Église paroissiale Sainte-Hélène
L'église se situe au centre du bourg, le long de la route qui mène de Plouhinec à Nostang, au sud d'un grand placître (ancien cimetière) qui abrite aujourd'hui la croix, une stèle christianisée et le monument aux morts. Au mur sud de la nef s'adosse une croix de mission du 19e siècle.L'église est construite en moellon enduit avec soubassement en pierre de taille. La tour est construite en pierre de taille, à l'exception de la chambre des cloches et de la flèche, remplacées, en béton. Le plan en croix latine s'augmente vers l'ouest de la tour, vers l'est d'une sacristie d'axe à étage et au nord de la chapelle des fonts.L'histoire du territoire qui dépendait d'abord de la paroisse de Plouhinec, et dont une partie (7 villages) fut démembrée pour être rattachée au prieuré de Locoal exclut d'emblée une église très ancienne. En effet, les premières mentions de la chapelle Sainte-Hélène n'apparaissent qu'en 1588. On ne connaît pas la date de construction de cette chapelle de pèlerinage, à laquelle fut ajoutée en 1738 une tour porche qui seule a subsisté. Sainte-Hélène devient paroisse en 1805, titre qui lui fut retiré puis réaccordé en 1820. L'église apparaît sur le plan cadastral de 1837 avant sa reconstruction : large choeur, bras nord, nef courte terminée par la tour, plus étroite que le reste de l'édifice. Trop petite, elle est reconstruite entre 1840 et 1842, "du temps de M. Peissel, premier recteur de Sainte-Hélène" comme l'indique l'inscription gravée au dessus de la porte sud de l'église accompagnée du nom du maire Pierre Le Livec et du trésorier Joachim Tuffigo. Située sur la ligne de front de la poche de Lorient, elle est incendiée par les allemands le 11 septembre 1944. Le 16 octobre de la même année, le clocher de la tour est détruit. Les travaux de restauration durèrent de juillet 1950 à 1951, la charpente fut remplacée par une charpente en béton.Dans le cimetière qui entourait la chapelle devenue église, se trouvait la chapelle de la congrégation édifiée en 1843 lors de l'agrandissement du cimetière, détruite depuis une quarantaine d'années, ainsi que la stèle christianisée et la croix du cimetière. Cette dernière a été édifiée en 1858, à l'initiative du recteur Antoine Mary pour la somme de 730f. Le père Mary avait fait ériger à Carnac une croix identique nommée la croix des émigrés en souvenir du débarquement des émigrés à Quiberon. Une autre croix dite de mission avec un Christ en fonte, visible sur les clichés pris après 1945, a été érigée contre le mur sud de la tour en 1862 ; un Christ en kersanton sculpté par René Letourneur en 1956 a remplacé le Christ en fonte disparu pendant la guerre. Ce sculpteur est également l'auteur de la fresque en ciment coloré du choeur de l'église.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine