemple qu´on peut montrer dans sa version à deux portes desservant la salle et l´étable. Autre exemple à Kerdrain 2. La maison de Truduez (1809) est proche du type : maison en rez-de-chaussée à porte centrale entre deux fenêtres inégales, mais cette maison aujourd´hui déclassée ne permet plus une lecture certaine des dispositions intérieures.La maison à étage de plan massé, à une pièce par étage (fig. 11, 12, 13) : Le type est présent en village (Saint-Caradec, place du Calvaire) et en zone rurale (Kergouët, logis principal, la Ville Léon 2, Saint-Maurice, Trémuzon). La maison de Trémuzon intégralement construite en "adobe", confirme s´il en était besoin que la typologie est indépendante du matériau de construction.On trouve aussi des maisons de ce type à des époques récentes en ville : exemple à Loudéac, rue Notre-Dame, début 20e siècle, dans une version de type urbain à plusieurs pièces par étage.La maison à étage de plan allongé (fig. 14, 15) : La ferme le Montoir d´en Haut (début du 17e siècle) fait figure de cas unique dans le contexte de l´aire d´étude : c´est la seule maison ornée d´un calice : on sait que cet objet sculpté généralement sur un linteau signale la qualité du constructeur, en l´occurrence un prêtre. Nous n´en avons pas la preuve ici car il n´y a pas d´autre inscription. Cette maison est en outre seule à présenter ce plan allongé à une période précédent le 18e siècle et le type à travées qui lui est associé. L´état du bâtiment interdit malheureusement une lecture plus précise concernant la distribution intérieure.Tréviel donne un autre exemple du type datant du 18e siècle, avec une distribution intérieure à plusieurs pièces et façade à travées sans symétrie (fig. 15).Le type ternaire (fig. 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22) : Le type est abondant aussi bien en ville, en village ou en zone rurale ; il est majoritairement associé à la période du 18e siècle et début du 19e siècle qui est ici la période faste de ce pays de production toilière.Le type apparaît au début du 18e siècle ; la ferme le Hinlé offre l´exemple d´un type encore inabouti consistant en un logis de plan allongé à porte centrale encadrée d´une travée de baies de chaque côté : la travée centrale est encore lacunaire. Ultérieurement, on rencontre évidemment le type parfait à trois travées avec porte centrale et escalier central à retour (la Ville Hervé, la Ville Boscher) mais aussi les variantes à cinq travées (maison rue de Moncontour à Loudéac) à plan double en profondeur et à double orientation (ces deux notions étant liées). Les maisons les plus cossues s´ornent parfois d´un niveau de lucarnes en pierre à fronton (la Ville Boscher, La Motte) : il ne fait pas de doute que cette opulence est à mettre en rapport avec l´activité toilière et qu´on a là des maisons de notables, marchands de toiles par exemple. La complexité de la maison de la rue de Moncontour à Loudéac (voir fig.) est représentative de cette nouvelle manière d'habiter menée par une bourgeoisie locale émergente.On peut associer à ce type la variante à quatre travées régulières mais non symétriques, la porte étant décalée d´un côté (maisons à Saint-Caradec, rue de la Gare). Plus avant dans le 19e siècle, le type, jusque là réservé à des demeures relativement importantes, se répand vers le bas de la hiérarchie et des maisons très simples, au village de Saint-Caradec, se conforment à ce type. Le développement des villages qui s´opère à cette époque correspond à l´expansion du type qui devient alors très banal.Le style balnéaire et la modernité (fig. 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30) :La ville de Loudéac, après un hiatus durant plus d´un demi-siècle après l´effondrement de l´activité toilière, connaît vers 1875 un nouveau départ et une recrudescence de la construction ; le phénomène paraît lié à l´inauguration du chemin de fer ; des quartiers nouveaux sont lotis, en particulier autour de la gare qui apparaît comme un pôle de développement : la rue du Docteur-Robin, le boulevard de la Gare sont des axes où se construisent des maisons de style nouveau marqué par la modernité. Celle-ci s´exprime par l´introduction du style en vogue principalement dans les nouvelles stations balnéaires de la côte, style balnéaire donc en plein centre de la Bretagne et qu´adopte la nouvelle bourgeoisie de ces villes intérieures ; Loudéac n´est pas un cas unique ; Saint-Caradec en donne un bel exemple rue des Sabotiers ; le phénomène a déjà été observé parfois même dans de toutes petites agglomérations du centre de la Bretagne comme Plénée-Jugon, Chatillon-en-Vendelais et bien d´autres. Les plans et les matériaux reprennent exactement les dispositions des résidences balnéaires et on y retrouve inventivité et fantaisie. La rue du Docteur-Robin et le boulevard de la Gare présentent plusieurs exemples de cette architecture moderne et novatrice dans le contexte local.Au 42 rue de Pontivy, une maison construite vers 1930 présente des caractères modernes (importance des toits, fig. 27) sans rapport avec l´architecture traditionnelle locale ; c´est le signe de la véritable nouveauté qui se développe alors et qu´on retrouve dans une maison de la rue Henri Le Vezouet qui évoque le style « paquebot », qu´on observe aussi dans la production de l´architecte Jean Fauny (1895-1973) qui, dans les années Trente, signe trois oeuvres à Loudéac dont la très intéressante maison à bon marché de la rue de la Chesnaie. Jean Fauny est architecte départemental des Côtes-du-Nord de 1924 à 1960.On notera aussi des maisons au style moins novateur, s´inspirant du style urbain des grandes villes et dont le caractère bourgeois est nettement affirmé : voir les maisons de la rue de Cadelac et 11 place de l´Eglise à Loudéac.Plus tardivement, la rue Henri Le Vezouet, la rue Pasteur continuent la même dynamique franchement moderniste.Logis jumelés (fig. 28, 29) :Peu de maisons à logis jumelés ont été recensées ; en zone rurale, la maison de Kerdudaval se compose de deux logis mitoyens construits en 1745 et 1746 ; à Loudéac, la maison au 32-34 rue Pasteur, datant du 2e quart du 20e siècle est un exemple parfait du type. La maison à bon marché de l´architecte Jean Fauny, rue de la Chesnaie à Loudéac, se réfère aussi à ce type : l´ensemble se compose de trois bâtiments abritant chacun deux logements symétriques (fig. 29).Le corpus des maisons et fermes du canton couvre une longue période allant de la fin du 16e siècle au milieu du 20e siècle.Les éléments datant du 16e siècle ne sont que des vestiges infimes consistant en quelques baies encore existantes sur des maisons par ailleurs reconstruites (fig. 1 et 2) ; ces vestiges témoignent cependant de la présence d'un habitat ancien qui a précédé l'importante reconstruction qui affecta cette région au cours du 18e siècle et qui correspond à la période très prospère engendrée par l'activité du tissage et du commerce de la toile.Le 17e siècle ne donne que trois dates (1619, 1628, 1679) conservées sur des logis déclassés remplacés au siècle suivant : la problématique est la même que pour la période précédente.Le 18e siècle est la période faste dans le canton et ceci ne concerne pas uniquement l'habitat : les constructions de croix et les édifices religieux, églises ou chapelles, relèvent du même phénomène ; les églises de Loudéac, La Motte et Saint-Caradec le montrent à l'évidence. Cette période prospère prend fin brutalement au cours du 1er quart du 19e siècle lors de l'effondrement dramatique de l'activité toilière vers 1820-1830, due à des circonstances historiques qui sont d'une part le blocus continental post-révolutionnaire, d'autre part la concurrence des productions industrielles du Nord de la France et des pays étrangers. 31 dates ont été recensées pour le 18e siècle, auxquelles on peut ajouter 7 dates au 1er quart du 19e siècle.Le milieu du 19e siècle est quasiment vide : 4 dates seulement pour les 2e et 3e quarts du siècle ; un petit renouveau se dessine à la fin du siècle et concerne principalement la ville de Loudéac : 3 dates sont relevées pour cette période qui ne reflètent pas le dynamisme nouveau des constructions ; cette période moderne est en effet peu datante.Le 20e siècle est lui aussi peu datant (une date : 1913), une date sur la maison 15 rue du Docteur Robin à Loudéac n'a pu être lue. Au cours de ce siècle, apparaissent des constructions de styles variés, derrière lesquelles existent certainement des noms d'architectes ; un seul nous est connu, celui de Jean Fauny, architecte départemental de 1924 à 1960, qui signe trois édifices à Loudéac dont la maison à bon marché de la rue de la Chesnaie. Après l'architecture traditionnel, après le néo-régional, se manifeste avec cet architecte un réel esprit de nouveauté et de modernité.La référence au style balnéaire, parfois fantaisiste, est une évidence qu'il faut signaler en particulier à Loudéac.Relevé des dates portées sur les maisons et les fermes du canton :1619, 1628, 16791710, 1710, 1718, 1727, 1728, 1729, 1734, 1734, 1745, 1745, 1746, 1750, 1750, 1752, 1755, 1762, 1762, 1764, 1765, 1769, 1775, 1776, 1777, 1778, 1778, 1779, 1781, 1782, 1785, 1786, 17901802, 1804, 1807, 1808, 1809, 1810, 1810, 1827, 1835, 1847, 1861, 1872, 1888, 1891, 18921913.
Auteur(s) du descriptif : Ducouret Jean-Pierre

Par : L'inventaire du patrimoine

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